Connexion au Net : Vers le haut débit permanent et multi accès

21 mars 2000 à 00h00
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Pour se connecter au web, il faut pouvoir envoyer et recevoir des données numériques. Le réseau téléphonique actuel n'est pas encore à 100% numérique et nous devons donc passer par des appareils comme les Modems pour que cette opération se fasse sans enco

Technologies domestiques filaires

- Le RNIS : Le Réseau numérique à intégration de services est une évolution du RTCP (réseau téléphonique commuté publique) permettant d'atteindre la vitesse de 64 kb/s sur un réseau 100% numérique. Fortement déployé au sein des entreprises, cette technologie commercialisée sous la marque "itoo" par devrait être balayée par l'ADSL....

- L'ADSL est une alternative crédible au câble en zone urbaine. Les fils de cuivre du RTCP devraient redevenir compétitifs à l'aide de la technologie ADSL pour Asymetric Digital Subscriber Line. Le cuivre possède des capacités physiques inexploitées jusqu'à présent, permettant de multiplier par 100 ses capacités de transmission actuelles. En zone urbaine, le modem ADSL pourrait alors être une alternative au déploiement, toujours assez coûteux, d'un réseau câblé. Néanmoins, l'ADSL reste inférieur à la fibre optique et ne saurait être un concurrent sérieux en matière de télévision. Par contre, pour l'accès à internet, il peut représenter une solution tout à fait honnête.

- Le Câble. La saturation de l'espace radiophonique a rendu indispensable la construction de réseaux alternatifs pour transmettre la télévision. Longtemps en retard, la France a décidé de se doter d'un réseau câblé moderne dans les années 80. Le Plan Câble, mis en œuvre par France Télécom, a donc entrepris de couvrir le territoire. Le réseau est construit en fibre optique mais s'est limité, pour des raisons économiques, au coaxial au niveau de la boucle locale ce qui pose des gros problèmes pour "la voie de retour" synonyme d'interactivité. La fibre optique dépasse bien évidemment tous ses concurrents en terme de débit (plusieurs dizaines de gigaoctets contre quelques centaines pour le cuivre) mais son intérêt économique ne sera pas démontré chez le consommateur final avant quelques années.

Technologies domestiques aériennes

- Satellite : Imaginé pour les globe-trotters, des projets de constellations satellitaires ont vu le jour ces dernières années. Qu'il s'agisse de téléphonie mobile (comme le malchanceux Iridium) ou de transmission de données (SkyBridge ou Teledesic), ces réseaux se veulent des compléments aux réseaux terrestres. Néanmoins, outre leur coût élevé et leur rentabilité aléatoire, ils réclament le développement d'appareils terrestres capables de communiquer avec l'Espace, c'est à dire à des distances verticales de plusieurs centaines de kilomètres. L'interactivité exigée par le Net n'est donc pas encore résolue. Néanmoins, un certain nombre de projets d'objets volant tels des Planeurs ou des ballons dirigeables souhaitent concurrencer les constellations de satellites en orbite basse. La couverture est certe plus réduite, mais le coût l'est aussi. De plus, les appareils peuvent facilement être réparés et dôtés des dernières technologies. Enfin, de tels appareils seraient situés à quelques kilomètres du sol, les rendant compatibles avec les capacités de transmission actuelles.

- MMDS, la Voie Hertzienne numérique. Le câble et le satellite se sont développées en raison de la saturation des réseaux hertziens. Mais le numérique, gràce à ses signaux plus "propres" permet d'envisager l'ouverture de nouveaux canaux. Bien que la question de la voie de retour reste problématique, les réseaux numériques hertziens devraient être une sérieuse concurrence au satellite et au câble en offrant une couverture et une simplicité de déploiement sans commune mesure avec les solutions actuelles.

- Réseaux électriques : Une alternative crédible pour les réseaux filaires. Depuis longtemps utilisés pour relever les compteurs à distance, les réseaux éléctriques seraient capables de transmettre des données numériques dans les deux sens. Bien que les premières expérimentations se soient montrées concluantes, le déploiement à grande échelle d'une telle technologie n'a toujours pas été décidé. Néanmoins, des opérateurs allemands ou encoer canadiens sont très avancés et il sera donc possible de téléphoner ou de regarder la télévision à l'aide d'une simple prise électrique !

Technologies Mobiles

Lorsqu'on utilise son téléphone mobile, on ne prête pas vraiment attention à la technologie utilisée. Or depuis la fin des années 80 et l'émergence des téléphones dits de "2e génération", les téléphone cellulaires utilisent une technologie numérique baptisée "GSM" en Europe ou encore CDMA aux Etats-Unis ou au Japon. Ces technologies ont été inventées à une époque ou les réseaux cellulaires étaient encore balbutiants et où personne n'imaginait le boom qu'allait connaître la téléphonie mobile, partout dans le monde.

Une décennie plus tard, l'explosion du réseau internet a totalement bouleversé la donne. Sous l'effet d'un phénomène baptisé "convergence des réseaux numériques", tous les constructeurs travaillent désormais à des résaeux cellulaires compatibles internet, capables de véhiculer n'importe quel type de données numériques telles que les images, les jeux et bien sûr la voix humaine. Hélas, les vieux réseaux GSM sont incapables de faire face à un tel débit et tous les constructeurs planchent depuis déjà plusieurs années sur les réseaux dits de "Troisième Génération" ou "3G" disposant de capacités de transfert de données à haut débit, la fameuse "TGV" (téléphonie à grande vitesse). Néanmoins, avant de disparaître, les réseaux GSM bénéficieront d'un dernier lifting à l'aide d'une technologie baptisée GPRS (General Packet Radio Service) qui devrait permettre à votre mobile de disposer de débits honorables et d'adopter la communication par "paquet de données", tout comme Internet.

En résumé, le réseau GSM et ses 9600 Bits par seconde (environ 1.2 octet par seconde) devrait laisser la place en 2001 à son grand frère, le GPRS (environ 15 octets par seconde) puis disparaître en 2002 / 2003 au profit de la nouvelle génération 3G qui pourrait atteindre les 2 méga bits par seconde (soit 250 kilo octets par seconde). En théorie, vous serez donc en mesure de télécharger l'équivalent d'un CD sur un mobile en l'espace de 40 minutes dès 2003, mais en théorie seulement car les opérateurs ont du mal à faire face au rythme des investissements demandés. Mais la guerre sera féroce pour être le premier opérateur à proposer des services mobiles à haut débit. La France devrait disposer d'ailleurs d'un quatrième opérateur pour mettre en place les réseaux 3G.

Bienvenue dans la NetEconomie Rapide

L'arrivée annoncée de connexions permanentes à haut débit, à la fois filaires, aériennes et cellulaires devrait changer du tout au tout notre vie d'internautes. Outre un mode de facturation basé sur les débits et non la durée, ces connexions devraient générer de nouveaux services : Jeux en ligne, services Multimédia et probablement l'apparition d'une véritable télé relation sociale pour les internautes de demain.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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