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Une batterie au CO2 pour stocker l'énergie verte ? C'est l'Energy Dome (et ça arrive vite)

19 novembre 2022 à 10h00
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Energy Dome © Energy Dome
La batterie au CO2 telle qu'imaginée par la start-up © Energy Dome

La start-up Energy Dome a mis au point une batterie au CO2 capable d'utiliser le dioxyde de carbone pour stocker de l'électricité éolienne et/ou solaire. De quoi, peut-être, apporter une réponse concrète à l'épineuse question du stockage des énergies renouvelables qui demeurent intermittentes.

L'entreprise italienne, située à Milan, part à la conquête des États-Unis après avoir fabriqué la première batterie CO2 de la planète en Europe. Sur le chemin de la décarbonation, la start-up a reçu un coup de pouce financier du fonds spécialisé dans les technologies climatiques, Elemental Excelerator. Cela va lui permettre d'envisager le déploiement d'une installation pour stocker, dans une sorte de dôme géant, du CO2 sous forme de gaz afin d'en faire une solution de stockage d'électricité.

Un dôme pour stocker de l'énergie

Energy Dome a démarré ses opérations au début de l'année 2020 avant de se livrer à des tests plus poussés et complets. Ceux-ci ont conduit la start-up à installer sa toute première batterie au CO2 dans une zone industrielle en Sardaigne et à la rattacher à une connexion électrique existante, prouvant ainsi que le stockage des énergies renouvelables n'est pas une chimère.

Alors, comment prend vie ce projet de stockage thermodynamique de l'énergie ? L'idée de départ consiste à stocker du dioxyde de carbone dans un dôme particulièrement imposant, sous forme de gaz, et de l'utiliser ensuite comme une solution de stockage d'électricité. En situation de charge, la batterie se nourrit de CO2 à température et pression proches de l'atmosphère. Puis le gaz est comprimé sous forme liquide, et la chaleur générée lors du processus de compression est stockée.

Pour l'étape suivante, celle qui permet de générer et de distribuer de l'électricité, le CO2 liquide est chauffé et reconverti en un gaz venant alimenter une turbine, qui produit alors de l'énergie. « Le CO2 sous forme de gaz est alors toujours contenu, et l'ensemble du système est scellé », comme l'expliquait le fondateur de l'entreprise, Claudio Spadacini, à nos confères de Bloomberg en mai dernier.

La construction de l'installation de stockage de CO2 devrait démarrer en 2024

Cette solution, qui repose sur de l'acier, de l'eau et du dioxyde de carbone, est plus vertueuse que d'autres. En effet, elle ne dépend pas des terres et métaux rares comme le lithium et le cobalt, utilisés pour les batteries solides des véhicules électriques. « Cela rend notre technologie géopolitiquement indépendante », ajoute Claudio Spadacini.

Energy Dome pourrait à terme être une solution au stockage des énergies renouvelables. L'énergie qu'elles génèrent (notamment solaire) nécessite des batteries, dont la production va poser question.

À la fin du mois de septembre, la start-up a conclu un partenariat avec Ørsted, géant danois qui exploite des parcs solaires, mais aussi des parcs éoliens, aussi bien offshore que terrestres. Ensemble, les deux entreprises entendent bâtir un complexe de stockage de CO2 d'une capacité de 20 MW, dont la construction devrait démarrer au deuxième semestre 2024 en Europe.

