Singularity University : un nouvel MIT?

01 juin 2018 à 15h36
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Avec la Singularity University, Google et la Nasa fondent l'université des cerveaux de demain. Cet établissement américain d'enseignement technologique, qui devrait ouvrir ses portes en juin 2009, aura pour objectif de préparer la prochaine génération de dirigeants aux défis de l'humanité et aux rapides évolutions technologiques.

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En septembre 2008, un petit comité se rassemblait dans des locaux de la Nasa, à deux pas du Googleplex, dans la Silicon Valley. Ces membres, parmi les meilleurs de l'industrie technologique, ont alors posé la première pierre de la Singularity University. Ce centre proposera trois cursus, dont l'un de neuf semaines en été, ainsi que deux autres niveaux intermédiaires allant de dix jours à trois jours de formations.

Introduit dès la seconde moitié du XXe siècle, le concept de « singularité technologique », bien connu des amateurs de science-fiction, décrit le moment où la civilisation humaine sera dépassée par les machines. L'intelligence artificielle (IA) dépassant les capacités de l'esprit humain. Une idée décriée, mais qui a inspiré la création de cette université à vocation interdisciplinaire (santé, nanotechnologie, IA*).

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L'augmentation exponentielle de la puissance des ordinateurs et des réseaux optiques, combinée au développement de l'intelligence artificielle, des nanotechnologies et autres, va permettre d'extraordinaires transformations, explique le docteur Larry Smarr, professeur d'informatique et d'ingénierie à l'UCSD Jacobs et directeur de l'institut des télécommunications et technologies de l'information de Californie.

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Car comme le concède, le Singularity institute for artificial intelligence (SIAI), dans les années à venir (moins de trente ans), l'humanité devrait donner naissance à une puissante intelligence artificielle (pour quelle consommation énergétique?). Et ce, grâce à la même technique utilisée depuis bien avant J. Gutenberg et l'imprimerie, à savoir : la conservation des données, par un moyen quelconque (papyrus, encyclopédie, base de données...) qui pourront ensuite être lues à l'infinie. Un travail déjà bien avancé par un géant désormais bien connu du grand public : Google (vidéo).

Pour aller plus loin : la Second Conference on Artificial General Intelligence du 6 au 9 mars à Arlington (Virginie) et l'European Conference on Philosophy and Computing (ECAP'09) du 2 au 4 juillet au campus UAB de Barcelone (inscriptions avant le 16 mars).

*Réseaux et systèmes informatiques, biotechnologie et bio-informatique, nanotechnologies, médecine, neurosciences et sciences de l'humain augmenté, intelligence artificielle, robotique et informatique cognitive, énergie et systèmes écologiques, espace physique et sciences politiques, droit et éthique, finances et esprit d'entreprise.

MAJ : Pour Jean-Michel Besnier, docteur en science politique, professeur de philosophie à l'université Paris-Sorbonne, chercheur au Centre de recherche en épistémologie appliquée (CREA) à l'École Polytechnique et auteur de « Demain les post-humains », cette école sur les NBIC (nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives) est un temple pour les transhumanistes (Hybrides Homme/machine).
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