Grande-Bretagne : un projet de base de données d’utilisateurs soulève l’inquiétude

Un texte baptisé Communications Capabilities Development Programme (CCDP) pourrait être prochainement débattu devant les autorités britanniques. Le projet prévoit non pas l'enregistrement du contenu des messages (téléphoniques, SMS ou e-mails) mais oblige les opérateurs à stocker des informations susceptibles d'identifier les expéditeurs et les destinataires.

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Un projet de loi devrait prochainement être mis sur la table des négociations du Parlement britannique. Le Communications Capabilities Development Programme vise à obliger les opérateurs Télécoms ainsi que les FAI à stocker dans une base de données et pour une période d'un an, des informations sur la réception et l'envoi de messages sur Internet ou depuis un réseau mobile.

The Telegraph précise que le contenu des messages qu'ils soient vocaux ou écrits (SMS ou e-mail) ne seront pas enregistrés mais l'identité (ainsi que l'adresse e-mail) des interlocuteurs sera connue. Ces informations seront conservées par les opérateurs qui devront les transmettre aux autorités policières si ces dernières en font la demande. Le quotidien ajoute que la mesure pourrait s'avérer très extensive puisqu'au-delà des traditionnels courriels, les messages directs (DM) tout comme les communications entre joueurs dans un jeu vidéo entreraient dans le cadre de ce texte de loi.

Le ministère de l'Intérieur du pays a indiqué avoir commencé à mener des négociations avec les principaux opérateurs et un projet de loi pourrait être annoncé dès le mois de mai prochain malgré la réticence de certaines associations de protection de la vie privée.

Si, de son côté, le Home Office rappelle que « l'enregistrement des communications ne doit pas interférer sur la vie privée et les libertés civiles », le groupe Big Brother Watch affiche sa méfiance. Sur son blog, l'organisation s'inquiète des conséquences sur chaque utilisateur notamment en matière de protection des données collectées.

Son porte-parole ajoute : « la Grande-Bretagne est déjà le pays le plus espionné hors-ligne et nous trouvons qu'il est honteux de tenter de surveiller ce que nous faisons en ligne. Ces données constitueront un véritable honey pot pour les hackers et les gouvernements étrangers. Cela pourrait bien être la fin de l'anonymat en ligne » conclut Big Brother Watch.

Pour sa défense, le ministère rappelle l'importance pour le pays de bénéficier de mesures de contre-terrorisme et de lutte contre le crime organisé. Il appuiera donc le vote d'un texte de loi visant à introduire un stockage légal des données personnelles à des fins de sécurité nationale.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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