Le MIT étudie les ondes alpha pour améliorer votre concentration

09 décembre 2019 à 09h40
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Neurones

Selon une étude du MIT, il serait possible d'influencer ses ondes cérébrales pour améliorer sa concentration. En s'appuyant sur une méthode appelée « neurofeedback », des chercheurs ont prouvé que l'humain était capable de diminuer ses « ondes alpha », augmentant par la même son attention.

La technique promet notamment d'améliorer la concentration d'individus souffrant de difficultés d'apprentissage ou de problèmes comportementaux.

Améliorer le contraste

Le résumé de la publication précise d'emblée que la synchronisation des ondes alpha émises par notre cerveau a un rôle sur notre attention, ce dernier ayant déjà été démontré dans de précédentes études.

Ici, la question était davantage de savoir si la synchronisation des ondes était une cause ou un effet de notre attention, et s'il était possible d'apprendre à les maîtriser afin d'améliorer notre attention. Pour le savoir, les chercheurs ont utilisé un magnéto-encéphalographe (MEG) et un moniteur. Le MEG a permis aux chercheurs de mesurer en temps réel les ondes alpha parcourant les deux hémisphères du cortex pariétal d'un sujet. Situé à l'arrière de notre cerveau, le cortex pariétal est la partie responsable de la vision, du toucher, mais aussi de notre perception de l'espace et de notre attention.

Sur l'écran du MEG, un motif devenait plus ou moins visible selon le niveau de synchronisation des ondes alpha du sujet. Pour parvenir à le rendre visible, les patients devaient donc apprendre à maîtriser leurs ondes cérébrales. Après une vingtaine d'essais, ceux-ci se sont montrés capables d'en augmenter le contraste par la diminution de leurs ondes alpha.

magneto encephalographe MIT
© Justin Knight


D'autres essais sont prévus

Les chercheurs du MIT ont cependant donné peu d'indications concernant la manière de manipuler le motif. Pour tester le niveau de concentration des individus testés, ils ont projeté des points lumineux à différents endroits de l'écran, en leur demandant de les ignorer. Cela a permis aux chercheurs de tester le niveau de réaction de chaque lobe pariétal (gauche et droit).

L'auteur de l'étude, Yasaman Bagherzadeh explique qu'« après l'expérience, les sujets nous ont dit avoir compris qu'ils contrôlaient le contraste, mais qu'ils ne savaient pas comment ils l'avaient fait. Nous pensons que la base est l'apprentissage conditionnel - chaque fois que vous adoptez un comportement et recevez une récompense, vous renforcez ce comportement. Les gens n'ont généralement aucun retour sur leur activité cérébrale, mais lorsque nous leur en fournissons un, ils apprennent en pratiquant ».

Les chercheurs envisagent des tests similaires, mais sur d'autres ondes cérébrales (notamment les ondes bêta, qui sont liées à la maladie de Parkinson). Ils ignorent encore si un « entraînement » à la suppression d'ondes cérébrales pourrait présenter une persistance, et donc donner lieu à un traitement. Mais pour Robert Desimone, le directeur de l'institut McGovern, au MIT, « il y a un grand intérêt à utiliser le neurofeedback pour essayer d'aider les personnes atteintes de divers troubles cérébraux et de problèmes comportementaux. C'est une façon totalement non invasive de contrôler et de tester le rôle de différents types d'activités cérébrales ».

Source : MIT
Modifié le 10/12/2019 à 09h40
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