Source : Business Wire

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chinou51
"Puis le gaz est comprimé sous forme liquide, et la chaleur générée lors du processus de compression est stockée.<br /> Pour l’étape suivante, celle qui permet de générer et de distribuer de l’électricité, le CO2 liquide est chauffé et reconverti en un gaz venant alimenter une turbine, qui produit alors de l’énergie."<br /> ça promet un rendement du tonnerre dis donc ! Un peu comme l’hydrogène en fait…
gemini7
Super, c’est mieux que l’hydrogène et ça ne contient pas de terres rares, on dirait que les Italiens ont trouvé une bonne solution.
jbobby
Intéressant. L’inconvénient est que ça n’a pas l’air de stocker sur de longues périodes. En hiver, l’énergie issue du solaire est déjà au moins divisée par 10, et si l’efficacité du stockage est de 50% cela signifie qu’il ne restera pas grand chose ne serait-ce qu’en journée puisqu’il faudra stocker pour la nuit avec de grosses pertes.<br /> Vivement la fusion.
Kriz4liD
Hmmmm ! Je ne pense pas que ça fonctionne comme ça !<br /> Comment est stocké la chaleur ? A mon avis c’est le fait de compresser pour stocker de l énergie et décompresser le gas pour la récupérer, la chaleur générée sera perdue.<br /> Ce type de procédé ressemble fortement aux stockages utilisant la gravité : avec des moteurs on soulèves de gros blocs de béton, pour récupérer l énergie on les laisse Tomber . Les USA et les chinois sont dessus.
jbobby
Les batteries mécaniques (utilisant la gravité) ont un fort rendement. Par contre je laisse imaginer la quantité de matière et les coûts de maintenance si on utilise des matériaux tels que le béton. Il me paraîtrait plus efficace de stocker de l’eau dans des réservoirs. De l’hydroélectrique quoi.
MattS32
L’intérêt du béton c’est justement d’avoir moins de matiere qu’avec de l’eau. Les STEP stockent beaucoup d’énergie, mais avec des lacs énormes, de gros volumes de matière pour les barrages, les galeries d’amené si elles doivent être renforcées, les conduites forcées…<br /> Par contre avec le béton c’est peut être plus intéressant de faire de l’inertiel (masse en rotation) plutôt que du gravitaire.
Baxter_X
Un peu comme d’habitude. On sait ce que ça produit mais on ne connait rien de l’énergie consommée pour chauffer, compresser…
promeneur001
Je suis assez heureux de voir que la créativité est à l’œuvre. On voit un foisonnement de pistes qui sont explorées. Il ne faut rien s’interdire. Après les contraintes techniques et économiques vont procéder à une sorte de sélection naturelle. Qu’en restera-t-il ?
Blackalf
Et heureusement que de nombreuses pistes sont explorées, sans donner dans le dogmatisme comme on le voit souvent ici, dans le genre « ça c’est très bien et ça, ça ne l’est pas ». ^^
Bombing_Basta
Le critère le plus important à mon sens pour le stockage d’énergie électrique, direct (batteries typiquement, mais aussi, on en entend peu parler, super-condos), ou indirect (hydrolique, mécanique, etc…), c’est le rendement.<br /> Ensuite c’est les matières utilisées.<br /> Avoir et suivre des pistes, c’est bien, mais si l’une d’elle mène à des pertes considérables d’énergie lors du processus, faut en chercher d’autres.
Krypton_80
Bombing_Basta:<br /> Le critère le plus important à mon sens pour le stockage d’énergie électrique, direct (batteries typiquement, mais aussi, on en entend peu parler, super-condos), ou indirect (hydrolique, mécanique, etc…), c’est le rendement.<br /> La densité énergétique (nombre de kWh stockés par kg/litre) est plus importante que le rendement pour faire du stockage. Celle des batteries reste encore faible.<br /> Ensuite effectivement, il y a les matières utilisées, notamment celles qui permettront d’avoir une technologie géopolitiquement indépendante.
MattS32
