France Télécom veut tester la fibre en province

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Le 21 novembre 2006
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}France Télécom, qui mène déjà quelques expérimentations relatives à la fibre optique en région parisienne et dans le département des Hauts-de-Seine, aurait l'intention d'étendre son projet pilote à plusieurs grandes villes de province, rapporte le quotidien économique Les Echos dans son édition du 21 novembre. Contrairement à Free, qui souhaite consacrer un milliard d'euros au déploiement d'un véritable réseau optique dans Paris, l'opérateur historique compte bien se limiter à quelques coups d'essai tant que le cadre réglementaire de la fibre n'a pas été clairement défini par l'Arcep.

A ses premiers clients, France Télécom propose aujourd'hui un forfait tout compris à 70 euros. Fin 2006, il devrait disposer d'environ mille abonnés à la fibre, sur quelque 10 000 foyers pouvant être raccordés. Pour l'instant, l'opérateur construit son réseau sur le modèle du PON (Passive Optical Network) ou réseau de fibre optique passif, dans lequel une même fibre est utilisée pour desservir plusieurs foyers, les connexions finales étant assurées par des lignes vDSL ou des câbles Ethernet. A l'inverse, Free a opté pour un modèle point à point (P2P), dans lequel une fibre optique dédiée arrive au domicile de chaque abonné.

Cette divergence entre les deux opérateurs serait justement l'un des points sur lesquels bloque l'Arcep. L'Autorité de régulation des télécoms affiche une nette préférence pour le modèle point à point, qui permet d'envisager simplement un dégroupage total des lignes en fibre optique. Chaque ligne y est indépendante de ses voisines, et peut être librement confiée à l'un ou l'autre des opérateurs en présence. Avec un réseau de type PON et ses lignes mutualisées entre plusieurs clients, abonnés chez des opérateurs différents, l'opérateur qui a posé la ligne en conserve la charge et le dégroupage est beaucoup plus difficile à concevoir.

« Pour permettre aux différents acteurs d'entrer sur ce marché et éviter que les investissements précités ne constituent une barrière insurmontable à ce déploiement, la mutualisation des infrastructures de génie civil et de câblage des immeubles est amenée à jouer un rôle fondamental », expliquait récemment Paul CHAMPSAUR, président de l'Arcep.

En attendant que soient clairement définies les modalités du déploiement de la fibre optique dans l'Hexagone, France Télécom pourrait donc prendre modestement pied dans les grandes villes, afin d'être déjà en position lorsque la demande sera suffisamment forte pour justifier les colossaux investissements requis par le très haut débit.
Modifié le 18/09/2018 à 14h31

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