Microsoft aide une ONG à nettoyer les océans grâce au machine learning

19 octobre 2020 à 18h15
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Un hackathon organisé Microsoft a permis à The Ocean CleanUp de perfectionner sa méthode pour récolter les déchets plastiques.

Pour faire face à la prolifération des déchets dans les océans et les rivières, une intelligence artificielle identifie les débris plastiques à la surface de l'eau, et facilite leur récolte.

The Ocean Cleanup : nettoyeur de l'océan

Chaque année, près de 9 millions de déchets plastiques sont rejetés dans les océans. Dans l’océan Pacifique, ils sont tellement nombreux qu’ils forment le « septième continent », ou continent de plastique . Cette zone où les déchets flottent à la surface de l’eau représente trois fois la surface de la France…

Plus grave encore : ces déchets se désagrègent en microplastiques, de minuscules particules très dangereuses pour les écosystèmes marins. C’est donc contre cette pollution que The Ocean CleanUp lutte depuis 2013.

Ainsi, grâce à un système « passif », qui utilise les courants marins et le vent, l’ONG néerlandaise parvient à récolter les déchets dans l’océan de manière propre. Il y a un an, elle a également lancé l'Interceptor, un bateau autonome fonctionnant à l’énergie solaire, conçu pour récolter les déchets plastiques avant qu’ils ne rejoignent l’océan… C’est à dire dans les cours d’eau.

Selon l’ONG, le bateau est capable d’extraire 50 tonnes de plastique par jour des rivières. Encore faut-il savoir où le placer…

Optimiser la récolte des déchets grâce à l'IA

The Ocean CleanUp a été contactée pour la première fois en 2018 par un employé de Microsoft, et invitée à participer au Global Hackathon annuel de la compagnie américaine. « Microsoft dispose d’immenses ressources informatiques qui pourraient largement vous aider à suivre et à contrôler vos efforts, pour une fraction du coût d’une intelligence artificielle », écrivait Drew Wilkinson dans son invitation. En effet, si 80 % des déchets plastiques rejetés dans les océans proviennent de 1 000 fleuves dans le monde, encore faut-il pouvoir installer l'Interceptor au bon endroit et au bon moment. L'enjeu se pose également pour les déchets dans l'océan, soumis aux courants marins.

Résultat de cette collaboration : The Ocean CleanUp et Microsoft ont développé un modèle de machine learning qui identifie les déchets plastiques dans les rivières. Intégré à une caméra drone, l’algorithme est capable de dissocier les plastiques flottant à la surface des déchets organiques, comme le bois.

« Cela nous a permis de prendre conscience que notre objectif était atteignable, pas seulement pour une rivière, mais pour toutes les rivières du monde », s'enthousiasme Robin De Vries, analyste géospatial chez The Ocean Cleanup. À charge de l'ONG, maintenant, d'installer ses solutions dans les rivières les plus polluantes.

D'abord testé en Malaisie et à Jakarta (Indonésie), l'Interceptor devrait prochainement être déployé au Vietnam et en République Dominicaine.

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