Casque hifi : Le comparatif des meilleurs modèles en 2020

Guillaume Fourcadier
Spécialiste Audio
01 février 2020 à 10h37
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Le top du top
Le choix de la rédac
Le rapport qualité/ prix
Meze Empyrean
+ Son incroyable
+ Très bonne fabrication
+ Confort excellent
+ Peu énergivore
Hifiman Sundara
+Qualité d'un planaire à moindre coût
+ Très léger
+ Bonne fabrication
Superlux HD-681
+ Qualité technique dans sa gamme prix
+ Bonne robustesse


Les portes de l'extase auditive sans trop déranger son voisin ? Qui mieux que le casque hifi peut répondre à cet appel ? Goutte d'eau dans les dizaines de milliards de CA générés par le casque audio chaque année, True wireless en tête, le casque hifi n'est rien, mais ne connaît pas la crise de son voisin nomade. D'un côté les prix du très haut de gamme s'envolent parfois ridiculement haut (une des causes de l'émergence de la Chifi), de l'autre une bonne configuration de salon n'a jamais été aussi accessible. Oui les prix du très haut de gamme sont passés en quelques années de 1 000 euros à 3 000 voire 4 000 euros (et encore davantage), mais oui également les excellents modèles deviennent de plus en plus accessibles, ce qui se fait à 300 euros maintenant vaut bien le très haut de gamme de l'époque. Oh et après ? On justifie bien les milliers d'Euros d'une guitare, d'un clavier, d'un hybride plein format, pourquoi pas d'un casque ? Dans l'audio comme dans tous les secteurs il y a les produits simplement chers et il y a les produits valant beaucoup d'argent. Le premier peut être vu comme une exagération, le second un investissement certes lourd, mais en valant largement la chandelle.

Notre sélection du jour tentera de rester dans le raisonnable, c'est-à-dire moins de 350 euros, prix largement suffisant pour un fabuleux modèle, mais se permettra également un petit dérapage contrôlé dans le pays des rêves acoustiques avec deux produits exceptionnels pour lesquels le prix a de l'importance, mais pas à la lumière de leur qualité. Loin de nous l'idée de dire que tous les casques chers sont bons, au contraire, mais en l'occurrence les meilleurs ne sont pas donnés.

Superlux HD-681 : le choix des petits budgets


Superlux HD-681.jpg


Les plus
+ Qualité technique dans sa gamme de prix
+ Bonne robustesse
Les moins
- Câble non détachable
- Confort correct, sans plus


Un nom qui fleure bon le casque Eco+ et fier de l'être, tout autant que Monoprice (cette marque existe). Pourtant le Superlux HD681, malgré une ambition léchant plancher des vaches, est une petite perle ultra-abordable. Pensez donc ! Un casque hifi/Studio pour une vingtaine d'Euros. Comment un son correct peut sortir de ce truc ? Le pari est pourtant réussi. Loin de nous l'idée d'en parler comme d'une découverte complotiste de type « les grands constructeurs ne veulent pas que vous entendiez parler de cette marque ». Non, nous ne sommes pas dans un produit révolutionnaire qui ferait trembler des casques de 10 fois son prix. Le but n'est pas là et celui qui vous en parlerait ainsi pêcherait par excès d'enthousiasme ou par manque d'objectivité.

Pourtant le Superlux HD-681 ne manque pas d'intérêt. Mieux, il est excellent pour ce qu'il prétend être : un petit casque certes simple, mais parfaitement acceptable sur le plan sonore, profitant de l'absence (ou d'un traitement par-dessus la jambe) des grandes marques dans cette gamme de prix pour venir les grignoter voire justifier, avec quelques contreparties, un rapport qualité-prix franchement impressionnant. Un peu la Chifi (Chinese Hifi) appliquée aux casques de salon, ou plutôt la Tai-Fi puisque Superlux est Taïwanais. Pour la petite histoire, il existe des modèles 681B et 681F, tous deux de signature et de couleur différente (utilisant respectivement des cerclages gris et blancs au lieu du rouge) et moins populaires, mais surtout beaucoup plus difficiles à trouver.

Piège de plastique ?

Si les intra-auriculaires entrée de gamme peuvent faire illusion côté fabrication, cela est difficilement le cas des casques, lesquels ont davantage de contraintes mécaniques et davantage de petites pièces. Le principe du Superlux HD-681 est alors simple : reprendre presque à l'identique une forme connue, ici le AKG K240 MK II, pour singer son approche et reproduire au mieux ses pièces. Le design n'est pas vilain du tout, directement hérité (ou plutôt copié) d'une longue lignée de casques du constructeur autrichien ayant commencé bien avant son rachat par Harman en 1993. Les petites touches de rouge le rendent assez agréable, sous réserve de ne pas s'approcher de trop près pour ne pas se prendre les yeux dans les finitions.

