OpenAI accélère. La firme vient d’annoncer le rachat d’Ona, une start-up qui fournit des environnements cloud pour les agents d’intelligence artificielle (IA). Une opération qui doit permettre à son outil Codex de gagner en autonomie, alors que la concurrence avec Claude s’intensifie.

Depuis plusieurs années, Ona accompagne les développeurs vers des environnements cloud sécurisés et reproductibles, et compte désormais 2 millions de clients. Une expertise qu’OpenAI compte directement intégrer à Codex pour donner aux agents la possibilité de continuer à travailler même une fois l’ordinateur éteint, à l’intérieur du cloud de l’entreprise cliente. De quoi faire la différence ?
L’inarrêtable Claude
Car sur le terrain du code, Claude Code s’est imposé comme la référence, captant une large part des usages professionnels. Et le constat est encore plus net sur le terrain de l’IA agentique : avec Cowork, Anthropic a pris une longueur d’avance en proposant un outil capable de gérer fichiers et tâches de façon autonome.
Une dynamique qui se reflète aussi dans les chiffres. Anthropic enregistre désormais 30 milliards de dollars de revenus annualisés, contre 24 milliards pour sa rivale, une inversion de tendance qui aurait été impensable il y a encore deux ans. Consciente de celle-ci, l’entreprise de Sam Altman a entamé une vaste restructuration en interne, en mettant notamment l’accent sur Codex.
Avec une solution comme Ona, elle entend bien se démarquer et faire la différence. En effet, son modèle laisse à l’organisation le contrôle sur l’accès aux données, les identifiants utilisés et la traçabilité des actions. Concrètement, OpenAI se chargera simplement de fournir l’intelligence et l’orchestration.

- Génération de code rapide
- Compréhension langage naturel
- Intégration environnement dev
Une importante campagne d’acquisitions
Car il y a urgence, alors qu’OpenAI et Anthropic ont toutes deux déposé leur dossier d’introduction en Bourse à quelques jours d’écart. Les deux entités se vouent une guerre ouverte sur la puissance de calcul, les revenus et les abonnés. Reste à savoir si une acquisition supplémentaire suffira à rassurer les investisseurs qui regardent déjà, de très près, l’avance prise par Claude.
À noter que l’opération reste pour l’instant soumise aux autorisations réglementaires habituelles. Les deux acteurs vont continuer de fonctionner de manière indépendante jusqu’à sa clôture, précise OpenAI.