Le MIPCUBE fait son hackathon et déniche de nouvelles idées pour la vidéo

10 avril 2013 à 19h41
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Le MIPCUBE vient d'organiser un événement courant sur trois jours dans lequel plusieurs équipes de développeurs pouvaient soit proposer leur propre outil dédié à la consultation de vidéos en ligne ou bien modifier une application déjà existante en utilisant son API. Plusieurs projets ont ainsi été présentés permettant au public ainsi qu'aux professionnels présents de se faire une idée des possibles futures évolutions dans le domaine.

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La société belge EVS a donné carte blanche à plusieurs développeurs afin qu'ils puissent utiliser son application de second écran C-Cast. Celle-ci permet, lors de la consultation d'un contenu vidéo, de pouvoir sélectionner plusieurs angles de caméras sans que la lecture ne s'interrompe. La fonctionnalité est dès lors utile pour certains programmes comme une retransmission sportive ou un concert.

A l'occasion du MIPCUBE, événement organisé à l'intérieur même du MIPTV de Cannes, grand rendez-vous des professionnels de la vidéo, un hackathon a ainsi permis de toucher du doigt quelles innovations pourraient être développées dans le futur. Voici donc les propositions présentées par les 15 participants.

  • The Mood Project (Loïc Guillois et Christophe, France)
En utilisant un Kinect, le développeur propose un outil permettant à l'appareil de Microsoft de détecter certaines attitudes du spectateur. Ainsi, lorsqu'il applaudit ou crie durant la lecture d'un programme, un tweet peut être envoyé signalant son humeur du moment. Ces informations peuvent ensuite être communiquées à un diffuseur, ce dernier disposant alors de données sur son audience en temps-réel.

  • Syd Lawrence (Grande-Bretagne)
Le britannique présente un algorithme permettant de faire le tri entre le nombre de fois qu'une vidéo est vue et le nombre de partages de ce même contenu depuis YouTube. Il montre ainsi qu'une vidéo a certes été partagée sur Twitter pas moins de 8 900 fois mais n'a été regardée que 16 fois. Là encore, cet outil pourrait servir aux diffuseurs de vidéos afin qu'ils voient mieux comment leurs contenus sont consultés sur les différents réseaux sociaux, notamment quand les professionnels ne procèdent pas à de l'achat de clics...

  • FaceMessages (Gabriele De Gennaro, Italie)
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Se basant sur un service italien baptisé ilike.tv, le participant propose une application autorisant le partage de messages et d'emoticons. Les amis de l'expéditeur peuvent alors recevoir ces mêmes messages lorsqu'ils sont connectés à la plateforme. Les profils Facebook pouvant être intégrés via l'outil Connect. Un réglage permet enfin de ne proposer ces échanges qu'entre amis ou de manière publique sur le réseau social.

  • Timelord (Adam Howard, Grande-Bretagne)
Grand consommateur de contenus à la demande, c'est-à-dire diffusés en dehors de leur fenêtre initiale, Adam note qu'il ne peut pas consulter les tweets postés par les spectateurs lorsque le programme a été diffusé originellement. Son outil propose donc simplement de synchroniser à la demande l'ensemble des messages publiés sur un contenu donné lors de la première programmation. Il ne précise par contre pas s'il entend améliorer son service et pourquoi pas développer une balise anti-spoil.

  • Jefotecs
La Web app permet de voir n'importe quel contenu sur YouTube mais sous des angles différents. Le développeur propose de simples onglets laissant le choix à l'internaute de cliquer sur les différentes prises de vues proposées. Il s'agit donc là d'une amélioration de l'application proposée par EVS.

  • Social TV Sport (Sébastien Teillet et Guillaume Teillet, France)
Comme son nom l'indique, le service est spécifiquement dédié aux contenus sportifs. Les deux cousins dévoilent une fonctionnalité autorisant la diffusion de tweets en sous-titres, activables à souhait, sous une vidéo. La Web app est développée en HTML5, « ce qui est plutôt cool » nous confie l'un des deux développeurs même s'il avoue avoir supprimé par erreur le code de sa version finale, ne présentant au concours qu'une pré-version de son travail.

  • Reactive videos (Audrey Martel et Andreï Gheorghe, France et Roumanie)
Une webcam, une vidéo et un algo, voilà qui résume la présentation des deux développeurs. La solution permet d'interagir avec un programme en cours afin de l'arrêter, de reprendre la lecture mais aussi de modifier l'angle de vue. Tout ceci par de simples geste de la main ou de la tête exécutés devant une webcam. En tournant la tête à droite, l'angle de vue changera, à gauche et un nouvel angle sera proposé. Enfin, pour augmenter le volume sonore, un rond tracé dans le vide avec le doigt donne ordre au programme d'agir. Plutôt bien pensé, l'outil se sert donc d'un visage pour identifier les gestes à exécuter. Par contre, si plusieurs personnes regardent le programme dans un même lieu : « Et bien, le plus grand ou celui qui a le plus gros visage sera pris en compte », s'amuse Andreï.

  • Sogo (Espagne)
Les développeurs définissent leur production comme un « télétexte social ». Il s'agit en fait d'un système de recommandation basé d'un côté sur les préférences d'un internaute figurant sur Facebook et de l'autre un service présentant la grille de programmes TV. Les contenus « aimés » s'affichent en vert et ceux similaires (recommandés) en orange. Les deux espagnols indiquent avoir ajouté un outil permet de faire un check-in pour la consultation d'un contenu ainsi que de suivre une conversation sur les réseaux sociaux au sujet de cette même émission.

  • Le Teddybear (Wesa Aapro, Finlande)
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Cette dernière présentation est sans doute la plus originale. Ce finlandais est parti du constat qu'un diffuseur ne pouvait pas savoir exactement ce qu'il se passe dans la tête du spectateur lorsque ce dernier consulte un programme. Il a donc eu l'idée de développer une sorte de lien (disons une télécommande) entre l'individu et le contenu. Ce lien s'avère être un simple nounours aux ressources particulières. Destiné au jeune public, il permet ainsi d'arrêter une diffusion si le nounours tombe face contre terre, de réduire la taille de la fenêtre de la diffusion et la noircir si le jouet est pressé trop fortement. Une notification est ensuite envoyée aux parents pour leur signaler que leur cher bambin regarde un programme qui le fait réagir.

Comment fonctionne ce « nounours connecté » ? Wesa répond : « Vous vous en doutez, nous ne sommes pas là dans la technologie spatiale, j'ai tout simplement mis une Wiimote dans la peluche ».

L'ensemble des services présentés n'étaient certes pas terminés, l'objectif de la manœuvre n'étant d'ailleurs pas de rendre un produit fini, mais les développeurs ont laissé libre cours à leur imagination dans un exercice de style encadré. Reste désormais à savoir si ces outils seront repris dans les prochains mois et proposés pour l'ensemble du public.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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