Krypton_80:<br /> La densité énergétique (nombre de kWh stockés par kg/litre) est plus importante que le rendement pour faire du stockage. Celle des batteries reste encore faible.<br /> Le moyen de stockage le plus utilisé aujourd’hui, l’eau en stockage gravitaire, a une densité de stockage qui excède rarement les 2 Wh/litre (il faut déjà une hauteur de chute de 900 mètres pour atteindre cette densité). Sur certaines installations, ça tombe à à peine plus de 0.5 Wh/litre.<br /> Par contre, c’est un moyen de stockage qui a un excellent rendement, qui peut dépasser les 80% sur les installations les plus performantes.<br /> C’est ce rendement élevé, associé à un coût relativement faible, qui en fait la solution privilégiée, clairement pas la densité de stockage.<br /> Les batteries « neuves » ont une densité 100 fois supérieur, pour un rendement du même ordre. Des batteries de VE en fin de vie ont une densité 50-80 fois supérieur, toujours avec un rendement du même ordre, mais un coût d’installation supérieur.
Krypton_80
MattS32:<br /> C’est ce rendement élevé, associé à un coût relativement faible, qui en fait la solution privilégiée, clairement pas la densité de stockage.<br /> Solution privilégiée, ça dépend pour qui, et pas pour du stockage longue durée.<br /> terega.fr<br /> Comment stocker l’électricité ?<br /> Pourquoi est-il utile de stocker de l’électricité ? Quelles sont les solutions de stockage de cette énergie ? Teréga vous répond.<br />
MattS32
Krypton_80:<br /> Solution privilégiée, ça dépend pour qui<br /> Par les gestionnaires de réseau d’électricité.<br /> Au niveau mondial, les STEP c’est près de 160 GW de puissance installée (l’équivalent de 2.5 fois la puissance de toutes les centrales nucléaires françaises), et une capacité de stockage d’au moins 5 TWh (j’ai pas trouvé le chiffre mondial, mais rien qu’en UE, on a 4.7 TWh de capacité en stockage).<br /> Il n’y a pas un seul autre mode de stockage qui atteigne ne serait ce que 10% de cette capacité…<br /> Krypton_80:<br /> et pas pour du stockage longue durée.<br /> Oh que si… Les réservoirs des STEP, ils stockent plusieurs milliers de GWh dont une bonne part sur plusieurs années.<br /> Grand Maison par exemple, en France, a une réserve de l’ordre de 300 GWh (dont 30 GWh reconstituables à partir de la réserve basse, si on vide la réserve haute de plus de 30 GWh il faut compter sur les apports naturels pour la reconstituer, mais la réserve n’est quasiment jamais descendue en dessous de 100 GWh depuis… 1992 (date de la dernière vidange complète du réservoir). On peut donc considérer qu’il y a dans la retenue 100 GWh qui sont stockés depuis 30 ans…<br /> En théorie et en l’absence de contraintes réglementaire imposant une vidange totale de temps en temps (en France, les visites décennales peuvent désormais se faire par robot sous-marin), la seule limite à la durée du stockage dans une STEP, c’est la durée de vie du barrage de la retenue haute et l’évaporation naturelle de cette retenue (qui en pratique est souvent plus que compensée par les apports naturels par les précipitations…).
_Dorsoduro
Si vous voulez des infos supplémentaires sur un projet similaire. Suivre le lien. C’est beaucoup mieux expliqué. Déjà on comprend que le rendement est autour de 70%. qu’il est très intéressant niveau capacité de stockage. Qu’il fait intervenir tres peu de ressources chèro<br /> Révolution Énergétique – 29 Aug 21<br /> Cette giga-centrale va stocker de l’électricité avec de l’air comprimé<br /> Outre les batteries, l’hydrogène et les stations de transfert par pompage-turbinage (STEP), il est possible de stocker de l’électricité grâce à l’air<br /> Est. reading time: 2 minutes<br />
jbobby
L’intérêt du béton c’est justement d’avoir moins de matiere qu’avec de l’eau<br /> Si vous connaissez le sujet, ça m’intéresse : le stockage gravitaire via du béton utilise moins de matière que les STEP? (à capacité égale). Je ne compte pas l’eau car on n’a pas à la fabriquer! J’ai du mal à visualiser la taille des blocs de béton pour avoir une quantité significative d’énergie.
MattS32
