Il se fera implanter une caméra... derrière la tête !

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Crédits : automotive.com
Et si l'expression « avoir des yeux derrière la tête », n'était pas seulement figurative ? En effet, un professeur de l'université de New York va s'implanter une caméra au dos de son crâne. Cette initiative a été mise en place avec le musée des arts modernes arabes qui vient d'ouvrir ses portes dans l'état du Qatar.

Wafaa Bilal, chercheur spécialisé dans la photographie et l'imagerie, passera donc au bistouri dans les prochaines semaines. Une fois la caméra implantée, celle-ci capturera des images toutes les minutes pendant un an, lesquelles seront retransmises en direct aux visiteurs du musée. Le projet, baptisé « the 3rd I » aurait pour but d'illustrer le temps qui passe et l'impossibilité de capturer les souvenirs. Microsoft s'est également penché sur le sujet avec son SenseCam. Porté autour du cou, l'appareil photo prend des clichés toutes les 30 secondes et dispose d'un capteur de luminosité, d'un détecteur de température et d'un accéléromètre.

Pourtant, comme le souligne le Wall Street Journal, cette initiative n'est pas au goût de tout le monde. En effet, M. Bilal est également professeur à l'Université, ce qui signifie qu'il diffuserait en continue les images de ses élèves. Certains pointent donc déjà du doigt une potentielle violation de la vie privée. Fred Ritchin, qui siège au conseil de direction de l'université, déclare ainsi : « de toute évidence nous ne voulons pas que nos étudiants se sentent sous surveillance rapprochée, ce n'est pas un environnement de travail souhaitable ». Ces propos trouvent écho auprès de Deborah Willis, la présidente de l'établissement scolaire, qui déclare : « Et si cela énerve les étudiants ? (...) et si vous documentiez des choses qu'ils souhaitent garder privées ? ». Alors que le crâne de M.Bilal est toujours intact, le conseil universitaire s'est déjà penché sur d'éventuelles solutions, lesquelles consisteraient à recouvrir l'objectif ou éteindre la caméra lorsque le chercheur se trouve dans les locaux de l'université.

Soulignons que le professeur Bilal a déjà fait parler de lui. En 2007, il a mis en place le projet « Domestic Tensions » avec une galerie de Chicago en invitant le public à lui cribler le corps de balles avec des pistolets de paintball. L'année suivante, il avait hacké un jeu vidéo au sein duquel son avatar prenait le rôle d'un kamikaze chassant le président George Bush. Il fut alors poursuivi en justice par la NYCLU, l'union des libertés civiles de l'état de New York. Au mois de juin il s'est fait tatouer une carte géographique de l'Iraq dans le dos sur laquelle figure tous les combats qui ont éclaté entre les forces locales et les militaires américains.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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