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Critique The White Lotus : embarquez avec les pires touristes sur HBO Airlines

04 septembre 2021 à 15h15
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The White Lotus © HBO

Des petites vacances de six jours dans un hôtel de luxe à Hawaï, ça vous dit ? En plus, c'est HBO/OCS qui s'occupe de tout. Bon, j'espère juste que vous êtes tolérants, parce que les autres clients ne sont pas toujours facile à supporter…

The White Lotus
  • Vous recherchez une série courte
  • Vous aimez les huis clos et les personnages malmenés
  • Vous avez envie de partir (un peu) en vacances au soleil
  • 6 épisodes pour vous ce n'est pas assez
  • Vous ne supportez pas les situations pleines de malaise
  • Les personnages désagréables voire détestables vous bloquent

Le veilleur d'écran[s] S08E01 📺 : The White Lotus

Dans un contexte où l'offre en matière de séries n'a jamais été aussi pléthorique, le Veilleur d'écran[s] se propose d'être votre guide à travers les saisons. Qu'il s'agisse d'une ancienne série aujourd'hui culte, d'un carton récent ou d'un show plus anonyme, cette chronique vous aidera à ne perdre votre temps qu'en bonne compagnie.

Accompagnez la lecture de cet article avec la musique de la série :

Fiche technique The White Lotus

Informations

Genre
Drame, Comédie
Réalisation
Mike White
Editeur
Rip Cord Productions
Plateforme
OCS
Nombre de saisons
1
Nombre d'épisodes (Total)
6
Classification
Déconseillé / interdit aux moins de 12 ans

The White Lotus et bouches cousues

Tout le monde connait l'adage qui dit qu'il ne faut pas juger un livre à sa couverture. C'est pourtant que ce j'ai eu le malheur de faire avec The White Lotus, la série estivale de HBO, en m'arrêtant d'abord, peu convaincu, à son trailer. Ce sont finalement les excellents retours entendus (notamment ceux de Pierre de la rédaction, merci !) qui m'ont poussé à me pencher sur cette série que j'ai dévoré en deux fois.

Cette mini-série n'est composée que de six épisodes, mais connaissant mon attrait limité pour la pratique du binge watching et la durée non négligeable des épisodes (supérieure à 50 minutes), la rapidité avec laquelle je l'ai terminée souligne une chose : j'ai beaucoup aimé l'œuvre de Mike White (Brad's Status, Enlightened).

The White Lotus © HBO

Ici à la réalisation, à l'écriture et à la production, Mike White signe une œuvre toute personnelle. Notons d'ailleurs qu'HBO a déjà commandé une deuxième saison, pourtant pas forcément attendue au départ, mais qui mettra en scène de nouveaux personnages dans un nouveau lieu. La manœuvre fait ainsi entrer la série dans la catégorie des œuvres d'anthologie, un peu comme Fargo . The White Lotus possède d'ailleurs quelques autres points communs avec la création de Noah Hawley, comme nous allons le voir rapidement…

Le nom du show est celui de l'hôtel où résident nos « héros ». La plupart sont des vacanciers à Hawaï, chargés en bagages, au sens propre comme au figuré. On trouve dans le groupe une femme instable psychologiquement qui vient de perdre sa mère, un couple visiblement dysfonctionnel en lune de miel, une famille où il n'y a pas un membre pour rattraper l'autre… Ah, et détail qui n'en est pas un : ils sont tous blancs et riches.

Face à eux, la série fait la part belle aux employés de l'hôtel, qui vont vivre (ou plutôt subir) des péripéties bien malgré eux.

Lifestyles of the Rich & Famous

Il y a quelques mois, je déclarais dans l'épisode sur Succession qu'il n'avait jamais été aussi agréable de suivre les pires personnages de HBO. Si cette dernière reste encore au-dessus à presque tous les niveaux, The White Lotus était quand même à deux doigts de lui piquer la vedette. Et pour cause, presque tous les personnages sont détestables pour différentes raisons : caprices, sourires de façade et non-dits sont légions, et c'est paradoxalement un véritable plaisir de suivre leurs méfaits pour voir ce qui va finir par leur arriver.

The White Lotus © HBO

Au tout début du premier épisode, The White Lotus tease le fait que quelqu'un va mourir durant le séjour. Mais ce mystère est bien vite oublié, tant suivre les péripéties de chacun est finalement plus intéressant que ce fil rouge, dont la résolution est malheureusement un peu prévisible. On regrettera aussi peut-être que dans ce huis-clos les intrigues et les récits des personnages ne se croisent pas plus, mais tant pis.

