Wawa-Mania : le fondateur condamné à verser 15 millions d'euros

le 07 juillet 2015
 0
Le créateur du site de partage de liens de téléchargement Wawa-Mania a été condamné le 2 juillet dernier à verser 15 millions d'euros de dommages et intérêts aux ayants-droit, trois mois après avoir écopé d'un an de prison. Réfugié à l'étranger, il travaille sur une nouvelle version de son site.

Dimitri Mader, dit Zac, a été condamné le 2 avril dernier à un an de prison et 20 000 euros d'amende dans le volet pénal du procès initié à son encontre pour avoir créé et maintenu pendant des années le portail Wawa-Mania, bien connu des adeptes du téléchargement illégal. Le tribunal correctionnel de Paris a rendu le 2 juillet son verdict dans le cadre du volet civil et prononcé des dommages et intérêts d'environ 15 millions d'euros, répartis entre les différents studios, majors et organismes regroupés du côté des plaignants parmi lesquels Columbia Pictures, Microsoft, Disney, Marc Dorcel, Paramount ou la Sacem.

Ce montant en fait « l'une des plus importantes condamnations prononcées dans ce type d'affaire en France » d'après l'un des avocats de la partie civile, cité par l'AFP. Le détail des dommages et intérêts est publié sur le forum Wawa-Mania, toujours en activité.

08101576-photo-wawa-mania-dommages-et-int-r-ts.jpg

Le jeune homme, poursuivi depuis 2009 pour les activités associées à Wawa-Mania, n'a pas assisté à son procès : il serait en fuite à l'étranger depuis 2011. Avant de partir, il avait largement médiatisé les détails de l'enquête le concernant en acceptant de passer dans les émissions Envoyé Spécial et Sept à Huit. Il expliquait alors promouvoir un idéal de partage libre et n'avoir jamais fait de son site une activité lucrative, les sommes gagnées grâce à la publicité servant, selon lui, à financer l'infrastructure technique nécessaire.

Depuis, Wawa-Mania a plusieurs fois changé d'adresse. Le site est aujourd'hui abrité derrière un nom de domaine équatorien (.ec) et poursuit sa vocation première : le partage, par les membres enregistrés, de liens permettant de récupérer, via des services de téléchargement direct ou les réseaux P2P, des films, séries, logiciels, livres électroniques ou magazines le plus souvent soumis au droit d'auteur.

Tout en ironisant sur la cagnotte de 15 millions d'euros nécessaire à sa condamnation, Zac y officie sous un nouveau pseudonyme et dit travailler à une nouvelle version de son site, plus légère en ressources de façon à permettre une « quasi émancipation financière ».
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
Cet article vous a intéressé ?
Abonnez-vous à la newsletter et recevez chaque jour, le meilleur de l’actu high-tech et du numérique.

Dernières actualités

Huawei : la CIA s'en mêle et signale un financement par l'agence de sécurité chinoise
Kodi
⚡ Bon plan : HooToo Hub USB C avec Charge Type C à 24,99€ au lieu de 39,99€
Les finances de Spotify sont dans le vert pour la première fois depuis sa création
Byte, le successeur spirituel de Vine, commence à recruter pour sa bêta
NVIDIA : les GTX 1660 Ti et 1650 intégrées à plus à 80 modèles de laptops dès aujourd’hui
C’est officiel : le OnePlus 7 sera présenté le 14 mai prochain à Londres
Windows 10 : Microsoft met à jour sa liste de processeurs requis pour sa MàJ de mai 2019
Les iPhone 2020 seraient pourvus de modems 5G provenant de chez Qualcomm... et Samsung
#Rediff | Comparatif 2019 : quelles sont les meilleures enceintes pour PC ?
Le Sri Lanka bloque les principaux réseaux sociaux après la vague d'attentats
GTX 1650 : sortie le 24 avril à partir de 150€
Galaxy Fold : Samsung retarde officiellement la sortie de l'appareil, voici pourquoi
Les moules de l’iPhone XI confirment la présence d’un trio d’APN disposé en triangle
Bose annonce la compatibilité de trois de ses enceintes avec AirPlay 2
scroll top