La NSA va remplacer 90% de ses informaticiens par des machines

01 juin 2018 à 15h36
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La semaine dernière, le patron de la NSA a annoncé le remplacement de 90% des effectifs chargés de l'administration informatique au sein de l'agence de renseignement. De quoi gagner en efficacité et pourquoi pas enrayer les velléités d'éventuels lanceurs d'alerte.

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Pour éviter un nouveau cas Snowden, la NSA prend le taureau par les cornes. La semaine dernière, Keith Alexander, le chef de la NSA, a annoncé le remplacement à venir de 90% des effectifs chargés de l'administration informatique de l'agence de renseignement par des machines, forcément moins sujettes au déballage médiatique. C'est via un poste similaire qu'Edward Snowden avait eu accès aux données sensibles de la NSA.

Plus de machines pour un nombre d'autant plus restreint d'agents ayant accès aux données collectées, le calcul est limpide. Il devrait signifier la suppression de 900 emplois environ au sein de l'agence la plus mystérieuse des États-Unis. Le patron de la NSA y voit d'autres avantages, comme la possibilité de travailler plus efficacement, en gagnant en rapidité. Une véritable révolution du fonctionnement de l'agence se prépare donc dans ses bureaux.

Keith Alexander assure que cette réorganisation avait été actée avant les révélations d'Edward Snowden. Le processus aurait toutefois été accéléré ensuite. La NSA ne s'arrête pas là, puisqu'elle a également fait savoir qu'en cas de besoin d'une intervention humaine, deux personnes seront systématiquement appelées à surveiller le bon déroulé des opérations. Et sans doute accessoirement à assurer un autocontrôle des agissements des agents.

Les profils mieux étudiés dans le recrutement

Cette information arrive un mois tout juste après la publication par la DISA (Defense Information Systems Agency) d'un extrait des tests proposés par la NSA à ses agents, relayé notamment par le Huffington Post. Celui-ci pointait du doigt la menace interne représentée par « Hema », une personne fictive, créée de toute pièce pour être en mesure d'identifier les risques potentiels de fuites.

Dans ce test, il était notamment reproché à Hema, d'origine indienne, de rentrer un peu trop fréquemment retrouver sa famille dans le pays. Autre facteur à risque, des problèmes d'argent, couplé au fait qu'elle ne se sent visiblement pas heureuse aux États-Unis. Pour couronner le tout, notre Hema n'hésiterait pas à faire part de son désaccord avec la politique étrangère du pays.

Interrogé par le Huffington Post, un représentant du Pentagone avait ainsi justifié le test, instauré en octobre 2012. « Quand nous regardons une candidature pour un poste qui requiert un haut niveau de confiance, de nombreux indicateurs doivent être pris en considération. Le département de sécurité intérieure examine toutes ces variables en se basant sur des exemples passés d'anciens employés qui espionnaient ou nous trahissaient. » Et d'ajouter que la prochaine version du test prendrait davantage en compte des considérations liées au comportement des postulants plutôt qu'aux « caractéristiques personnelles et aux croyances ».
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