Etats-Unis : Microsoft poursuivi pour son WGA

30 juin 2006 à 07h51
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Où l'on reparle du programme Windows Genuine Advantage (WGA), outil instauré par Microsoft pour vérifier la validité de la licence du système d'exploitation installé sur votre machine... Alors que l'éditeur vient de mettre à jour son logiciel et le contrat d'utilisateur pour réduire les frictions avec les éventuels consommateurs mécontents, tout en indiquant en ligne comment le désinstaller (voir Microsoft met à jour Windows Genuine Advantage), on apprend qu'une action collective (class action) a été engagée à son encontre, lundi, devant le tribunal fédéral de Seattle, état de Washington.

Comme on pouvait s'y attendre, la plainte, initiée par un californien du nom de Brian Johnson (aucun lien avec un fameux groupe de hard-rock), porte sur les appels émis à chaque démarrage de la machine en direction des serveurs de Microsoft, pour s'assurer à nouveau de la validité de la licence et éventuellement prodiguer aux utilisateurs de versions piratées un message d'alerte. Cette fonctionnalité, qui n'était jusqu'à cette semaine pas indiquée dans le Contrat d'utilisateur, assimile selon certains l'outil WGA à un spyware, dans la mesure où il communique avec un serveur distant sans le consentement explicite de l'utilisateur. Est également critiquée la façon dont se déroule l'installation de WGA dans la mesure où celui-ci est proposé par Microsoft comme une mise à jour de sécurité.

Du côté de Redmond, on rétorque que l'agrément de l'utilisateur est requis pour l'installation et on indique avoir pris bonne note des récriminations des utilisateurs puisqu'une nouvelle version, censée être moins controversée, vient d'être mise en place. On indique en outre qu'il est important de ne pas se méprendre sur la finalité de WGA, qui ne sert pas à recueillir des informations personnelles, mais à lutter contre le piratage des systèmes Windows.

L'avocat qui conseille Brian Johnson a officié comme conseiller dans les actions collectives conduites contre Sony BMG à l'époque du « rootkit » présent sur certains CD, qui avait défrayé la chronique l'an dernier (voir par exemple Sony BMG et les rootkits : épilogue ?). L'objectif de la plainte ne serait pas tant d'obtenir une réparation financière que d'inviter les éditeurs de logiciels à réfléchir à la façon dont ils avertissent l'utilisateur final des dispositifs qu'ils lui font installer, parfois à son insu.
Modifié le 18/09/2018 à 15h03
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