Facebook : un bouton "Je n'aime pas" ? Pas tout à fait...

16 septembre 2015 à 15h25
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Le fondateur et PDG de Facebook Mark Zuckerberg a annoncé que de nouvelles options feront leur apparition aux côtés du fameux bouton « J'aime ». Un message qu'il semble judicieux d'éclaircir.

Pendant des années, bon nombre d'utilisateurs de Facebook ont pris l'habitude de cliquer sur le bouton « J'aime » afin de manifester leur appréciation vis-à-vis d'une publication de leur contact ou un fait d'actualité. Au fil des années, certains ont réclamé la présence d'un bouton « Je n'aime pas », soit pour lancer une pique à un utilisateur ou pour affirmer plus clairement leur point de vue sur un sujet spécifique.

Jusqu'à présent, Facebook s'est toujours refusé d'introduire une telle option... A tel point que certaines personnes malveillantes en ont profité pour déployer leurs malware via l'insertion de faux boutons. Mais hier, interrogé sur le sujet lors d'une session questions-réponses, Mark Zuckerberg a déclaré :

« Cela fait plusieurs années que les gens nous demandent un bouton « Je n'aime pas ». Plusieurs centaines nous ont posé la question et aujourd'hui est un jour spécial parce que nous pouvons vous dire que nous travaillons dessus et nous sommes très proches de l'expérimenter. »




Mais l'homme s'est empêché de préciser qu'il ne s'agissait pas d'introduire un système de votes positifs ou négatifs sur chacune des publications de son réseau. L'objectif est de permettre aux utilisateurs de partager plus naturellement leur sentiment. « Ce que les gens veulent réellement c'est de pouvoir exprimer de l'empathie », explique M. Zuckerberg en affirmant qu'on ne peut réellement cliquer sur le bouton « J'aime » lorsqu'un de nos contacts annonce une triste nouvelle et qu'il est nécessaire d'introduire de nouvelles options.

En octobre 2013, à l'occasion d'un hackathon organisé par Facebook, un développeur avait précisément conçu un bouton « Je compatis ». Dans ce concept de développement, ce dernier n'apparaît pas tout le temps, mais seulement lorsque le contact a préalablement choisi un état d'esprit spécifique (déprimé, triste) dans la liste des émotions proposées lors de la publication d'un contenu.

Reste surtout à connaître la manière dont Facebook exploitera ces données pour affiner le ciblage publicitaire...
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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