Le piratage des impôts continue d'avoir des conséquences. Et l'une d'elle sera la création d'une unité cyber d'urgence.

Il y a le feu à la maison numérique France. Les piratages ne s'arrêtent plus, le pays est celui qui subit le plus de cyberattaques en Europe et les données volées sont de plus en plus sensibles, comme le montre le piratage retentissant de la Direction générale des Finances publiques (DGFip). Celui-ci pourrait-il être la goutte de trop, qui va réveiller les autorités publiques ?
Sébastien Lecornu reconnaît dans un euphémisme que peu de ministères « sont au niveau » pour la cyberprotection
Oui, ça ne va pas du tout question cyberprotection numérique en France. C'est ce que reconnaît le premier ministre Sébastien Lecornu dans une lettre qu'il a adressée au secrétaire générale de la défense et de la sécurité nationale, et que Le Figaro a pu lire.
Il y avoue ainsi d'abord l'impéritie commune des services de l'État. « Peu sont au niveau requis, ce n'est pas acceptable » constate-t-il, en évoquant la cyberprotection des différents ministères. Et l'une des réponses à ce problème systémique sera la création d'une nouvelle unité d'urgence, qui jouera à l'avenir les pompiers.

Une nouvelle unité pour agir en urgence à n'importe quel moment va voir le jour
Sébastien Lecornu reconnaît ainsi « l'urgence à concevoir et à conduire sans délai une réponse opérationnelle plus réactive et plus forte aux cyberattaques que l'État rencontre actuellement. » Pour le premier ministre, « il faut reprendre l'initiative sur le terrain ».
Il exige ainsi la formation dans les trois prochains jours d'une nouvelle unité cyber, qui sera « chargée d'intervenir en première ligne en cas de suspicion d'atteinte grave à l'intégrité du système d'information de l'État ». Celle-ci sera constituée d'agents de l'ANSSI (l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information), et pourra être étoffée, en cas de besoin, des spécialistes du secteur issus du ministère des Armées et du ministère de l'Intérieur. Preuve par ailleurs du côté brûlant de la question, Sébastien Lecornu exige de recevoir dorénavant une analyse après action pour chaque intervention.
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