Le Superlux HD-681 peut se voir comme un semi-ouvert. Ses coussinets en similicuir très peu respirant permettent en théorie de partir sur une approche fermée, mais ces coques assez largement ouvertes sur l'arrière ramènent l'ensemble dans un entre-deux. Cela permet un minimum d'isolation (en pratique non) et un minimum d'ouverture sonore.

Pas une surprise, mais la fabrication n'est pas spécialement brillante. On ne dira pas que le modèle est une atrocité, ce serait de la mauvaise foi, mais il compose avec sa limitation de prix. Le plastique et l'assemblage paraissent particulièrement légers. Pourtant, dans la pratique le casque tient plutôt bien la torture quotidienne. Il serait donc malvenu de le trouver catastrophique.

Le seul vrai défaut est son câble non-détachable, un peu dommage même si sa qualité reste très correcte.

Le confort demande comme souvent un impératif côté utilisateur : ne pas avoir une trop petite tête. Son système de repose-tête utilise un classique bandeau souple placé en dessous de la dyade (merci d'avoir la référence) de tiges en plastique composant l'arceau. Cela donne une certaine amplitude dans les tailles crâniennes, mais dans une certaine mesure. Pour les utilisateurs rentrant dans cette norme, le résultat est parfaitement acceptable, le casque et ses quelques 280 g le rendant suffisamment confortable sur de longues sessions. Petit bémol si vous portez des lunettes, les coussinets n'étant pas des parangons de souplesse.

L'isolation n'est absolument pas son truc en pratique. Inutile de lui demander de se comporter en bon nomade, il n'atténuera que quelques dB dans les aigus, mais pas vraiment plus.

Son limitant, mais efficace

Et la sonorité dans tout ça ? Comme je le précisais, il ne faut pas s'attendre à avoir mieux que des produits déjà très établis de type Beyerdynamics DT990 (équivalent ouvert du DT770). Pourtant, les limitations sur la fabrication ont clairement permis à la marque d'utiliser un bon transducteur de 50mm. Le résultat est assez surprenant et dépasse clairement le cadre de la simple entrée de gamme.

Signature en V évidente, ce qui implique des basses plutôt mises en avant, de même que les aigus. Le Superlux HD681 est particulièrement percutant et clair, un peu à la manière du DT990 justement. Les médiums légèrement en retrait impliquent que le casque sonne assez large, il propose une scène sonore suffisamment étendue et relativement profonde pour un semi-fermé.

Son niveau de qualité est assez bon, en tous cas loin de ce que l'on imagine pour une vingtaine d'Euros. Il se permet de rendre suffisamment de détails et de nuances dans l'écoute pour être considéré comme un vrai casque de salon, un petit modèle déjà bien agréable.

Il faudra toutefois être conscient de ses limitations. La signature en V est clairement la voie de la facilité pour les casques et intra. Cela permet d'exacerber les détails et l'espace sonore à moindres frais. Mais cela engendre également des problèmes qu'il faut savoir gérer. Le plus important de tous est une tendance du casque à l'agressivité voire à la sibilance (sifflement ou chuintement sur certaines fréquences). À moins d'être demandeur, les pistes types électro et surtout métal peuvent rapidement devenir sèches et agressives, presque fausses, métalliques. Pour éviter ce phénomène, il est impératif de garder un volume d'écoute très raisonnable. Une constance des signatures en V, mais plus ou moins bien gérée suivant les modèles et membranes.

Second petit défaut, l'extension dans les basses qui pourra paraître encore un brin justique, le modèle gagne en précision ce qu'il perd en sensation. Un peu dommage (ou pas), car le transducteur de 50mm fait un excellent travail sur l'impact et les petits détails dans le registre. Il est possible que les très basses fréquences ne le dépassent tout simplement.

Notre Avis sur le Superlux HD-681

Au final, le Superlux HD-681 un modèle étonnant et parfaitement recommandable pour qui possède un budget très serré, mais également celui qui désire un casque d'appoint. Un casque déjà assez ancien qui n'arrive pas vraiment à la hauteur des légendes vieillissantes de Beyer ou, dans une autre signature, des K601 ou K701 de AKG, mais pourtant un casque très attachant.

Grado SR80e : Le joueur New Yorkais



Grado SR80e.png


Les plus
+ Casque très énergique
+ Look atypique
+ Système de coussinets interchangeables
Les moins
- Câble non-détachable
- Confort particulier
- Manque de douceur


Peut-on citer marque plus vénérable que le légendaire constructeur de Brooklyn Grado ? Pas pour mon humble cas. La marque a débuté sous la houlette du patriarche Jo Grado en 1953 en développant ses cellules de lecture Phono, s'est un temps diversifiée en imaginant quelques enceintes (très recherchées) dans les années 60, pour enfin se développer dans les casques audio dans le tournant des années 90. Une première série HP1000 en métal composée des HP1, 2 et 3, encore maintenant très très cotée. S'en suivit presque immédiatement la série SR en plastique, qui donnera plus tard les modèles SR60, 80, 125, et 225 encore disponibles à l'heure actuelle. Nous passerons sur le reste de l'histoire de la marque, qui demanderait un très long article plein d'emphase. Disons simplement deux choses.

