Rip DVD : la MPAA attaque Load 'N Go Video

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Le 20 novembre 2006
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}Une plainte déposée par la MPAA (Motion Picture Association of America) relance aux Etats-Unis la polémique sur la légalité du transfert des contenus d'un DVD vers un baladeur, via un réencodage de la vidéo. L'association, chargée de la défense des intérêts des studios hollywoodiens, vient en effet d'attaquer en justice la société Load 'N Go Video, qui propose depuis 2005 l'encodage des films que les internautes souhaitent consulter sur leurs baladeurs multimédia.

Load 'N Go Video commercialise des baladeurs et des DVD. Lorsqu'il achète un DVD ou un baladeur, l'internaute peut, moyennant finance, demander que le film soit transféré sur le disque de son baladeur multimédia. Load 'N Go Video se charge de l'encodage et du transfert, et ne s'occupe d'encoder des films que si le DVD est acheté par son client.

Rassemblés derrière la MPAA, Paramount Pictures, Twentieth Century Fox, Universal Studios, Warner Bros. Entertainment, Disney Enterprises, Columbia TriStar Television et Columbia Pictures ont décidé, début novembre, d'attaquer Load 'N Go Video en justice, au motif que son service d'encodage et de transfert relève d'une exploitation illégale de contenus protégés par les lois sur le droit d'auteur. En outre, ils accusent la société de contourner le dispositif CSS (Content Scramble System) qui protège les DVD contre la copie. Ce contournement, même employé à de nobles fins, est interdit par le texte de loi DMCA (Digital Millennium Copyright Act).

Diverses protestations se sont élevées suite à l'annonce de ces poursuites. Pour l'EFF (Electronic Frontier Foundation), la MPAA tente de faire passer à mots couverts l'idée que la pratique même de l'encodage d'un DVD est illégale. « Hollywood pense que vous devriez acheter vos films une deuxième fois si vous souhaitez les regarder sur votre iPod », affirme un porte-parole de l'EFF. La MPAA a répondu à ces accusations par l'intermédiaire de Kori Bernards, qui a déclaré que l'association n'avait pas l'intention de poursuivre des particuliers mais qu'elle estimait de son devoir de s'attaquer à une société dont le fonds de commerce repose en grande partie sur l'encodage et le « rip » de DVD.
Modifié le 20/09/2018 à 15h51

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