« Le compositeur Cristobal Tapia De Veer propose ici une des b.o les plus solides de son répertoire »

Qu'on se le dise, assister aux boucles destructrices et malsaines - voire à la descente aux enfers (méritée ou non) - de certains, ou à un début de rédemption pour d'autres est ici un vrai plaisir. Si la série fonctionne aussi bien c'est notamment qu'elle repose sur un excellent rythme (cela faisait longtemps que je n'avais pas vu des épisodes aussi longs passer aussi vite), une écriture cinglante (et pas dénuée de sujets de fond qui mettent en exergue les travers de l'humain et notamment des occidentaux) et un casting des plus convaincants.

Raide Dead Redemption

Je tire d'ailleurs tout spécialement mon chapeau imaginaire à Murray Bartlett, qui incarne l'incroyable maître d'hôtel, la véritable révélation de cette série selon moi. Reste que Alexandra Daddario (dont le personnage bloqué dans une relation toxique fait vraiment mouche), Jennifer Coolidge (les trentenaires s'en souviendront peut-être comme étant « la maman de Stifler » dans les films American Pie !) ou encore Steve Zahn (un père de famille absolument lunaire) et les autres sont également au top niveau du jeu d'acteur !

The White Lotus © HBO

Dans l'ombre, quelqu'un d'autre porte véritablement le show : Cristobal Tapia De Veer. Le compositeur, notamment salué pour son travail sur Utopia et Dirk Gently , propose ici une des B.O les plus solides de son répertoire. Ses compositions, mélanges de percussions, sonorités de musiques traditionnelles locales et éléments dissonants qui font sa signature, permettent de renforcer à merveille certaines scènes, notamment celles plus chargées en malaise.

C'est un fait, un peu comme The Office par exemple, plusieurs passages sont lourds de malaise et de gêne tant certains personnages sont stupides, névrosés, odieux, perdus, déconnectés (rayez la mention inutile) ou tout ça à la fois. Si vous fuyez ce genre de choses, dommage. Si vous en êtes friand en revanche, The White Lotus vous tend les bras. Soulignons également l'effort de la série qui évite comme elle le peut (avec quelques légers ratés dans le dernier épisode) de tomber dans le piège du happy ending forcé qui n'aurait de toute façon pas tenu la route…

Cependant, je préfère être honnête, sans trop spoiler, la fin proposée fait montre d'une morale aussi déprimante qu'acide et décourageante, que tout le monde n'est pas prêt à encaisser…

8

Des petites vacances de six jours dans un hôtel de luxe à Hawaï, ça vous dit ? En plus, c'est HBO/OCS qui s'occupe de tout. Bon, j'espère juste que vous êtes tolérants, parce que les autres clients ne sont pas toujours facile à supporter…

Les plus

  • Vous recherchez une série courte
  • Vous aimez les huis clos et les personnages malmenés
  • Vous avez envie de partir (un peu) en vacances au soleil

Les moins

  • 6 épisodes pour vous ce n'est pas assez
  • Vous ne supportez pas les situations pleines de malaise
  • Les personnages désagréables voire détestables vous bloquent

La première saison de The White Lotus est disponible sur OCS .

Besoin d'une nouvelle série à regarder ? Retrouvez toutes nos critiques et chroniques séries .

OCS
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  • Des chaînes live

La plateforme d'Orange reste une alternative streaming à ne pas dénigrer si votre consommation de films et de séries reste mesurée. Son partenariat avec HBO permet à OCS de proposer des programmes haut de gamme, souvent réservés à un public averti et principalement adulte. Outre l'absence de technologies vidéos modernes pour un prix tout de même élevé, on regrette également une qualité vidéo qui laisse parfois à désirer et une compression parfois trop lourde, même avec une connexion Internet solide. De réels efforts sur les sous-titres seraient aussi appréciables.

La plateforme d'Orange reste une alternative streaming à ne pas dénigrer si votre consommation de films et de séries reste mesurée. Son partenariat avec HBO permet à OCS de proposer des programmes haut de gamme, souvent réservés à un public averti et principalement adulte. Outre l'absence de technologies vidéos modernes pour un prix tout de même élevé, on regrette également une qualité vidéo qui laisse parfois à désirer et une compression parfois trop lourde, même avec une connexion Internet solide. De réels efforts sur les sous-titres seraient aussi appréciables.

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orionb1
cette série est vraiment excellente, je valide !
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