Premièrement la marque possède un nombre presque incalculable de modèles. Comptons déjà ses nombreuses gammes régulières : SR (plastique et 1 en métal), RS et GS (bois), et PS (métal). Passons également sur ses éditions limitées : HF (pour le site Headfi), GH (modèles commémoratifs) ou WH (casque blanc unique). Et terminons sur sa collection impressionnante de modèles collaboratifs plus ou moins poussés, avec par exemple les éditions Harley Davidson (coques découpées dans un cylindre) et Bushmills. Cette dernière avait légèrement buzzé, puisque Grado utilisait pour ce casque atypique le bois d'un fût de chêne ayant contenu du Whiskey Bushmills, mais surtout parce que l'opération s'était faite sous la houlette de Elijah Wood, aka Frodo Bessac, porte-parole de la marque et accessoirement porteur d'anneau unique.

Deuxièmement, et cela est un peu plus dur à entendre : Grado tient difficilement la cadence du haut de gamme. Ses transducteurs utilisés tiennent la route, mais il devient difficile de tenir tête aux planaires sans de solides innovations. Focal est l'une des seules marques ayant trouvé la solution avec des membranes béryllium ; Sennheiser, Sony ou Beyerdynamics partent dans des délires plus technologiques en modifiant le taille de la membrane ou le type d'aimants par exemple ; le reste du marché est passé aux transducteurs orthodynamiques, ou planaires, ou isodynamiques suivant les appellations. Une micro-part est également là sur la technologie électrostatique, voire des eaux encore plus exotiques et non moins marginales (AMT, ruban, etc). En bref, Grado, malgré le paquet mis sur les matériaux (bois ou métal), commence à sérieusement se faire larguer sur la qualité sonore en très haut de gamme.

Mais l'entrée de gamme / milieu de gamme est une autre affaire. C'est là, bien planqué et n'ayant que très peu évolué depuis près de 20 ans (passage à des versions i puis e) que le faux vieux SR80e tire son épingle du jeu. Un modèle avec coque en plastique, mais ultra léger et ultra éprouvé. Pas sans défaut, mais pas sans amour.

Vous reprendrez bien un peu d'ancêtre ?

Pour qui ne connaît pas la marque Grado le choc est rude. La définition même du vintage dans une véritable étrangeté. Même si les casques ne ressemblaient pas à ça, il évoque un antique modèle radio des années 30 ou 40, le genre « TSF » tout en simplicité et tout en épure. C'est également là son charme, et cela lui permet dans une moindre mesure de ne pas trop vieillir.

Sa simplicité est évidente, le Grado SR80e se bâtit autour de 2 coques en plastique dans lesquelles viennent directement se placer les transducteurs, sans aucune chambre acoustique ou socle complexe. Accrochées à ses coques, des branches elles-aussi en plastique, collées à des tiges métalliques venant se glisser dans une petite pièce métallique elle-même raccordée à un simple arceau en acier recouvert d'une rachitique couche de similicuir. La fabrication est tellement simple que de nombreux utilisateurs proposent des mods et améliorations plus ou moins professionnelles.

Les transducteurs sont directement soudés à un épais câble manquant clairement de souplesse. Enfin le produit vient, de base, avec des coussinets en mousse supra (reposant sur les oreilles) sans aucun revêtement. Ce casque est ainsi le modèle le plus ouvert que l'on puisse imaginer, l'arrière totalement ajouré renvoie sur une simple grille. Ne vous amusez pas à la recouvrir, le casque n'aura alors plus aucune réponse dans les basses fréquences. Cette ouverture lui permet également de renvoyer le son à vos voisins. C'est simple, les Grado sont parmi les pires modèles pour un usage nomade.

En pratique le casque peut durer très longtemps, sa simplicité participant beaucoup à sa robustesse. Il n'impressionne pas, mais permet, grâce à légèreté, de ne pas chuter lourdement. De même, l'aspect très rustique de son câble (une vieille légende dit qu'il peut remorquer un porte-avion) et ses gros points de soudure permettent de bien compenser son approche non-détachable.

Le confort est un point un peu plus ambigu. De base il tient parfaitement sur les oreilles, mais n'est pas spécialement agréable. La solution la plus simple et la plus efficace est de remplacer ses mousses par les équivalents « Jumbo Pads » circum-auriculaires de la gamme Grado. Ces derniers permettent de ne pratiquement pas modifier la signature sonore tout en améliorant sensiblement le confort et l'impression d'espace. Un achat à prévoir, que ce soit en officiel ou via un constructeur tiers Amazon par exemple. Il existe également d'autres modèles de coussinets, permettant de varier les plaisirs.

