La RIAA maintient la pression sur les fans de P2P

01 juin 2018 à 15h36
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Depuis septembre 2003, l'organisation américaine du disque a porté plainte contre 7704 personnes accusées de téléchargements illégaux de musique en ligne.

L'industrie du disque et les représentants des ayants droits en France auraient beaucoup à faire pour atteindre le nombre de plaintes déposées contre des internautes accusés de téléchargements illégaux par la très américaine RIAA !

Poursuivant son offensive lancée en septembre 2003, la Recording Industry Association of America a signalé jeudi avoir porté de nouvelles plaintes contre 754 individus soupçonnés d'être de 'gros' amateurs d'échanges et de téléchargements gratuits de fichiers musicaux par le biais de réseaux "peer-to-peer" (P2P).

A travers cette initiative, l'organisation entend : faire respecter les droits d'auteur et les droits sur la propriété intellectuelle, défendre l'intérêt des "majors" du disque (Warner, Universal Music, EMI, Sony, BMG) et promouvoir les services payants "légaux" de musique en ligne (iTunes Music Store, Connect, etc.)

En 15 mois de campagne, l'organisation américaine du disque a porté plainte contre plus de 7700 personnes accusées de téléchargements illégaux de musique en ligne via des réseaux P2P comme Limewire, Grokster, Kazaa ou encore eDonkey.

Identifiés via l'adresse IP de leurs ordinateurs, les individus accusés de ne pas respecter la législation américaine sur les droits d'auteur en téléchargeant et en diffusant illégalement des milliers de titres, risquent une lourde amende.

Toutefois, à ce jour, plus de 1475 dossiers auraient été réglés "à l'amiable", hors tribunaux, avec la RIAA.

Quoiqu'il en soit, ces poursuites ne freinent pas le développement du P2P aux Etats-Unis. Selon BigChampagne, société de conseil spécialisée, en novembre 2004 près de 7,5 millions de personnes ont utilisé ces réseaux sur le territoire US, contre 4,4 millions à la même période en 2003.

La répression est-elle le meilleur moyen pour répondre à la problématique de gestion des droits et de la propriété intellectuelle posée par l'usage des réseaux P2P ? Ne peut-on pas envisager une autre approche, celle de la licence contractuelle par exemple, comme le proposent certaines organisations dont l'ADAMI française ?
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