L’IA et la reconnaissance faciale utilisés pour repérer des anomalies génétiques

16 janvier 2019 à 20h37
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Fotolia Reconnaissance faciale

Un dispositif de reconnaissance faciale permet de repérer différentes maladies génétiques selon les caractéristiques du visage du patient.

L'étude, publiée dans la revue spécialisée Nature Médecine le 7 janvier, offre de nouvelles perspectives dans l'usage de l'intelligence artificielle dans le domaine de la santé.

Un dispositif d'IA pour repérer les maladies génétiques plus rapidement

La société américaine FDNA a développé un outil logiciel appelé DeepGestalt qui combine apprentissage automatique et reconnaissance faciale. L'entreprise a collecté 17 000 photos différentes, couvrant 200 syndromes distincts afin d'exercer ses algorithmes à analyser et reconnaître différentes anomalies génétiques visibles par des caractéristiques du visage des patients.

Les deux premiers tests mis en place par l'entreprise ont consisté à rechercher des troubles spécifiques : le syndrome de Cornelia de Lange et le syndrome d'Angelman. Ces derniers affectent le développement intellectuel et la mobilité. Ils ont également des traits faciaux distincts, comme des sourcils arqués qui se rejoignent au milieu pour le syndrome de Cornelia de Lange, et une peau et des cheveux exceptionnellement clairs pour le syndrome d'Angelman.

Des algorithmes qui ne remplacent pas le diagnostic d'un médecin

DeepGestalt a obtenu une précision de 90%, supérieure à la détection de spécialistes estimée elle à 70%. Sur un test plus large, portant sur 92 syndromes différents, l'intelligence artificielle a identifié un problème génétique sur 90% des photos analysées. Toutefois, l'outil ne permet pas de donner un diagnostic précis, se contentant de signaler une liste de troubles possibles en fonction de son analyse biométrique.

Les experts en maladies génétiques sont dès lors très réservés quant à l'usage de cette technologie à une plus grande échelle. Le docteur Bruce Gelb, professeur à la faculté de médecine Icahn de New York, indique que les tests réalisés par FDNA portent sur des patients relativement jeunes, et dont les maladies sont plus facilement détectables par l'analyse de leur visage.

FDNA reste également très prudent vis-à-vis de son outil, mais le considère comme un outil de référence permettant de simplifier la tâche des professionnels de santé. Le but pour l'entreprise est de réduire le temps du diagnostic, mais pas de remplacer l'avis d'un vrai médecin.

Source : The Verge
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Precrime
(PEGI 18)<br /> Il ne reste plus qu’à entrainer cette fameuse “IA” qui va savoir “prédire” si vous être en train de ch. ou de vous faire sodo.
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