Percutant et ouvert, son à l'américaine

Vous êtes prévenus, les Grado sont dans l'idée d'une philosophie d'écoute plus que d'un discours technologique. Pour faire simple, nous ne sommes pas en face d'un modèle de neutralité ou d'un sommet de la Hifi. Le SR80e est particulièrement intéressant pour son approche assez rentre-dedans et pêchue, elle aussi en V, mais pas de manière agressive. Le driver est clairement fait pour ça, il ne présente pas cette caractéristique comme une limitation, mais comme une sorte de jeu.

Petite bosse dans les bas-médiums, petite bosse dans les aigus. Le SR80e est à la fois puissant et tranchant, proposant un excellent sens de l'énergie, le tout avec le léger grain assez caractéristique du constructeur Américain, une sorte d'imprécision un peu grasse comme peut l'avoir le Koss Porta Pro.

Il est difficile de décrire les gammes de fréquences les unes à la suite des autres, le SR80e étant plus une affaire de signature globale. Cette signature est gérée de telle façon qu'il s'adresse à un public assez large, mais qui devra épouser son énergie parfois à la limite. Très puissant, très clair, très frontal, le modèle propose un son vivant, marqué par un excellent impact et un excellent contrôle des basses, tout en petites nuances et en patate mêlées. Un casque potentiellement aussi à l'aise pour des styles très agressifs que pour du classique (encore que), la balle étant plutôt dans l'appréciation de l'auditeur. Vous pourrez ainsi le prendre comme parfaitement énergique tout comme vous pouvez le prendre comme inutilement agressif. Une scission propre à la marque Grado. Techniquement, il faudra également se contenter de sa réponse en fréquence un peu courte dans les basses. Le casque reposant uniquement sur ses coussinets en mousse, peu denses, il peine à faire ce que pourrait proposer un coussinet avec revêtement similicuir par exemple.

Notre Avis sur le Grado SR80e

Un casque extrêmement léger, qui ne paye pas de mine, mais pourtant un classique du genre qu'il faut au moins avoir essayé une fois.

Philips Fidelio X2 : Le casque moderne, mais oublié


Philips Fidelio X2.jpg


Les plus
+ Excellente fabrication
+ Sonorité ample et puissante
+ Câble détachable
Les moins
- Arceau un peu juste pour certaines têtes
- Un peu trop clair sur certains styles


Lancée en 2011 avec le casque semi-ouvert L1, la gamme de casques audio (mais pas que des casques) Fidelio de Philips impressionna son monde en proposant une sonorité à part, pas forcément nouvelle, mais donnant un petit coup de fouet technologique sur un marché encore dans l'inertie des modèles uniquement design. Le L2 enfoncera le clou un peu plus tard, la série supra-auriculaire M se chargera de plus de nomadisme jusqu'à introduire le premier modèle de grande marque avec câble Lightning, les modèles X ouvriront des horizons plus casaniers avec le X1, puis le X2 / X2 HR (le second étant un équivalent européen du premier). C'est sur ce dernier que nous allons nous arrêter, un casque à la fois vieillissant et pourtant très jeune, planqué dans une gamme de prix envahie de casques conservateurs (toujours les Beyerdynamics DT770/880/990 ou les Akg K701 depuis trèèèèès longtemps) voire à l'arrêt complet. Il existe bien une concurrence du casque Chinois (Type Takstar), mais ces modèles ne sont pas disponibles à l'importation, ou de manière sporadique. Ainsi le Fidelio X2, sans en avoir l'air, est un casque extrêmement recommandable, car cumulant tous les points du parfait petit casque hifi.

Un luxe discret

Loin de la carcasse plastifiée du Superlux et de la non-moins absence de raffinement façon Grado, le Philips Fidelio X2 impressionne. Il fait écho à la robustesse des modèles Beyerdynamics tout en s'éloignant largement de leur écrin de Panzer. D'un noir absolu et un peu tristounet, le Fidelio X2 fait preuve de plus de modernité. De l'aluminium, du velours et du cuir savamment dosés. À l'arrière, de très larges grilles d'aération évacuent l'onde arrière de son large transducteur de 50mm de diamètre.

Le reste est un petit modèle de discrétion. Le casque prend le parti d'un arceau avec repose-tête élastique, plutôt bien ajusté et extrêmement confortable, mais comme souvent très dépendant de la taille de tête. Il faudra rentrer dans la norme, ne pas avoir une tête trop petite dans le cas présent. Solide et confortable, son seul défaut vient peut-être de ses coussinets, très englobants, mais étranglement pas aussi doux que ce qui existe chez Beyerdynamics ou AKG.

