Le gouvernement veut tout faire pour soutenir le développement de la tech française. Et il y a des fonds pour cela.

© Wiki Commons
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Cette semaine, c'est l'édition 2026 du salon VivaTech, à l'occasion duquel des géants comme Samsung ont pu présenter de grands projets - celui du Sud-Coréen ambitionne de faire de la montre connectée Galaxy Watch un hub de votre santé connectée. Mais les décideurs publics sont aussi présents, pour communiquer. C'est le cas aujourd'hui du ministre de l'Économie, Roland Lescure.

Déjà 13 milliards d'euros de fonds privés collectés pour les entreprises tech françaises et européennes

Les entrepriches tech hexagonales ont besoin d'argent, de beaucoup d'argent, si elles veulent pouvoir concurrencer les géants américains et chinois. C'est dans cette idée que Roland Lescure a eu une bonne nouvelle à communiquer, ce vendredi 19 juin, au salon VivaTech.

Il a ainsi annoncé « une mobilisation exceptionnelle et record de 13 milliards d'euros supplémentaires au titre de la troisième phase de l'initiative Tibi, qui seront investis dans les entreprises en croissance et innovantes françaises et européennes » - somme qui pourrait atteindre les 15 milliards d'euros d'ici la fin de l'année. Une annonce qu'il a d'autant plus été heureux de faire qu'il ne s'agit pas d'argent public (français ou européen), mais de fonds totalement privés.

© Vivatech
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La plus grosse levée jamais effectuée dans le cadre de l'initiative Tibi

En effet, ces fonds ont été récoltés à travers l'intiative Tibi, qui sollicite l'épargne privé (celle des Français étant de 6 600 milliards d'euros) pour ces investissements. La majeure partie des partenaires sont ainsi des mutuelles ou des assurances gérant les assurances-vies et les plans épargne-retraite, mais aussi la CDC, des entreprises ou des fonds de pension. La première levée de cette initiative avait permis la constitution d'une enveloppe de 6,4 milliards, la seconde elle avait rapporté 9,5 milliards d'euros.

Près de la moitié de la somme levée le sera dans des activités de la deeptech, comme l'IA, la biotech ou le quantique. Et elle ne correspond pas à la fin des ambitions de financement de la France. Le gouvernement veut en effet aussi solliciter des partenaires européens, comme l'Allemagne, afin de mettre sur pieds des « fonds paneuropéens de taille mondiale, capables d’accompagner les entreprises technologiques tout au long de leur croissance », selon le ministère de l'Économie.

Source : Le Figaro