Alcatel-Lucent pourrait accélérer les réductions de postes

Michel Combes, qui prendra les rênes d'Alcatel-Lucent en avril, sera de continuer à assainir les finances du groupe, en proie à une perte de 1,4 milliard d'euros en 2012. Alors qu'il dévoilera sa stratégie en juin, les syndicats avancent que le groupe veut accélérer le plan de suppression de postes.

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Michel Combes, ex-président de Vodafone Europe, prendra la tête d'Alcatel-Lucent le 2 avril. Face à lui : un groupe en difficulté qu'il faudra redresser. Le futur directeur général rencontre déjà les principaux clients et salariés de l'entreprise, apprend Reuters, afin de « s'informer sur la situation du groupe ». Il prendra ensuite deux mois « pour décider d'un projet et annoncera en juin son plan et les grandes orientations pour les trois années à venir ».

Les syndicats affirment que l'un des axes majeurs de la stratégie sera de continuer à réduire les coûts. Si l'accord de financement de 2 milliards d'euros conclu fin janvier donnera un peu d'air à l'équipementier télécoms, celui-ci a tout de même consommé 700 millions d'euros de cash sur l'exercice 2012, creusant la perte nette à 1,4 milliard d'euros. La priorité restera donc d'assainir les finances.

Engagé dans un plan de restructuration impliquant la suppression de 5 500 postes, Alcatel-Lucent devrait accélérer la manœuvre. Michel Combes aurait expliqué, d'après les syndicats, « qu'il faut de manière impérative aller plus vite sur le plan de réduction de postes ». Selon un analyste cité par l'agence, le nouveau patron « devra frapper un grand coup pour stopper l'hémorragie de cash ».

Cet impératif, explique-t-il, pourrait se traduire par de nouvelles cessions d'actifs, de l'ordre de 1 à 1,5 milliard d'euros. Si l'activité de câbles sous-marins était un temps évoquée, des analystes de Morgan Stanley préconiseraient eux de céder la branche Entreprise, « non-stratégique », pour 300 millions d'euros. Cependant, Michel Combes n'aurait pas encore l'aval du conseil d'administration pour une telle opération.

Parmi les autres pistes envisagées, Alcatel-Lucent pourrait favoriser ses marchés les plus dynamiques, comme l'Amérique du Nord et l'Asie, où l'équipementier réalise près de 70% de ses recettes. Enfin, le franco-américain compte sur son laboratoire de recherche de pointe, les Bell Labs, qui a également changé de tête récemment, et qui envisage de recentrer ses travaux vers les logiciels pour le réseau et le cloud.