Contrairement à tous les autres modèles présentés ici, le Philips utilise un câblage d'un seul côté, détachable bien entendu. Un câble partant d'un seul côté est plus pratique, car permet de partir sur un câble plus standardisé, plus simple à remplacer au besoin.

Une belle génération sans lendemain

Sans être un modèle d'équilibre, le Fidelio X2 propose une approche sonore relativement naturelle et très aérée. Pour faire simple, nous sommes dans une sorte de petit V un peu à la Grado, mais sans le côté agressif, mais surtout avec beaucoup plus d'ampleur et plus d'extension. Le casque est assez réactif dans ce registre, mais sans être un champion non plus. Les Beyerdynamics équivalents (le DT990 en premier lieu) sont un peu plus percutants par exemple. Le casque propose également un pic assez marqué dans les aigus autour de 8-10 kHz, ce qui apporte un gros boost de clarté à l'écoute même si parfois au prix de petits chuintements dans l'écoute (les cymbales sonnant un peu faux par exemple). Pour le reste nous pouvons ressentir la plus grande modernité du modèle, son niveau de détails supérieur et sa plus grande maîtrise de l'espace sonore, un espace sonore très large et profond, parfaitement dans ce que l'on attend d'un modèle de ce tarif.

Le Fidelio X2 est assez dynamique, mais sans tomber dans l'agressivité, ce qui le rend suffisamment polyvalent. Pas le casque ultime pour les genres classique ou jazz, mais parfaitement agréable tout de même. Pour les plus joueurs d'entre nous, c'est également une référence bien adaptée à l'exercice.

Notre Avis sur le Philips Fidelio X2

Un casque simple, mais parfaitement conçu, cumulant les bons points sans rien laisser au hasard, symbole d'une courte, mais glorieuse période de la branche audio Philips. Chanceux potentiels que nous sommes, la marque revient sur le devant de la scène après ces quelques années d'absence.

Hifiman Sundara : La magie tranquille du planaire


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Les plus
+ Qualité d'un planaire à moindre coût
+ Très léger
+ Bonne fabrication
Les moins
- Petit manque de tranchant
- 2-3 éléments de finitions


Malgré sa dénomination tout aussi kitschissimement super-héroïque que Superlux, Hifiman possède une aura infiniment plus rutilante. Tout le monde ne le sait sans doute pas, mais la marque est la première à avoir véritablement posé les bases du baladeur audiophile avec le HM801 (2010), un monstre à l'écran timbre-poste, à l'ergonomie infâme et à l'autonomie chétive, mais aussi le premier à utiliser un vrai DAC de salon et une amplification démesurément puissante. L'époque était différente, et l'utilisation d'une batterie de 18V avec chargeur propriétaire de 500 g passerait difficilement à présent. Mais ah ! Grand est le charme nostalgique des ères pionnières.

Pas seulement impliquée dans les baladeurs, la marque chinoise a surtout œuvré pour le renouveau des transducteurs planaires en concurrent plus ou moins direct de l'américain Audeze, un type de haut-parleur ayant eu sa petite mode dans les années 70-80. À l'inverse de Audeze optant pour des signatures sonores très (trop ?) sombres avec un certains retrait des aigus, Hifiman essaye de placer quelques pics, l'une et l'autre des solutions ayant ses problèmes et ses détracteurs. Justement, c'est un peu pour contenter cette masse allergique que Hifiman propose avec le Sundara - à ne pas confondre avec le Susvara et ses quelques 6 000 euros - un casque assez accessible, mais surtout proposant une signature sonore sensée être plus simplifiée dans les aigus, pas forcément plus qualitative (pourquoi vendre des casques 20 fois plus cher sinon), mais réglée pour un peu plus d'universalité sonore.

Vers des terres plus modernes

À l'inverse de Audeze, les casques hifi de Hifiman ne sont pas figés dans un design trop archaïque. Partant d'une présentation à la limite de l'artisanal dans ses premières créations, le constructeur a évolué vers des élans plus légers et plus ergonomiques. Le Hifiman Sundara en est un excellent exemple bien qu'il ne soit pas le plus moderne du genre. Premier point sa grande légèreté, en tous cas pour un planaire. C'est simple, il est très rare de voir des modèles de ce type en dessous des 400 g. Quant aux Audeze justement, leurs casques hifi peuvent même dépasser les 650 g à la pesée. Ici nous sommes dans un « poids plume » de 350 g. Cette caractéristique permet, en plus du bandeau repose-tête, un port sans aucune gêne pendant de longues sessions d'écoute.

Tout en métal, la fabrication est irréprochable bien que manquant un peu de fantaisie stylistique. Du noir et une petite touche de clarté, Le Sundara fait dans la sobriété la plus rabat-joie, mais n'est pas désagréable pour autant.

