Les restrictions s'enchaînent actuellement sur l'internet russe. Après Telegram, c'est au tour des géants américains WhatsApp et YouTube de subir des restrictions beaucoup plus lourdes.

© PHOTOCREO Michal Bednarek / Shutterstock
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En début de semaine, on découvrait que la Russie avait commencé à bloquer Telegram, une application pourtant extrêmement populaire dans la pays, et qui a été créée par un natif russe, Pavel Durov. Ce dernier a rapidement réagi sur son application, critiquant ces restrictions, qu'il affirmait de toute manière destinées à faillir - convoquant pour cela un précédent iranien qui avait déjà raté par le passé. Pas de quoi pourtant bloquer les autorités russes dans leur lancée.

Les noms de domaine de WhatsApp et de Youtube retirés du registre de l'internet souverain russe

C'est un véritable tour de vis qui semble être mis sur l'internet russe. Alors que la plupart des plateformes des géants américains sont depuis déjà plusieurs années l'objet de mesure de dégradation de la qualité du service, voire de blocage, une nouvelle étape vient d'être franchie.

En effet, le régulateur russe des communications vient d'enlever les noms de plusieurs grandes plateformes comme Youtube et WhatsApp de son système national de noms de domaine (SNDN). Ce registre est une duplication du système mondial de noms de domaine, appliqué à « l'internet souverain » russe. Les internautes russes utilisant les applications en question ne peuvent donc plus recevoir l'adresse IP de YouTube ou de WhatsApp.

WhatsApp réagit, et annonce vouloir continuer à offrir ses services aux Russes

Et cette première mesure est accompagnée d'une campagne massive de blocage DNS, beaucoup plus importante que ce qui avait pu être fait par le passé par la Russie. Aujourd'hui, il ne reste plus aux citoyens du pays que l'option VPN pour encore pouvoir accéder à ces plateformes.

Pour ce qui est de WhatsApp, comme pour Telegram auparavant, l'objectif de la Russie est de rendre beaucoup moins attractives ces applications, afin de faire basculer les Russes vers la nouvelle application de messagerie MAX, qui, elle, n'offre aucune possibilité d'avoir des communications cryptées. La tâche va s'avérer herculéenne, puisque à ce jour, Telegram compte près de 60 millions d'utilisateurs en Russie, et WhatsApp près de 100 millions, pour environ 400 000 pour MAX.

WhatsApp a par ailleurs déjà réagi dans un message posté sur X, en anglais et en russe. Il critique vertement « le gouvernement russe [qui] a tenté de bloquer complètement WhatsApp afin d'inciter les utilisateurs à se tourner vers une application de surveillance appartenant à l'État. » L'application de Meta promet aussi de faire « tout son possible pour que les utilisateurs restent connectés. »

Source : Nexta sur X

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