Le Figaro se met aux "beaux papiers", son Web mixe

0
005A000002426170-photo-le-figaro.jpg
Le Figaro présentait aujourd'hui sa stratégie pour les mois qui viennent. En cette période de crise, le quotidien veut soutenir le lancement de sa nouvelle version papier, en kiosque lundi, avec un important plan média et le lancement de services en ligne payants. Une stratégie « freemium » (mix gratuit et payant).

« C'est la crise ». Des mots qui sont souvent revenus, vendredi 18 septembre 2009, au Palais de la bourse, à Paris. Un palais qui parlait de lui même : ses colonnes étaient agrémentées de « tags » en hommage aux financiers. « Goodyear patrons voyoux », « Stop licenciements », le ton est donné. Les patrons du journal (Étienne Mougeotte, Francis Morel, et Pierre Conte) ont pourtant fait part de leur optimisme à l'assemblée, en ces lieux réunie. Mais les résultats sont « décevants » : Le Figaro pourrait perdre 50 millions de recettes publicitaires cette année et près de 2% sur ses diffusions.

00A0000002426174-photo-tag1.jpg
Le groupe, dont le pôle numérique emploie 650 personnes, a donc présenté son plan de bataille pour atténuer les effets de la crise. Première mesure : la forme. Avec l'achat d'une nouvelle imprimerie au Tremblay il y a quelques semaines, Le Figaro va, dès lundi, pouvoir bénéficier d'une nouvelle maquette. Car le journal « croit toujours au papier » (en témoigne, la plume désormais intégrée au logo). Cette nouvelle version sera plus illustrée (schémas, infographie...) afin de toucher un plus « large public », car « l'information économique est indigeste ». Elle sera imprimée sur du papier de grande qualité (« pour le prestige ») et fera la part belle aux articles d'analyse et de décryptage. Car la « relation au papier est charnelle, tandis que celle de l'écran est plus addictive », se risque à dire Étienne Mougeotte, directeur des rédactions. Cette stratégie sera complétée, par une importante campagne de publicité multisupport, dont les messages « C'est tellement bon de commencer le canard par le poisson » ou encore « Toujours autant de pages de gauche que de pages de droite » tenteront de toucher un public plus jeune. « Sans pour autant changer notre ligne éditoriale de centre droit », ajoute Étienne Mougeotte.

006E000002426188-photo-mougeotte.jpg
Étienne Mougeotte
Mais le gros du plan, bien qu'il n'est pas été réellement au cœur des objectifs présentés, c'est le Web et son modèle « Freemium. » Le groupe Le Figaro (12 millions de visiteurs uniques), souhaite miser sur la diversification de ses offres. Il compte sur LeFiaro.fr, premier site d'information générale et politique, en France (6,672 millions VU, Nielsen), pour soutenir le développement de sa « galaxie Web » (Keljob, météo, ticettac, seloger ainsi qu'Adenclassified et Leparticulier...). Ces deux derniers devant voir leur modèle évoluer vers le payant en même temps que certains contenus exclusifs du site principal. « Une information qui va du du grand public aux experts », insiste la direction. Pour compléter le tout, Le figaro va lancer Wansquare, un site payant plus une version papier qui abordera les mouvements de capitaux, l'actualité financière de haut vol, dont la version payante sur mobile s'apparentera aux « breaking news » américaines. Le site du particulier (modèle de testaments, d'acte de vente... ), et un site mondial sur les propriétés de France, tout deux payant, devrait faire office de « cerise sur le gâteau ».

01C2000002426186-photo-fig3.jpg
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
Soyez toujours courtois dans vos commentaires.
Respectez le réglement de la communauté.
0
0

Actualités du moment

Nouveau patch, nouvelles cartes pour  Call Of Duty 5
Live Japon : Mobiles en fusion
Flock shoote les dessins de la semaine au prozac
Clubic Week : Ségo et Sarko sont dans un bateau...
Revue de Web : les vidéos qui étanchent la soif !
Gérard de Nazelle prend la tête de l'IET, futur MIT européen
  S.T.A.L.K.E.R. : Call Of Pripyat  pas avant 2010
Asus AiGuru SV1T : du tactile pour le visiophone Skype
Une lettre ouverte pour la neutralité du Net
iTunes : l'industrie musicale réclame plus de revenus
Haut de page