Maîtrise et équilibre

Transducteur de 50 mm quand même le petit Gamer Audeze Mobius annonce 104mm parait très léger, mais il faut y discerner une petite filouterie dans les chiffres. En effet, Hifiman annonce bien la taille de la membrane, quand Audeze (en tous cas pour le mobius) prend le transducteur dans son ensemble, sachant qu'une très large partie est occupée par le PCB, ramenant la membrane à 50mm également. Peu importe après tout, puisque le Hifiman Sundara réussit très bien ce qu'il entreprend.

Le son possède tous les avantages du planaire, notamment son côté incroyablement précis et enveloppant dans les basses, laissant chanter ce registre avec une facilité et une linéarité déconcertante, mais surtout inatteignable pour un transducteur dynamique. Et, contrairement aux autres modèles (mis à part les dernières générations), le Sundara est plus raffiné, moins accidenté dans les aigus. Même si réglé de manière intelligente, cette signature se fait au prix d'un léger manque de tranchant, ce qui le coupera d'une partie des utilisateurs. Le Sundara n'a pas la pente marquée de certains Audeze ni la versatilité des Hifiman classiques dans les hautes fréquences. Il apparaît comme au contraire comme un excellent équilibre.

Le son est très accessible et extrêmement plaisant, simple à appréhender tout en étant d'une excellente profondeur. Défaut habituel des planaires (beaucoup d'exceptions), l'espace sonore n'est pas extrêmement vaste, présenté de manière un peu frontal.

Pas une révolution mais presque, puisque le Hifiman Sundara s'aligne sur les grands noms du genre que sont les Sennheiser HD600/650/660S tout en les dépassant sur de nombreux points. Difficile de voir une meilleure reproduction dans basses à ce tarif. C'est simple, le Sundara réussit à faire mieux que l'ancien He400i, un casque d'un ordre de prix similaire, mais ne possédant pas une telle technicité.

Notre Avis sur le Hifiman Sundara

Parfaitement conçu, le Hifiman Sundara a tout du grand casque hifi sans se laisser manger par un tarif déraisonnable. Un excellent choix pour qui n'accroche pas aux aigus désarticulés de bien des planaires.

Focal Stellia : l'incroyable fermé à membranes Béryllium


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Les plus
+ Le meilleur casque fermé
+ Très confortable
+ fabrication parfaite
+ Très simple à alimenter
Les moins
- Câble un peu court
- Pas le plus isolants des fermés


Attention voyageur, abandonne ton très recherché "lol un casque à plus de 1000 Euros" ne manquant pas d'esprit, nous entrons terre du très haut de gamme avec le premier de ce petit duo. Vénérable marque Stéphanoise ayant un gros penchant pour le made in France, Focal s'est construit en plus de son cœur de métier que sont les enceintes une sacrée réputation en matière de casques audio. Lancé sur ce secteur en 2011 avec le Spirit One, un produit de fabrication asiatique qui aurait bien pu ruiner sa réputation (pas mal de défauts sur les premières séries), Focal s'est depuis étendu sur le marché nomade (en chinois là aussi), mais également sur le secteur plus difficile du casque hifi, entièrement en made in France cette fois-ci. Plus difficile, car faire des modèles à peu près beaux et bons ne suffit pas en univers de salon. Dans le secteur haut de gamme qu'est le sien, on ne réussit plus qu'en développant ses propres transducteurs, qu'en proposant une sonorité vraiment étudiée. Difficile mystifier son monde à coups de Marketing, encore que la Hifi regorge de grandioses pépites idiophiles (contraction de idiot et audiophile, le genre à mettre des "blocs multiprise purificateurs de secteur" ou des "résonateurs quantique" en laiton à des milliers d'euros).

Plus haut de gamme, le Focal Utopia reprend la dénomination des enceintes ultra haut de gamme de la marque. Le casque, son design atypique et ses quelques touches de fibres de carbone ne se base à première vue que sur des transducteurs dynamiques de 40mm, un genre particulièrement basique face aux immenses références Sennheiser (HD800), Sony, ou encore aux transducteurs planaires inondant le haut de gamme. Mais la force du produit est sa membrane en béryllium pur, un matériau coûteux, mais aux exceptionnelles propriétés acoustiques souvent utilisés sur les tweeter de la marque (haut-parleurs d'aigus). Pour faire simple, en plus d'être extrêmement léger et rigide, sa vitesse de propagation d'une onde mécanique est la plus élevée de tous les matériaux après le diamant.

Le Focal Stellia est quant à lui une sorte d'équivalent fermé de l'Utopia, un genre un peu plus rare qu'avant dans la Hifi. Mais laisser cette simple définition serait un peu limitant. Car là où l'Utopia veut paraître futuriste, le Stellia penche plus du côté du luxe et l'assume jusqu'au bout.

J'espère que t'aimes le cuir !

