Encore une semaine chargée pour le spatial. Et cette fois, c'est un acteur un peu moins connu, mais tout aussi décisif que Blue Origin et SpaceX, qui va tenter de lancer sa fusée.

La fusée Alpha de Firefly Aerospace. ©Firefly Aerospace
La fusée Alpha de Firefly Aerospace. ©Firefly Aerospace

Il s'agit de Firefly Aerospace, la première entreprise privée à réussir à se poser sur la Lune avec l'atterrisseur Blue Ghost, qui a collecté des informations cruciales l'année dernière dans le cadre du programme Artemis de la NASA. Le 27 février, la société lancera sa fusée légère Alpha pour la septième fois. Sur les six missions à ce jour, seulement deux ont connu le succès.

Un historique de vols mitigé

La dernier vol d'Alpha remonte à avril dernier avec la mission « Message in a Booster ». Son objectif : mettre en orbite un prototype de satellite pour Lockheed Martin. Mais quelques instants après la séparation des étages, le premier s'est désintégré en plein vol, entraînant la perte totale de la charge utile.

Quelques mois plus tard, en septembre, un nouveau coup dur est venu freiner les ambitions de Firefly : le booster prévu pour la septième mission a explosé lors d'un test au sol. L'enjeu est donc majeur pour Alpha qui, du haut de ses 30 mètres, se positionne sur le segment très concurrentiel des petits lanceurs orbitaux.

Prévu depuis la base de Vandenberg en Californie, ce vol doit permettre de restaurer la confiance autour du lanceur. Il transportera une charge utile de démonstration destinée à tester et vérifier le fonctionnement de ses systèmes en conditions réelles.

Alpha sur son pas de tir. ©Firefly Aerospace
Alpha sur son pas de tir. ©Firefly Aerospace

Préparer la suite pour devenir compétitif

En plus de démontrer qu'Alpha peut enchaîner les opérations sans incident après près de dix mois d'interruption, cette mission est d'autant plus capitale qu'elle doit servir de tremplin vers la prochaine évolution de la fusée.

Firefly prépare en effet une version profondément améliorée d'Alpha. Baptisée Block II, elle est pensée pour corriger les faiblesses observées jusqu'ici et fiabiliser la cadence de lancement. Cette configuration doit notamment intégrer des systèmes avioniques modernisés, une protection thermique renforcée et une architecture optimisée pour simplifier la production. De quoi rendre le lanceur plus robuste et plus facile à fabriquer.

En amont, Firefly Aerospace développe Eclipse, une fusée bien plus imposante dont le premier lancement est prévu cette année, selon des informations disponibles sur son site Internet. Pas sûr, néanmoins, que cette deadline soit effectivement tenue.

Source : Space.com