Après 123 jours de mer entre le cercle polaire et les Caraïbes, la frégate de défense et d'intervention Amiral Ronarc'h est rentrée à Brest le 16 mai. La Marine nationale est ravie de ce déploiement de longue durée.

Partie de Brest le 14 janvier, la frégate de défense et d'intervention Amiral Ronarc'h avait pour objectif de se tester dans les conditions les plus extrêmes avant d'être officiellement intégrée à la flotte active de la Marine nationale. En 123 jours, elle a traversé quatre océans, du cercle polaire aux Caraïbes, en passant par le Brésil, New York où elle a frôlé la Statue de la Liberté et la Méditerranée, donc autant d'environnements différents pour éprouver ses systèmes sous toutes les latitudes. Et selon le ministère des Armées, le bilan est plus que positif.
La frégate Amiral Ronarc'h rentre à Brest après un tour du monde réussi
Pour tester ses capacités, l'Amiral Ronarc'h a fait le tour du monde, en commençant par le Grand Nord. Après des escales à Copenhague au Danemark, puis à Göteborg en Suède, l'Amiral Ronarc'h s'est enfoncée encore plus loin vers le nord, jusqu'à franchir le cercle polaire et naviguer dans des eaux glacées. Un choix qui a permis de tester la frégate dans des conditions hivernales extrêmes, là où les températures et la mer mettent les équipements à rude épreuve.
Puis le bâtiment a ensuite pris la direction des Caraïbes, aux antipodes des eaux glacées du Grand Nord. L'Amiral Ronarc'h a traversé l'Atlantique, franchi l'équateur et enchaîné les escales, à Belém au Brésil, à Fort-de-France en Martinique, à Saint-Domingue en République dominicaine, puis en rade de l'île de Cozumel au Mexique. Sous ces latitudes tropicales, il fallait cette fois s'assurer que les systèmes de climatisation et de refroidissement du bord fonctionnent parfaitement par forte chaleur.
La dernière ligne droite fut une escale à New York, avant de mettre le cap vers Toulon pour une ultime série de tests en Méditerranée. C'est là que la Marine nationale a validé le Panther, l'hélicoptère embarqué à bord de la frégate, en vérifiant qu'il peut décoller, opérer et être maintenu dans les meilleures conditions depuis le pont du navire. Une dernière case à cocher avant de rentrer à Brest, avec 24 850 nœuds au compteur.

Les nouvelles frégates françaises se croisent
C'est donc le 16 mai que la frégate de défense et d'intervention (FDI) Amiral Ronarc'h est rentrée à son port-base. Une date que la Marine nationale n'oubliera pas puisque ce jour-là, pendant que l'Amiral Ronarc'h rentrait à Brest après ses 123 jours en mer, sa frégate jumelle l'Amiral Louzeau prenait l'eau pour la première fois à Lorient, sur le site de Naval Group. Deux événements importants pour le programme FDI, le même jour.
L'Amiral Louzeau, dont la Marine nationale nous donnera sans doute prochainement des nouvelles, doit son nom à l'amiral qui commandait Le Redoutable, le tout premier sous-marin nucléaire lanceur d'enfins (SNLE) français, dans les années 1960-70. Un hommage à l'histoire, pour un navire qui écrit désormais la sienne. Amarrée à quai à Lorient, cette deuxième frégate entame ses premiers tests techniques, avant des essais en mer prévus en 2027 et une livraison attendue peu après.
À noter, car ce n'est pas que symbolique, qu'une partie des marins qui serviront demain à bord de l'Amiral Louzeau ont profité du déploiement pour embarquer sur l'Amiral Ronarc'h. Avec pour objectif de se familiariser avec leur futur navire avant même qu'il soit livré, en observant et en apprenant aux côtés d'un équipage déjà rodé. Le meilleur moyen de ne pas partir de zéro le jour J.