La Corée du Nord se dote de son propre Netflix-like, pour de la propagande à volonté

22 août 2016 à 17h48
0
La Corée du Nord vient de lancer dans certains endroits du pays Manbang, une plateforme de vidéo à la demande qui lorgne du côté de Netflix et consorts. Qu'on ne s'y trompe pas : il n'est pas question ici de binge watcher des séries américaines.

Manbang and chill? Derrière le nom Manbang se cache un service SVOD uniquement destiné aux habitants de Corée du Nord. Basé sur le même principe que Netflix, à savoir un catalogue de contenu à voir et à revoir à volonté sur sa télévision, il ne propose cependant pas de séries, de films ou de dessins animés, et encore moins du contenu issus de pays étrangers comme les Etats-Unis. Non : l'intérêt de la plateforme est de proposer du contenu en streaming approuvé par Pyongyang.

0226000008529910-photo-cor-e-du-nord.jpg

Au programme, des documentaires sur l'histoire des dirigeants nord-coréens, la dynastie des Kim, mais également sur le Juche et d'autres sujets du même type. Une offre de propagande accessible en permanence, qui comprend également des programmes pour apprendre à parler russe et anglais. Sans grande surprise, le film L'Interview qui tue ne fait pas partie du programme !
Tous les nord-coréens ne peuvent pas profiter de Manbang, qui est délivré via une box : seules les régions de Pyongyang, Siniju et Sariwon y ont droit. La raison ? Un développement très limité d'Internet dans le pays. Or, Manbang est bien un service Web. « La technologie de l'information et de la communication est basée sur une communication bidirectionnelle » explique un reportage de Korean Central Television, rapportant des propos du fonctionnaire d'état Kim Jong-min. « Si un spectateur veut, par exemple, regarder un documentaire animalier, il envoie la demande à l'équipement, et ce dernier lui enverra la vidéo pertinente. C'est une communication bidirectionnelle. »

Une communication qui prête à sourire dans les pays où tout, ou presque, est désormais connecté. Mais en Corée du Nord, un tel service fait office de petite révolution, même si l'ouverture sur le monde est toujours très limitée : rappelons que les connexions proposées dans le pays ressemblent davantage à un Intranet géré et surveillé par le gouvernement qu'à Internet. Il est également difficile, aujourd'hui, d'en savoir plus sur la qualité technique du service.

Modifié le 01/06/2018 à 15h36
0
0
Partager l'article :

Les actualités récentes les plus commentées

Vignette Crit'air : vers un durcissement des conditions d'obtention
Barbara Pompili, ministre de la transition écologique, qualifie le réacteur EPR de
Face à de très mauvais résultats financiers, EDF s'apprête à se serrer la ceinture
Pollution : un think tank britannique demande à interdire les publicités pour les SUV
Plus de 700 km d'autonomie annoncés pour la Mercedes EQS
Quand Elon Musk affirme que les pyramides ont été érigées par des aliens, l'Égypte l'invite sur place
Depuis 2011, Hadopi c'est 87 000 euros d'amende pour... des dizaines de millions d'euros de subventions !
L'électricité produite en Europe au premier semestre provenait majoritairement d'énergies renouvelables
La première station de recharge à hydrogène ferroviaire annoncée en Allemagne
Les employés de Blizzard font la lumière sur d'inquiétantes disparités salariales
scroll top