Windows 11 croule sous les bugs depuis des mois. Et si la solution se cachait dans une branche de test lancée discrètement cette semaine par Microsoft ?

Depuis le début de l'année, l'OS de Redmond enchaîne les mauvaises nouvelles. Microsoft vient de diviser son canal de test Canary en deux chemins parallèles. Pour comprendre ce geste, il faut rappeler que c'est ce type de décision silencieuse qui façonne l'expérience de millions d'utilisateurs dix-huit mois plus tard.
Ce que Microsoft prépare sous le capot de Windows 11 27H2
Le canal Canary, le plus en amont du programme Windows Insider, produit désormais deux séries de versions. La première, autour de la numérotation 28000, continue de livrer de nouvelles fonctionnalités aux testeurs. La seconde part de la version 29531 et ne proposera aucune nouveauté dans l'immédiat. Microsoft a prévenu clairement ses testeurs : certaines fonctionnalités seront temporairement retirées, le temps de valider les « modifications de la plateforme ».
C'est Windows Central qui a le premier signalé que cette branche deviendra très probablement la mise à jour 27H2, attendue pour 2027. Sous le nom de code pressenti « Strontium », elle devrait unifier pour la première fois les PC ARM et les machines x86 (AMD/Intel). Ces deux architectures fonctionnent aujourd'hui sur des bases techniques distinctes. Les PC ARM vont basculer sur la plateforme « Bromine » avec Windows 11 26H1, en raison de l'arrivée du processeur Snapdragon X2. Les machines Intel et AMD, elles, resteront sur la plateforme « Germanium » jusqu'à la mise à jour 27H2. Ce clivage, accepté comme une transition nécessaire, n'était pas censé durer indéfiniment.
Une refonte des fondations, entre nécessité et risque calculé
Ce chantier arrive en pleine tempête. Nous avions déjà documenté la mobilisation interne de Microsoft autour de la qualité de Windows 11, après des mois de correctifs défaillants. Une mise à jour de janvier 2026 catastrophique, des PC professionnels incapables de démarrer après installation : le bilan était lourd. Microsoft a depuis nommé Charlie Bell comme responsable de la qualité en ingénierie. Il rapporte directement à Satya Nadella, signe de l'urgence ressentie en interne.
Toucher aux fondations d'un OS déployé sur des milliers de configurations différentes reste une opération à haut risque. Améliorer le socle technique ne servira à rien si les processus de contrôle qualité restent défaillants. Or c'est précisément là que le bât blesse depuis la version 24H2. Vouloir reconstruire les fondations, c'est courageux. Réussir sans aggraver le chantier, c'est une autre paire de manches.
