Les dernières données de diffusion publiées par Google et les chiffres de parts de marché côté Microsoft montrent que les anciens systèmes d’exploitation restent massivement utilisés. Android 10 comme Windows 10 continuent d’occuper une place centrale, malgré l’arrivée de versions plus récentes supposées les remplacer.

Un chiffre 10 qui réussit aussi bien à Google qu'à Microsoft. © Shutterstock
Un chiffre 10 qui réussit aussi bien à Google qu'à Microsoft. © Shutterstock

Sept mois après le déploiement d'Android 16 et plusieurs mois après la fin officielle du support de Windows 10, un constat s'impose : les anciens systèmes d'exploitation refusent obstinément de céder leur place. Chez Google comme chez Microsoft, les statistiques récentes révèlent une résistance au changement bien plus forte que prévue. Une persistance qui soulève indubitablement des questions sur la capacité des géants technologiques à favoriser l'adoption de leurs nouvelles moutures, même lorsqu'ils font tout pour couper les ponts avec les anciennes.

Android 16 peine à décoller face à la domination des versions antérieures

Au 1ᵉʳ décembre 2025, Android 16 n'équipait que 7,5 % des appareils actifs, selon les données publiées par Google. Une performance relativement modeste qui place la dernière mouture du système en septième position seulement. Android 15 domine largement avec 19,3 % de parts, suivi d'Android 14 (17,2 %) et Android 13 (13,9 %). Plus révélateur encore, Android 10 conserve une base d'utilisateurs suffisamment large pour devancer la version la plus récente avec 7,8 % des parts de marché.

Cette fragmentation s'explique en grande partie par la nature même de l'écosystème Android : des dizaines de fabricants produisent des milliers de modèles différents, rendant le déploiement des mises à jour beaucoup plus complexe que chez Apple. Par conséquent, la diversité des appareils transforme chaque nouvelle version en un véritable casse-tête logistique pour les constructeurs.

Windows 10 reprend du terrain malgré l'arrêt du support

Du côté de Microsoft, la situation prend des allures de paradoxe. Alors que Windows 11 vient de franchir le milliard d'utilisateurs, et que l'OS affiche une progression plus rapide que celle de Windows 10 en son temps, ses parts de marché ont fondu de 55,18 % en octobre à 50,73 % fin décembre 2025, d'après les données fournies par Statcounter. Dans le même temps, Windows 10 a progressé de 41,71 % à 44,68 %, et ce malgré l'arrêt officiel des mises à jour de sécurité le 14 octobre dernier. Increvable, on vous dit.

Cette reconquête pour le moins inespérée s'accompagne d'un phénomène encore plus surprenant : Windows 7, pourtant obsolète depuis longtemps, a également vu ses parts grimper de 2,52 % à 3,83 %. De toute évidence, les déboires techniques répétés de Windows 11 expliquent en partie ce mouvement de repli. Les mises à jour mensuelles s'accompagnent régulièrement de bugs majeurs, contraignant Microsoft à publier en urgence des correctifs. La mise à jour de janvier a notamment bloqué Outlook et empêché certains ordinateurs de démarrer.

Qu’il s’agisse d’Android ou de Windows, les chiffres récents montrent que les anciens systèmes d’exploitation restent solidement installés, souvent au détriment des plus récents. Reste maintenant à savoir combien de temps ils leur tiendront tête.

Source : GSMArena