L'Equateur accorde le droit d'asile à Julian Assange

01 juin 2018 à 15h36
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La tension monte entre le gouvernement équatorien et la Grande-Bretagne. Julian Assange, actuellement réfugié dans les locaux de l'ambassade d'Equateur à Londres, réclame l'asile politique. De son côté, la Grande-Bretagne a menacé d'entrer de force dans l'ambassade de cet Etat d'Amérique du sud.

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Cela fait 56 jours que le responsable du site Wikileaks a pris ses quartiers dans l'ambassade d'Equateur à Londres. Julian Assange cherche ainsi à se placer sous la protection de cet Etat d'Amérique du sud en demandant l'asile politique. Le gouvernement de Quito doit donner sa réponse aujourd'hui à 14h.

Lors d'une conférence de presse, le ministre équatorien des Affaires étrangères, Ricardo Patino a affirmé que les britanniques ont menacé de mettre la main sur Assange par la manière forte.

Pour rappel, Julian Assange est accusé de viol consenti et d'agression sexuelle. Il devait être, selon la justice britannique, extradé vers la Suède afin qu'il y soit jugé. Une entreprise plutôt compliquée puisque le responsable du portail Wikileaks s'est réfugié depuis le 19 juin dernier dans les locaux de l'ambassade de l'Equateur à Londres.

En attendant sa décision, l'ambassade d'Equateur a d'ores et déjà indiqué que tout assaut dans ses locaux par les forces de l'ordre britanniques serait considéré comme une « rupture claire du droit international et des protocoles issus de la Convention de Vienne ». Dans un communiqué, elle ajoute qu'elle est « profondément choquée par les menaces du gouvernement britannique sur la souveraineté de l'ambassade d'Equateur, notamment sur les éventuelles informations évoquant une entrée en force ».

Mise à jour de 12h30

La Grande-Bretagne a rappelé qu'elle s'appuie sur un texte de loi datant de 1987 l'autorisant à rompre le statut diplomatique d'un immeuble lorsque « la puissance étrangère qui l'occupe cesse d'utiliser ces locaux pour les fins de sa mission ». Le ministère des Affaires étrangères a ainsi rappelé au Guardian qu'il ne « changerait pas de position » et qu'il avait « le devoir de l'extrader, même si l'asile politique lui est accordé ».

D'un autre côté, le droit international considère une ambassade comme une partie à part entière d'un Etat. Elle est donc soumise aux mêmes règles de principe que sont la souveraineté et l'indépendance.

Toujours est-il que si Julian Assange est extradé vers la Suède, il pourrait, selon ses propres craintes, ensuite être envoyé aux Etats-Unis, pays dans lequel le responsable est pointé du doigt pour avoir publié des informations concernant des opérations menées par l'armée américaine ainsi que d'autres données à caractère stratégique.



Mise à jour de 14h30

Le ministère équatorien des Affaires étrangères vient de tenir une conférence de presse au sujet de la demande d'asile de Julian Assange. Le gouvernement de Rafael Correa précise que le cas du responsable de Wikileaks entre dans le cadre de la Constitution du pays. Il accorde donc l'asile politique à Julian Assange.

Le ministre a détaillé les motifs de la requête de Julian Assange. Ce dernier a ainsi basé sa demande à partir des menaces ressenties en UK mais a également précisé que son extradition vers la Suède pouvait entraîner une seconde extradition vers les Etats-Unis, pays dans lequel il pourrait être jugé pour espionnage et trahison. En cas d'extradition, « il n'aura pas un jugement juste mais sera soumis à la justice militaire » considère l'Equateur.

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Le gouvernement a également critiqué les menaces pesant sur sa diplomatie « Nous ne pouvons permettre cette attitude venant de la Grande-Bretagne », a précisé le ministre les qualifiant d'« inacceptables ». « Aucune loi ne peut être utilisée pour menacer la souveraineté d'un Etat. Cette situation est dangereuse et peut entrainer de graves conséquences pour les personnels diplomatiques », a ajouté Ricardo Patino.

Demeure désormais la question de son transfert vers la capitale de l'Equateur, Quito. Si Julian Assange peut se rendre dans le pays, la Grande-Bretagne a indiqué dans la lettre envoyée au ministère des Affaires étrangères qu'elle n'accorderait pas de sauf conduit au responsable de Wikileaks afin qu'il puisse effectivement quitter le pays. Selon le Guardian, ce document administratif permet en principe à son détenteur de profiter de la sécurité et d'une liberté de mouvement à l'intérieur mais aussi aux frontières du pays qui l'a accordé.
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