Les dealers de drogue préfèrent Telegram et WhatsApp au dark web pour leurs ventes

Mathieu Grumiaux Contributeur
26 mars 2019 à 08h13
0
dark web fotolia

Les trafiquants de stupéfiants apprécient la sécurité apportée par ces messageries cryptées et cherchent à éviter le contact avec les forces de l'ordre, désormais très présentes sur le dark web.

Les trafiquants de drogue ont de la suite dans les idées pour continuer à faire prospérer leur business illicite sur la toile. Ces derniers utilisaient jusqu'à aujourd'hui le dark web pour se mettre en contact avec leurs clients en toute discrétion.

Le dark web n'est plus un lieu sûr pour les dealers de drogue

Hors, depuis quelques années les forces de l'ordre se sont spécialisées dans le numérique et savent désormais où trouver les trafiquants en ligne. Cela fait dire au cyber criminel russe Pavel Vrublevsky qu' « il y a plus de flics que de criminels sur le dark web » aujourd'hui.

Entre 2013 et 2017, les transactions sur le dark web ont chuté de 60%, en partie grâce aux fermetures des plateformes Silk Road, Alphabay et Hansa Market, et aux démantèlements de ces réseaux clandestins.

Pour poursuivre leurs activités, les trafiquants en ligne de grande envergure se sont tournés vers les messageries instantanées comme Telegram ou WhatsApp.

Les messageries instantanées, nouvel eldorado des trafiquants

Les dealers peuvent ainsi profiter du chiffrement des conversations de bout en bout, et ainsi ne plus être inquiété par une surveillance policière. Chainalysis, une société spécialisée dans l'étude des activités cyber-criminelles indique dans un rapport que « lorsque ces applications sont utilisées, les transactions sont décentralisées et de personne à personne ; il y a peu de risque que les forces de l'ordre ferment tout le réseau en fermant un site Web ».

Les trafiquants mettent également au point des chatbots, ces robots conversationnels automatiques permettant de rester en contact avec le client 24h/24, sans se faire repérer en divulguant leurs identités.

Le chiffrement en question pour les gouvernements

Le chiffrement complet de ces messageries reste un sujet sensible pour les gouvernements. L'Australie vient de voter une proposition de loi controversée exigeant des éditeurs de ces systèmes des portes dérobées permettant aux autorités de pouvoir avoir accès aux données des utilisateurs et à leurs conversations et aux clés de cryptage utilisées.

Les défenseurs des libertés sont vent debout depuis le vote de cette mesure. Les principales sociétés éditrices de ces logiciels refusent également l'intégration d'une backdoor dans leur logiciel, pour garantir à leurs utilisateurs le respect de leur vie privée.



Source : CCN
Modifié le 29/03/2019 à 14h58
1 réponses
0 utilisateurs
Suivre la discussion

Les actualités récentes les plus commentées

Des députés proposent de taxer les véhicules en fonction de leur poids
Un chercheur lance une pétition pour rendre gratuits les articles liés au réchauffement climatique
La nouvelle Livebox d'Orange est enfin dévoilée !
Red Dead Redemption 2 : la version PC réclamera
Des équipes d'Amazon chargées de scruter les images des caméras de surveillance de la marque
Le gouvernement américain bannit huit nouvelles entreprises chinoises de la tech
Pour Michel Mayor, prix Nobel de physique 2019, l'humanité ne migrera pas sur d'autres planètes
Blizzard demande leur carte d'identité aux pro-manifestants de Hong Kong pour supprimer leur compte
LDLC.com à nouveau élu Service Client de l'Année 2020
Xavier Niel défend le projet Libra... dans lequel il a investi

Notre charte communautaire

1. Participez aux discussions

Nous encourageons chacun à exprimer ses idées sur les sujets qui l'intéressent, et à faire profiter l'ensemble de la communauté de son expertise sur un sujet particulier.

2. Partagez vos connaissances

Que vous soyez expert ou amateur passionné, partagez vos connaissances aux autres membres de la communauté pour enrichir le niveau d'expertise des articles.

3. Échangez vos idées

Donnez votre opinion en étayant votre propos et soyez ouverts aux idées des autres membres de la communauté, même si elles sont radicalement différentes des vôtres.

4. Faites preuve de tolérance

Qu'il s'agisse de rédacteurs professionnels ou amateurs, de lecteurs experts ou passionnés, vous devez faire preuve de tolérance et vous placer dans une démarche d'entraide.

5. Restez courtois

Particulièrement lorsque vous exprimez votre désaccord, critiquez les idées, pas les personnes. Évitez à tout prix les insultes, les attaques et autres jugements sur la forme des messages.

6. Publiez des messages utiles

Chaque participation a vocation à enrichir la discussion, aussi les partages d'humeurs personnelles ne doivent pas venir gêner le fil des échanges.

7. Soignez votre écriture

Utilisez la ponctuation, prohibez le langage SMS et les majuscules, relisez-vous afin de corriger un peu les fautes de frappe et de français : trop de fautes n’engagent ni à lire le message, ni à répondre à une question.

8. Respectez le cadre légal

Ne publiez pas de contenus irrespectueux, racistes, homophobes, obscènes ou faisant l'apologie de courants radicaux, qu'ils soient politiques ou religieux. N'utilisez pas plusieurs comptes utilisateurs.

9. Ne faites pas de promotion

Ne profitez pas d'une discussion pour faire la publicité d'un produit, d'un service ou même de votre site web personnel.

10. Ne plagiez pas

Exprimez uniquement vos opinions ou partagez des idées en citant vos sources.

scroll top