L’ACSEL observe une hausse de 56% du commerce électronique

Jérôme Bouteiller
Publié le 05 février 2004 à 00h00
Internet tient-il enfin ses promesses ? A l'occasion de la publication de son baromètre annuel, l'ACSEL, une association réunissant des professionnels du commerce et des services en ligne, a fait état d'une hausse de 56% du commerce électronique en 2003 sur le net tricolore.

Réalisé en collaboration avec le cabinet PriceWaterHouseCoopers, le panel regroupant les grands noms du commerce électronique français comptabilise un chiffre d'affaires cumulé de 1,7 milliard d'euros en 2003, (croissance de 56% par rapport à 2002). 26 millions de transactions ont été enregistrées en 2003, contre 15,5 millions en 2002, soit un bond de 69%, la moitié ayant été réalisées sur le seul dernier trimestre 2003.

Selon l'institut d'études Médiamétrie, le nombre d'acheteurs progresse 2,5 fois plus vite que le nombre d'internautes (54% contre 21%). La croissance est tirée par l'arrivée en force de nouvelles cibles : plus 80% d'acheteurs de 50 ans et plus, entre les 4èmes trimestres 2002 et 2003 ; plus 65% de femmes et plus 61 % d'acheteurs hors région parisienne sur cette même période de référence. Cela confirme que le e-commerce touche un public de plus en plus large.

Même si ces résultats sont encourageants, ils nécessitent toutefois d'être relativisés puisque ces 1.7 Md€ réalisés dans le e-commerce sont à comparer aux 1.5 Md€ réalisés sur l'accès internet par le seul Wanadoo. L'étude met également en lumière le fait que tout ne se vend pas forcément sur internet. Seuls les secteurs du tourisme, des produits technologiques (informatique, audiovisuel, photo, téléphonie) et des produits culturels (livres, musique, vidéos, jeux) semblent être parvenus à séduire les internautes.

En dehors de la FNAC, qui bénéficie de la notoriété de ses magasins et d'un positionnement en adéquation avec les goûts des internautes, on retrouve ainsi LaRedoute et la SNCF dans le top 3 des meilleurs marchands, deux société qui dominaient déjà la vente par correspondance à l'heure du minitel il y a une dizaine d'années. Par contre, aucun cybermarché n'a réussi à s'imposer, démontrant ainsi l'absurdité de certains projets nés en pleine bulle spéculative.

Enfin on regrettera l'absence d'éléments sur le commerce 100% électronique des biens téléchargeables sur PC ou téléphone mobile. En effet, selon une étude Jupiter, ce marché pourrait représenter 3,2 milliards de dollars à l'échelle européenne dès 2007. Un commerce électronique peut-il en cacher un autre ?
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