Live Japon: les faussaires n'ont qu'à bien se tenir

29 novembre 2014 à 19h30
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La contrefaçon est une calamité mondiale que les nouvelles technologies doivent aider à combattre : tel est le point de vue des autorités nippones. Reste qu'on est encore loin d'avoir mis au point des outils imparables et abordables pour y parvenir. Pourtant, cela vaut le coup d'y mettre les moyens quand on sait que le préjudice mondial causé par les copies frauduleuses de produits commerciaux s'élève à quelque 80 000 milliards de yens par an (550 milliards d'euros) .
La firme nippone NEC s'est lancée dans cette bataille avec des moyens techniques nouveaux qui ont en sus le mérite d'offrir des solutions de traçabilité, de suivi de production, de gestion de stock, de contrôle de qualité ou encore de statistiques.

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Grosso modo, une simple photographie en très gros plan d'une partie d'un objet suffit à l'authentifier, le qualifier, le suivre, le gérer. L'opération se fait avec un smartphone équipé d'une lentille macro. Le secret se trouve dans un algorithme et une base de données qui, selon NEC, “ouvrent la porte à des utilisations professionnelles multiples, pas seulement pour démêler le vrai du faux”.
"Un smartphone doté d'une lentille macro suffit pour voir ce que l'œil humain ne saurait différencier", a souligné un des chercheurs impliqués, Rui Ishiyama.

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Le groupe, qui revendique une expérience d'un demi-siècle de recherche dans le domaine de la reconnaissance de caractères, puis des empreintes digitales et de la différenciation des visages, a non seulement cherché à répondre aux galères des entreprises victimes de contrefaçons, mais aussi à celles qui doivent gérer de très grandes quantités de produits identiques fabriqués en série.

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La nouvelle technologie présentée il y a quelques semaines permet d'identifier et authentifier un objet dont l'empreinte matérielle a été préalablement enregistrée dans une base de données. Cette empreinte est unique car la technologie de NEC va regarder très précisément les irrégularités du relief, fussent-elles minimes, à la surface d'une partie déterminée dudit échantillon. C'est valable pour de gros objets, comme pour des très petits tels des boulons.

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“Même des produits façonnés sur les mêmes chaînes ou dans les mêmes moules présentent des différences, comme c'est le cas pour des enfants issus de mêmes parents”, assurent les ingénieurs de NEC.


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"Dans le contexte actuel de fabrication en masse de pièces et d'utilisations multiples dans d'importantes séries de produits (véhicules, appareils divers, machines, etc.), il est important de pouvoir authentifier chacune d'elles et de reconnaître celles qui ont été signalées comme pouvant avoir un défaut", explique un responsable de NEC, Toshihiko Hiroaki.  NEC a pris pour exemple de démonstration in situ des machines à coudre qui sont parfois réparées avec des pièces falsifiées. Or, un mauvais boulon peut causer un accident. La technique de NEC permet de déceler la présence d'un composant qui n'est pas d'origine. Cela est valable aussi par exemple pour des pièces de voitures ou d'avions.


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La technologie peut par exemple permettre à un garagiste qui voit revenir un véhicule de contrôler rapidement que les boulons et autres éléments sont bien ceux d'origine ou qu'il n'y a pas de pièce viciée signalée comme telle par le constructeur.  NEC est persuadé que sa technologie est moins contraignante, moins onéreuse et plus facilement applicable que les codes à barres ou les étiquettes d'identification électronique à radiofréquences (RFID). Le groupe indique avoir développé un dispositif capable de prendre l'empreinte de 1.000 boulons en une seconde (temps de transmission non compris) .

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Cela permet aussi, à la manière d'un code à barres de traçabilité, de retrouver tout l'historique et le parcours d'un produit dans un serveur dédié interrogé par le smartphone servant à prendre la photo. La détection d'un faux s'opère en constatant que l'empreinte de l'objet analysé n'est pas enregistrée dans la base de données du fabricant. Les services des douanes pourraient ainsi employer cette technologie, qui ne fonctionne qu'en photographiant une partie de l'objet précisément définie au préalable, pour trouver des contrefaçons, ou la police pour un objet volé.

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En gardant secret l'emplacement précis à photographier, les fabricants pourraient déjouer les tentatives de reproduction ou destruction de la partie prouvant que l'objet est une copie ou a été dérobé. Ces fonctions font actuellement l'objet de tests poussés avec divers partenaires et la technologie devrait être commercialement disponible pour les entreprises dans le courant de l'année prochaine.

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Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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