La LFP vient de remporter une nouvelle victoire contre le piratage IPTV. Elle indique mercredi qu'une vingtaine d'utilisateurs de services illégaux ont été sanctionnés par la justice française, avec des amendes allant jusqu'à 400 euros.

Olivier Giroud, champion du monde qui évolue au LOSC cette saison en Ligue 1. © Victor Velter / Shutterstock
Olivier Giroud, champion du monde qui évolue au LOSC cette saison en Ligue 1. © Victor Velter / Shutterstock

Voilà une affaire qui risque d'en faire réfléchir plus d'un. La Ligue de football professionnel (LFP) indique, mercredi, avoir engagé des poursuites judiciaires contre des revendeurs d'abonnements IPTV pirates, ces services illégaux qui permettent de regarder la Ligue 1 à moindre coût, sans passer par les diffuseurs officiels. L'enquête du Parquet d'Arras a dans le détail permis d'identifier, de convoquer et de sanctionner une vingtaine de simples abonné. La lutte contre le piratage sportif se poursuit.

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Avec l'IPTV illégal, les abonnés aussi finissent devant la justice

Au départ, la LFP avait engagé cette procédure judiciaire pour s'attaquer aux revendeurs d'abonnements IPTV illégaux, autrement dit, ceux qui commercialisent ces accès pirates.

Mais l'enquête menée par le Parquet d'Arras a remonté jusqu'aux acheteurs. Une vingtaine de clients de ces services ont été identifiés, convoqués, puis soumis à une composition pénale, qui est une sorte d'accord judiciaire permettant d'éviter un procès, en contrepartie du paiement d'une amende.

Concrètement, ces abonnés s'en tirent avec des amendes comprises entre 300 et 400 euros, prononcées sur la base d'un article de la loi de 1986 qui autorise pourtant des sanctions bien plus lourdes, jusqu'à 7 500 euros. Autant dire qu'ils ont eu de la chance, ou presque, puisqu'ils pensaient regarder la Ligue 1 en toute impunité depuis leur canapé. La justice vient de leur rappeler que ce n'était pas le cas.

Contre le piratage sportif, la LFP réclame une réforme législative d'urgence

Pour la LFP et sa filiale LFP Media, ces condamnations envoient un avertissement clair à tous ceux qui recourent à ces services illégaux. L'instance ne mâche pas ses mots d'ailleurs, précisant que ces utilisateurs « contribuent en connaissance de cause à un écosystème mafieux portant gravement atteinte à l'ensemble du secteur sportif ». Traduction : qu'on soit simple abonné ou revendeur, personne n'est hors d'atteinte.

La LFP veut aller plus loin que ces seules sanctions. Elle réclame aujourd'hui une réforme de la loi. D'un côté, l'institution veut inscrire de nouvelles infractions spécifiques au piratage sportif dans le Code du sport ; et de l'autre, mettre en place un système capable de bloquer automatiquement et en temps réel les diffusions pirates.

Un enjeu crucial pour Ligue 1+, la plateforme de streaming officielle de la Ligue 1, qui entre dans sa deuxième saison et cherche à convaincre de nouveaux abonnés. Ils sont environ 1,1 million actuellement, un plafond que la chaîne a du mal à dépasser.