On appréciera ou non la touche particulière largement habitée de tons bronze et cognac, mais il se détache clairement de la concurrence. Pour faire simple, dans sa gamme de prix cohabitent encore, pour être poli, des modèles à la limites de l'amateurisme, souvent aux abonnées absents niveau design industriel. De nombreux modèles type Abyss AB-1266 paraissant taillés à même une tringle à rideaux. À l'image du reste de la gamme le Focal Stellia est rodé, parfaitement pensé et bien fini. La moindre de ses petites touches fait honneur au made in France.

Immense boite recouverte de cuir, grand étui de rangement thermoformé et tissé, le modèle soigne les détails. Le casque au centre de tout cela, un produit tout en métal et en cuir, à la qualité d'assemblage irréprochable. Un objet qui divisera sur son design, mais irréprochable d'un point de vue fabrication.

Le confort n'est pas en reste, s'appuyant sur un arceau bien rembourré et de larges coussinets mêlant cuir et velours. Clairement pas à conseiller pour l'été, car tenant assez chaud, les coussinets permettent de tenir plusieurs heures sans ressentir de fatigue. Mais le son dans tout ça ?

Fabuleusement fermé

Faisons tout d'abord concis, le Focal Stellia est sans doute le meilleur casque fermé. Nous pouvons aller lorgner sur les haut de gamme Sony, Sennheiser, Fostex ou Audeze, aucun n'atteint la qualité technique de ce casque. Des différences de signature, parfois un son plus large ou plus charpenté, mais jamais cette facilité ou ces petites nuances, cet équilibre entre tous les bons points constitutifs d'un casque de qualité.

La signature du Focal Stellia apparaît comme très naturelle, mais légèrement typée. Les basses sont un peu mises en avant, juste assez pour donner un petit coup de boost et de rondeur, tout en laissant tranquille les médiums, bien plus linéaires. Les aigus sont particulièrement équilibrés, seuls de très légers pics ou creux viennent donner un comportement un peu plus doux qu'agressif.

Il réussit presque l'impossible pour un fermé : sonner aussi spacieux qu'un bon ouvert. Presque, car l'aération est un petit cran en-dessous de l'Utopia par exemple. Le Focal Stellia se rattrape en proposant une profondeur et une gestion de tous les petits micro-détails aussi bonne que son grand frère. Mais surtout, contrairement à d'autres de ses modèles (et d'une certaine façon le Utopia), le Stellia n'est jamais agressif, même lorsque les aigus prédominent. Toujours parfaitement articulé même à fort volume, il encaisse les plus grandes difficultés avec une extrême simplicité.

En l'état, il se comporte presque comme un casque de monitoring tant il ne parait rien oublier des qualités et des défauts d'un enregistrement. Une piste terne sera terne, une piste sérieuse sera d'autant plus agréable ici. En ce sens il ressemble un peu au Elegia de la même marque. Mais une sorte d'Elegia version ++, bien plus percutante et pourtant plus détaillée, encore plus nuancée ou puissante si besoin. Il corrige d'une certaine façon ce que le Elegia ne peut pas faire, en grande partie grâce à son passage d'un duo Aluminium/magnésium au Béryllium pur.

Mais surtout, le casque est très peu énergivore, le moindre petit baladeur peut suffire pour l'alimenter. À l'image des enregistrements, il est évident qu'il sera bien plus à l'aise sur de l'électronique de qualité.

Sa nature fermée lui permet, selon les dires de la marque, d'être utilisé en nomade. Dans le principe cela est effectivement envisageable. En pratique il ne faut pas avoir peur du vol, et ne pas se balader dans des milieux trop bruyant. L'isolation est un peu meilleure que le Elegia, car commence un peu plus tôt dans les fréquences. Le casque est assez isolant en pratique, déjà du niveau d'un nomade correct, même si laissant toujours le son fuiter vers l'extérieur. Pour terminer sur la comparaison, le Stellia possède une sonorité paradoxalement (vu son prix) beaucoup plus accessible que son petit frère, lequel est un peu plus sage voire triste, plus élégiaque pour coller à sa dénomination. Le Focal Stellia n'est pas fondamentalement différent dans son approche mais à la fois beaucoup plus technique et beaucoup plus plaisant, il ne possède aucune limitation de style par exemple.

Des reproches ? Un impact et une qualité des basses qui ne peut pas encore rivaliser avec les meilleures planaires, notamment à cause de la petite taille de la membrane. En contrepartie un poids très acceptable surtout pour un fermé, les planaires fermés type Audeze étant totalement inutilisables en nomade malgré leur bonne isolation.

Notre Avis sur le Focal Stellia

Presque le casque fermé ultime car à la fois parfaitement construit, luxueux, très confortable et véritablement brillant, évitant tous les écueils d'un modèle fermé pour un casque qui, malgré ses quelques 1000 euros de moins, n'est pas vraiment inférieur à l'incroyable Utopia.

