Charte des comparateurs : Acheter-moins-cher.com fait bande à part

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Le 13 novembre 2009
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Le comparateur de prix Acheter-moins-cher.com annonce ne pas vouloir signer la Charte des comparateurs de prix de la Fevad. Il estime que la charte « ne répond pas aux principes de transparence, de loyauté et de respect du consommateur ».

En 2007, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a conduit une enquête sur douze comparateurs de prix. Selon Acheter-moins-cher.com, « 11 sur 12 sont (alors) rappelés à l'ordre. Seul Acheter-moins-cher.com ne l'est pas. Suite à cette enquête, les principaux sites visés élaborent entre eux, sous l'égide de la Fevad, une charte des comparateurs, avec la bienveillance naïve du gouvernement ». Une accusation lourde de sens de la part du site qui affirme que cette charte « entérine la manipulation des résultats (articles I, 3 et II 10 de la charte). La plupart des sites signataires classent les offres par défaut sous la dénomination 'popularité' sans que le visiteur sache ce que ce terme camoufle, soit principalement la mise en avant des clients qui leur rapportent le plus », écrit Acheter-moins-cher.com.

Le site à donc décidé de proposer son propre code de déontologie, dont voici le détail :

1/ Le comparateur s'engage à informer clairement sur son fonctionnement, en particulier : comment sont sélectionnées les boutiques qui font partie du comparatif, comment sont relevés les prix des produits vendus par les boutiques référencées, comment le comparateur génère ses revenus et le périmètre de la comparaison des prix.

2 / Le comparateur s'engage à actualiser les données au minimum toutes les 24 H et à indiquer pour chaque produit et pour chaque prix, la date et l'heure de la dernière mise à jour, le prix TTC du produit, frais de livraison et éco taxe comprise.

3/ Le comparateur s'engage à toujours classer les réponses par le prix le moins cher frais de port compris et à ne pas induire l'utilisateur en erreur en développant des systèmes qui permettraient de classer les réponses selon des critères invisibles pour l'utilisateur (afin, par exemple, de privilégier une boutique).

4/ Le comparateur s'engage à vérifier que les boutiques référencées respectent la loi sur l'économie numérique. À être en contact et à échanger des informations avec les associations de consommateurs, à suivre de près les plaintes des clients et le cas échéant à supprimer le référencement des boutiques ayant des pratiques aux limites de la loi, voire illégales.

5/ Le comparateur s'engage à informer les utilisateurs sur les procédures d'aides et de conseils en cas de plainte ou réclamation envers une boutique référencée.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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