Quand YouTube associe le ronronnement d'un chat à une violation de copyrights

12 février 2015 à 17h02
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Sur Youtube, les chats aussi ont des droits... ou pas ! La plateforme de vidéos accuse l'un de ses utilisateurs d'enfreindre les droits d'auteur d'une maison de disque dans l'une de ses créations. Problème : on y entend uniquement un ronronnement félin.

Quiconque a déjà parcouru le vaste catalogue de YouTube est déjà tombé sur une « boucle », le genre de vidéos très répétitives qui répètent le même cycle pendant parfois plusieurs heures. L'utilisateur du service nommé Digihaven a mis en ligne une boucle d'une heure dans laquelle on entend tout simplement son chat, Phantom, ronronner. L'objectif : proposer un fond sonore relaxant « pour étudier, dormir ou méditer ».

Mais la ronron-thérapie a été mal vue de YouTube, ou plutôt de Content-ID, son algorithme chargé d'identifier automatiquement les œuvres utilisées dans les vidéos, pour prévenir une éventuelle violation des droits d'auteur. Un an après sa mise en ligne, la vidéo a été signalée par la plateforme. La raison : elle diffuserait sans autorisation un morceau de musique appartenant à EMI Music Publishing et PRS, nommé « Focus ». Un constat effectué au tiers de la vidéo, qui ne fait que répéter une boucle de 12 secondes.

Il s'agit bien évidemment d'une erreur de Content-ID qui croit reconnaître un extrait qui n'existe pas. Les ayants droit n'ont d'ailleurs pas réalisé de demande de suppression, mais l'auteur de la vidéo souligne que la monétisation a, elle, été désactivée. Avec un peu plus de 3000 vues, ce dernier n'espérait pas faire fortune, mais regrette malgré tout la situation. « Je suis sûr que l'attitude d'EMI/PRS rend Phantom triste. Dans ce genre de cas, les sociétés comme EMI récupèrent les bénéfices des publicités des vidéos légitimes des gens, je leur demande donc des excuses et le remboursement pour les fausses accusations » explique-t-il à TorrentFreak.

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La détresse féline face à la situation. Tout est dit.

En effet, dans ce genre de cas, les ayants droit peuvent soit demander la suppression du contenu litigieux, soit récupérer les revenus des vidéos monétisées. Une démarche renforcée en décembre 2013, lorsque YouTube a décidé de sévir davantage vis-à-vis de l'utilisation d'œuvres sous copyrights dans les vidéos.

« Mon chat ne fait pas partie de vos conneries à propos des droits d'auteur » ajoute Digihaven en commentaire de sa propre vidéo. Une situation absurde face à laquelle ni YouTube ni la maison de disques EMI n'a encore réagi.

Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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