Serveurs Power Systems : IBM engage 1 milliard de dollars dans les technologies Linux

19 septembre 2013 à 11h45
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La firme américaine annonce un investissement d'1 milliard de dollars (environ 750 millions d'euros) dans les technologies Linux et open source pour ses serveurs Power Systems. Le site de Montpellier recevra ce financement majeur de la part d'IBM.

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IBM annonce deux initiatives de taille pour le développement et l'intégration des technologies Linux au sein de ses serveurs. Le groupe va ainsi investir 1 milliard de dollars afin de développer davantage des solutions permettant d'étendre l'écosystème IBM supportant Linux via Power Systems.

Pour ce faire, la firme lance un centre Power Systems Linux, lequel sera au pôle situé à Montpellier. Ce département dont l'ouverture officielle se fera le 1er octobre doit servir à la « conception d'architectures répondant aux besoins logiciels et d'infrastructure des clients ainsi qu'à la mise à disposition de plateformes PowerLinux », explique la société dans un communiqué. Plusieurs axes de développement seront étudiés en particulier le Big data, le cloud, les mobiles et le Social Business.

Seconde mesure, IBM précise qu'il met à disposition un cloud de développement spécialement dédié à Linux on Power. L'objectif du groupe est ainsi de « servir le nombre croissant de développeurs, partenaires et clients qui voudraient faire tourner Linux sur Power Systems ». Les professionnels sont ainsi désormais à même de développer et tester plus aisément des applications Linux sur la plate-forme Power.

L'ambition d'IBM est même clairement affichée de mettre à disposition une « technologie matérielle de pointe afin d'encourager l'innovation open source. IBM y rend son microprocesseur IBM POWER disponible sous licence à d'autres sociétés à des fins de collaboration et de développement ouverts ».

Si l'investissement est de taille, il n'est toutefois pas certain que ces initiatives aient des conséquences notables sur l'emploi dans la région. Le groupe évoque en effet les « fortes compétences techniques déjà disponibles à Montpellier » et ne livre pas davantage de précisions sur ce sujet. Il n'explique donc pas si son site héraultais, employant à ce jour 960 personnes recevra des renforts. D'un autre côté, la firme mènerait actuellement un programme visant à supprimer, selon les observateurs, entre 6 000 et 8 000 postes à travers le monde.

La France est également touchée par ces mesures puisque la branche française du groupe a annoncé cette année la suppression de 689 postes sur le territoire. Une décision critiquée par la CGT qui a d'ailleurs fait le choix de saisir la justice pour remettre en cause les choix de la direction.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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