Meze Empyrean : La quasi-perfection hifi


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Les plus
+ Son incroyable
+ Très bonne fabrication
+ Confort excellent
+ Simple à alimenter
Les moins
- Réglage de l'arceau


Nous sommes déjà conquis par la série nomade 99, avec les 99 Classics et le 99 Neo, mais le Empyrean est d'un tout autre calibre. Premier modèle hifi de la marque, ce casque a immédiatement été considéré comme une réussite totale par la majorité des testeurs. Et pour mettre un peu de subjectivité en jeu, je ne me souviens pas avoir un pris une telle claque sonore depuis des années.

Full metal acoustique

Bien qu'il ne soit pas aussi irréprochable que le Focal, le Meze Empyrean se démarque très nettement des autres concurrents en faisant suffisamment de grands efforts de conception. Le casque combine des coques usinées dans un seul bloc d'aluminium avec un couple arceau/repose arceau très bien pensé. Seul son système de réglage de la taille, lui aussi tout en métal, est un peu perfectible, car demandant de vraiment insister. Pour le reste, le produit transpire la solidité et possède cette petite touche de design clivante, mais reconnaissable.

Malgré sa condition planaire, il conserve un poids parfaitement acceptable (430 g) et bien réparti sur le repose-tête épousant bien la forme de la tête (meilleure répartition du poids). Conjugué à ses coussinets extrêmement épais et doux ( une paire en similicuir et une paire en velours), le Meze Empyrean est un modèle de confort que seuls quelques rares planaires atteignent. Le casque est livré dans une large mallette étanche en aluminium noir.

Planaire next-gen

Doté de transducteurs planaires, le Meze Empyrean se décrit comme « isodynamique hybride », isodynamique étant un autre terme pour planaire, ou orthodynamique. Le terme Hybride est un peu plus intéressant, car désigne la spécificité même du transducteur de Meze. Développé par la marque Rinaro, celui-ci utilise une approche réseaux d'aimants/bobine plane caractéristique du planaire, mais avec une particularité dans sa disposition.

Ainsi la membrane n'est ni carrée ni ronde ni même ovale, mais ovoïde, reprenant presque la forme d'une oreille. Mais surtout sa bobine plane ne serpente pas de manière régulière sur la membrane, mais de deux façons. Près de l'entrée du conduit auditif, elle décrit un arrondi. Sur le reste de la zone (le haut), elle se met à serpenter. Ainsi la première zone, plus légère et proche de l'oreille est avant tout dédiée aux aigus et médiums, plus directifs. La zone serpentant, plus grande, permet de déplacer une plus grande zone de la membrane (pour les basses). Ainsi, le produit se comporte comme une sorte de produit deux voies sans vraiment en être un. A ce titre il tente de faire évoluer la technologie tout comme le D8000 du Japonais Final Audio essaye de le faire.

À l'écoute, c'est un véritable coup de cœur, un modèle qui semble faire la synthèse parfaite entre les planaires et les modèles dynamiques. Le son est d'un naturel fabuleux sans jamais paraître ennuyeux, mais surtout d'une précision extrême. Incroyablement étendu, impactant et précis dans les basses, très détaillé et ouvert dans les aigus, stratosphérique sur la reproduction des timbres (peut être sa plus grande force), on pourrait le résumer de cette façon : pas le meilleur partout, mais le meilleur d'une manière générale. Il y a des casques plus typés, des casques présentant une scène sonore plus large, des casques plus à l'aise sur tel ou tel style ; mais le Empyrean délivre un équilibre presque parfait de toutes les qualités que l'on attend d'un casque audio. Une synthèse que certains prennent et prendront sans doute pour un manque de personnalité. Reste que pour ceux qui accrocheront à sa personnalité, il ne trouveront pas un casque de compromis, mais de transcendance, un casque qui pourrait bien devenir le modèle à battre dans la prochaine décennie.

Sonnant très large, profond, détaillé, il combine une facilité affolante dans les pistes les plus complexes avec une tolérance relativement importante sur les mauvais mixages. Ces derniers paraissent alors clairement moins brillants, mais ni agressif ni désagréable (dans une certaine mesure).

De la même façon, il l'exemple même du casque agréable sur n'importe quelle configuration, mais gagnant dramatiquement en qualité suivant le matos. Tout comme le Stellia, il peut déjà sembler très bon sur la sortie d'un simple smartphones.

Notre Avis sur le Meze Empyrean

Un modèle dont le tarif n'est clairement pas raisonnable, mais pleinement justifié par ses qualités exceptionnelles. Tout simplement le meilleur casque audio jamais imaginé, exception faite des modèles High-End Sennheiser Orpheus ou du système Shangri-La de Hifiman, mais nous parlons là d'ensemble valant le prix d'une maison.
Modifié le 03/02/2020 à 10h22
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