Paris : une taxe sur chaque trottinette et vélo en libre-service

22 mars 2019 à 14h07
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Trottinette electrique

La capitale a décidé de durcir le ton face à la multiplication des trottinettes, vélos et scooters en libre-service, qui provoquent de plus en plus d'accidents.

Lorsque vous vous baladez au cœur de Paris, il est tout simplement impossible de ne pas remarquer ces scooters, vélos et trottinettes proposés au public en libre-service par des compagnies au profil monstre comme Bird ou Lime. S'agissant notamment des trottinettes, la fraîcheur de leur essor entraîne un vide juridique à combler, au-delà du nombre important d'accidents. Pour stopper l'hémorragie, la Mairie de Paris a décidé de taxer les engins.

La charte de bonne conduite ne suffit plus

L'idée générale est de mieux contrôler les offres de free-floating en encadrant notamment le stationnement des vélos, trottinettes et scooters en libre-service qui ne se trouvent pas à une borne dédiée. Aujourd'hui, la municipalité estime à plus de 15 000 le nombre d'engins en circulation dans la ville. Dans les prochains mois, ce nombre pourrait atteindre les 40 000, selon les opérateurs. Alors si le développement de nouveaux modes de mobilité, propres pour la planète, est à saluer, les habitants font face à un espace public saturé.

En juin 2018, la Mairie de Paris avait établi une charte de bonne conduite à adopter, comme celle de veiller au confort des piétons en n'encombrant pas les trottoirs notamment. L'initiative semble avoir été insuffisante, et la municipalité veut passer à la vitesse supérieure pour mettre fin au stationnement tous azimuts sur les trottoirs ou sur la route.

Une redevance pouvant aller de 20 à 120 euros par engin, selon le type

Annoncé le jeudi 21 mars, le projet de taxation sera soumis au vote du conseil municipal. La délibération, qui sera présentée au Conseil de Paris en avril, prévoit qu'un opérateur dont la flotte comprend entre 1 et 499 engins s'acquitte d'une redevance de 20 euros par machine « sans motorisation ou dotée d'une assistance électrique », comme les vélos ; et de 50 euros par engin « à motorisation électrique non immatriculé », comme les trottinettes électriques. Les véhicules électriques immatriculés coûteront 60 euros par tête et les véhicules thermiques à deux ou trois roues immatriculés devront chacun s'affranchir d'une redevance de 120 euros.

Paris se base sur ce qui fait déjà dans d'autres villes à l'étranger ou en France, comme à Marseille. « Nous sommes ravis de cette redevance », indique étonnement Arthur-Louis Jacquier, directeur général de Lime en France, qui voit cette taxe comme « un investissement » permettant « d'installer notre projet dans la durée ».

Car la taxation reviendrait à définitivement accepter et tolérer ses nouveaux modes de mobilité, outre l'opportunité de faire rentrer un peu plus d'argent dans les caisses de la Ville. Du gagnant-gagnant, en somme ?

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