Hired, un site de recrutement inversé qui ne cible que les meilleurs parmi les meilleurs

Thomas Pontiroli
24 juin 2016 à 17h28
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Ce n'est pas parce qu'un profil est excellent qu'il trouvera chaussure à son pied, et que les entreprises réussiront à mettre la main dessus. Hired se propose d'inverser le recrutement.

Pour aider les entreprises à trouver la perle rare, Hired leur propose les 5 à 10 % des meilleurs profils. Cette start-up inventée aux États-Unis en 2012 génère déjà 100 millions de dollars de chiffre d'affaires, et se développe dans plusieurs pays dont la France, où elle a racheté il y a peu Breaz, une jeune pousse qui s'était justement inspirée de son modèle. Pour filtrer les profils (commerciaux, marketeurs, développeurs), Hired a sa méthode.

« Un algorithme suit les candidats de leur inscription sur Hired jusqu'à leur embauche, explique Edouard Rosenblum, fondateur de Breaz, et responsable France de Hired désormais. Nous savons ainsi si son profil a rencontré du succès auprès des entreprises, grâce à du machine learning, nous savons ensuite mieux cibler les bons profils. » Ce fonctionnement par succès/erreur subit un deuxième niveau de filtrage, manuel cette fois.

Adapté aux start-up

L'entonnoir peut encore se resserrer d'un cran avec un test technique, puis un entretien avec un « talent advocate », dont le rôle est de vérifier que la personne a bel et bien l'intention de changer de poste. « En effet, les meilleurs talents sont souvent en poste », ajoute Edouard Rosenblum. Pour eux, Hired est entièrement gratuit, la plateforme les accompagne dans l'enrichissement de leur CV, et leur fournit un salaire indicatif.


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La promesse de Hired est de « laisser les entreprises venir à vous, pas le contraire » - Crédit : Hired.


Ce sont donc les entreprises qui paient pour profiter de ce service, à hauteur de 12 % du salaire brut. En tout, la société compte 5 000 entreprises clientes dans le monde, dont 700 en France. Parmi ses références, citons Facebook, Uber ou Twitch. Dans le cœur de cible, il y a aussi et surtout des start-up en période d'accélération, pour qui recruter de très bons profils revêt un enjeu majeur. De ces recrues dépendra leur développement...

Et les "moins bons" ?

À terme, Hired envisage de s'étendre à d'autres secteurs, comme la finance. Lorsqu'on demande à Edouard Rosenblum pourquoi ne pas avoir choisi de cibler les profils en difficulté plutôt que les talents, qui auront très probablement moins de difficulté à trouver un poste à leur mesure, il répond qu'il fallait « fluidifier la mise en relation » sur ce segment, et que le modèle « marche ». Hired a levé 40 millions de dollars en février dernier.


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Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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