C'est un immense pas en avant pour Firefly Aerospace. L'entreprise a réussi le septième vol de sa fusée Alpha, et entre dans une toute nouvelle dimension. Explications.

Si Firefly s'est fait un nom en devenant la première entreprise privée à se poser avec succès sur la Lune, son ascension dans le secteur des lanceurs a été plus mitigée. Mais après plusieurs reports en raison de conditions météorologiques défavorables, la société vient de mettre ses échecs derrière elle, définitivement.
Mission accomplie !
Ce 11 mars, la petite fusée Alpha, haute de 30 mètres, a décollé depuis la base Vandenberg en Californie pour la mission « Stairway to Seven ». Environ 2 minutes et 40 secondes après le décollage, la séparation du premier étage s'est passée exactement comme prévu : le propulseur s'est détaché tandis que l'étage supérieur a continué sa route vers l'orbite.
Après l'éjection de la coiffe environ 30 secondes plus tard, Alpha a coupé le moteur de son étage supérieur et atteint sa destination, à 243 kilomètres au-dessus de la Terre.
« Alpha Flight 7 s'est déroulé sans accroc et toutes les exigences de la mission ont été remplies, ce qui prouve encore une fois la résilience, l'esprit d'innovation et la passion de l'équipe Firefly », s'est félicité Jason Kim, P.-D.G de Firefly Aerospace. « Au cours des derniers mois, nous avons examiné de près nos processus d'ingénierie, de production, de test, d'intégration et d'exploitation, et nous avons investi le temps nécessaire pour apporter une série d'améliorations », a-t-il poursuivi.
Validation pour la prochaine configuration
Il faut dire que le chemin a été long. Le dernier vol d'Alpha remontait, avant cela, à avril 2025. Suelques instants après la séparation des étages, le premier s'est désintégré en plein vol, entraînant la perte totale de la charge utile, un prototype de satellite pour Lockheed Martin.
Quelques mois plus tard, le booster prévu pour la septième mission a explosé lors d'un test au sol. L'enjeu était majeur, d'autant que le vol a permis à l'entreprise de poser les bases pour la mise à jour de sa fusée phare.
Cette nouvelle configuration, baptisée Block II, doit corriger les faiblesses observées jusqu'ici et fiabiliser la cadence de lancement. Des ingrédients requis pour devenir un acteur très sérieux dans le domaine des petits lanceurs orbitaux, qui devient toujours plus concurrentiel.
Sources : Firefly Aerospace, Space.com