PRISM : quand Microsoft aide la NSA à contourner son chiffrement

Ludwig Gallet
12 juillet 2013 à 13h20
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The Guardian a publié de nouveaux documents transmis par Edward Snowden faisant état de la collaboration étroite menée par la Silicon Valley, en particulier Microsoft, avec la NSA.

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Nouveaux rebondissements concernant l'affaire d'espionnage Internet de la NSA. The Guardian a fait état de l'obtention de nouveaux documents prouvant la proximité des firmes partenaires du programme PRISM avec les autorités américaines.

Cette fois, c'est Microsoft qui est particulièrement ciblée. Bien que la firme ait nié en premier lieu toute connaissance du programme PRISM, il semblerait qu'elle ait tout de même largement collaboré avec les services de renseignement américain pour lui faciliter l'accès aux données chiffrées. Face à l'inquiétude de la NSA de ne pouvoir accéder aux conversations des utilisateurs de la nouvelle interface Outlook, Microsoft aurait aidé l'autorité à contourner le chiffrement des données.

Outlook n'est d'ailleurs pas le seul service concerné. Skydrive, sa solution de stockage en ligne, aurait fait l'objet d'une attention toute particulière, avec le concours du FBI, qui aurait joué un rôle d'intermédiaire pendant près de neuf mois afin d'obtenir l'accès sans autorisation spécifique. La NSA se félicite dans les documents du travail d'équipe et de collaboration mis en oeuvre entre les agences américaines de renseignement.

Skype n'échappe pas non plus à la règle, la collecte des données y a débuté en février 2011, après que la société a reçu une injonction de la part de la justice,révèle The Guardian. La NSA aura mis quatre mois pour obtenir gain de cause, alors qu'elle avait adressé ses premières demandes en novembre 2010. En juillet 2012, soit neuf mois après le rachat de Skype par Microsoft, elle se félicitait d'avoir réussi à tripler le volume de vidéos recueillies à travers PRISM.

Du côté de Microsoft, la position ne change pas. Elle affirme n'agir que sur la base de requêtes gouvernementales précises, telles que prévues par la loi américaine. « Lorsque nous mettons à jour nos produits, des obligations judiciaires peuvent nous imposer dans certaines circonstances de maintenir la possibilité de fournir des informations, en réponse à une loi ou une requête de sécurité nationale. Ce sont les aspects du débat dont nous aimerions pouvoir discuter plus librement. C'est pour cela que nous réclamons une transparence supplémentaire qui pourrait aider tout le monde à mieux comprendre et débattre de ces sujets importants. », explique la firme, en référence aux demandes formulées auprès du gouvernement américain pour obtenir le droit de publier davantage d'informations.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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