Le site de réservation médicale en ligne KelDoc a la cote

Thomas Pontiroli
30 juin 2014 à 13h46
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KelDoc enchaîne une deuxième levée de fonds en moins de deux ans, confirmant qu'il a bien fait de s'inspirer de l'américain ZocDoc, lui aussi spécialisé dans les rendez-vous médicaux en ligne.

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Le succès est au rendez-vous pour les plateformes de rendez-vous médicaux. On se souvient de Doctolib qui, en février dernier, recevait 1 million d'euros un an seulement après avoir vu le jour. C'est aujourd'hui KelDoc, un autre site français de ce genre, qui lève 1 million d'euros auprès d'Alven Capital. C'est déjà sa deuxième levée de fonds en un an et demi d'existence.

Jeremy Uzan, associé chez Alven Capital, explique auprès du site TechCrunch que la plateforme « bénéficie désormais d'une excellente réputation auprès de nombreux professionnels de santé » et ajoute que la start-up « aurait continué son développement même sans apport de nouveaux capitaux ». Mais son fondateur, Eduardo Ronzano, souhaite « s'étendre en Europe » et « croître plus vite que le concurrent ZocDoc ».

D'après le site américain, 160 000 personnes utilisent la plateforme KelDoc pour prendre des rendez-vous médicaux - qui ont dépassé la barre des 10 000. La force de ce genre de service est de proposer des rendez-vous (gratuitement, bien sûr), depuis le Web ou une application mobile, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. « Notre objectif est d'améliorer l'accès aux soins en France en mettant à votre disposition des outils simples pour gérer votre santé. Une fois le rendez-vous pris, on se sent déjà mieux », affirme KelDoc sur son site.

Bientôt plus de secrétaires ?

Si KelDoc revêt un intérêt pratique pour le patient, ce serait également le cas pour le praticien, lequel n'a plus vraiment à gérer son agenda, qui se remplit tout seul au gré des prises de rendez-vous des internautes. Mais cet avantage se monnaie : les médecins doivent débourser environ 200 euros par mois. Car l'autre service rendu à leur cabinet est de bénéficier d'une fenêtre supplémentaire pouvant leur amener des patients. Troisième bénéfice pour les professionnels : remettre à disposition les consultations qui ont été annulées.

Mais l'effet pervers de la logique KelDoc est de menacer la place des secrétaires. En septembre 2013, la start-up s'est rapprochée de Webhelp (.pdf), connu pour ses services d'externalisation de la relation client. En plus de proposer la gestion de l'agenda, ce prestataire permet d'externaliser la prise en charge des appels... Pour « un tarif très compétitif », débutant à 239 euros par mois, « les professionnels de santé peuvent bénéficier d'un télésecrétariat de 8 h à 20 h du lundi au vendredi et de 9 h à 18 h le samedi », vantait KelDoc.



Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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