C’est en comptant l’eau que ça utilise moins de matière. Parce que l’eau, même si on n’a pas à la fabriquer, il faut quand même un sacré espace pour la stocker, donc ça peut être problématique…<br /> Le béton étant entre 2 et 3 fois plus lourd que l’eau, il stocke 2-3 fois plus d’énergie dans le même volume.<br /> Après, c’est évident qu’on ne peut pas faire du gravitaire béton de capacité comparable à ce qu’on peut faire avec de lacs entiers, parce que ça serait beaucoup trop complexe à gérer (le fait que l’eau est un fluide qui s’écoule, ça simplifie vachement les choses, surtout en montagne ou en plus on peut assez facilement atteindre de grandes hauteurs de chutes sans construire de grosses structures artificielles… sachant que la quantité d’énergie est directement proportionnelle à la hauteur de chute…) et beaucoup trop coûteux à construire.<br /> Le béton est intéressant pour des petites installations, de quelques centaines de kWh à quelques centaines de MWh, là où l’eau permet de faire facilement des installations de plusieurs dizaines de GWh quand l’environnement le permet, mais est moins intéressante pour des petites installations ou dans des zones avec très peu de relief naturel (donc ou même une installation à l’eau serait 100% artificielle) : pour une même capacité, une installation utilisant du béton occuperait alors entre 2-3 fois moins de surface pour une même hauteur, et 2-3 fois moins de hauteur pour une même surface.
luck61
Et l’alternateur qui produit l’électricité n’a pas de terre rare.<br /> « la chaleur générée lors du processus de compression est stockée » va falloir expliquer avec quoi il compresse car le co2 pour le mettre à l’état liquide il faut qu’il soit soumis à de très forte pression et ou im stockent leur"chaleur "
MattS32
J’ai trouvé cet article, qui est plus détaillé : Innovation : une startup italienne développe un stockage original d’électricité à base de CO2<br /> La compression est effectuée avec un turbocompresseur, pour atteindre 60 bars. La chaleur est stockée dans des sels fondus.<br /> Pour produire l’électricité, les sels fondus sont utilisés pour réchauffer le CO2 liquide et provoquer son évaporation, ce qui permet d’entrainer la turbine.<br /> À priori ils ont déjà un démonstrateur fonctionnel en Sardaigne avec une puissance de 2.5 MW et une capacité de 4 MWh avec un rendement de 75-80% et là ils ont un projet au Danemark pour du 20 MW stockant 200 MWh.<br /> Par contre du fait qu’ils réutilisent la chaleur de la compression pour l’évaporation, via les sels fondus, c’est forcément du stockage court terme (bon de toute façon, ça a pas grand intérêt de faire du long terme avec des capacités aussi faibles), à moins qu’ils aient prévu une autre source de chauffage (mais c’est alors forcément le rendement qui en prend un coup) ou que ça puisse aussi marcher en laissant évaporer le CO2 sans le chauffer (donc forcément avec une puissance plus faible, la détente sera plus lente, apportant moins de puissance pour entrainer la turbine).
Nmut
A mon avis il y a une incompréhension quelque part. Il n’y a aucunement besoin de chauffer la CO2 pour récupérer l’énergie.<br /> Et pour l’hydrogène, l’énergie utilisée pour la compression l’est en pure perte, ici, c’est justement là le stockage. Le chaud et le froid résultant de la compression / décompression peuvent être utiles « ailleurs » (beaucoup de processus industriels en ont besoin) et donc améliorer le rendement global.
LeChien
Ça conviendra à certains cas d’usage à besoins modérés si les chiffres produits par/avec le démonstrateur n’ont pas trop été passés au gloss…<br /> Les implantations isolées des infrastructures nationales et qui dépendent déjà d’une production intermittente auraient là un bon relais sans recours aux batteries classiques ou au réseau inexistant ou trop peu fiable. (Tiens mais pourquoi les US s’y intéressent ?).<br /> Pour le stockage par gravité évoqué plus haut : le béton a une empreinte carbone pas franchement merveilleuse. J’espère qu’ils constituent leurs charges avec du béton déjà produit…
MattS32
Nmut:<br /> A mon avis il y a une incompréhension quelque part. Il n’y a aucunement besoin de chauffer la CO2 pour récupérer l’énergie.<br /> Ils utilisent la chaleur stockée pour réchauffer le CO2 et ainsi le faire s’évaporer plus rapidement, ce qui permet sans doute d’avoir plus de puissance qu’avec une évaporation naturelle à température ambiante.
max_971
C’est bien beau mais il vient d’où le CO2 ?<br /> Extrait de l’air ambiant ?<br /> Produit par une usine d’à côté ?<br /> Que se passe t-il en cas de rupture accidentelle ?
MattS32
max_971:<br /> C’est bien beau mais il vient d’où le CO2 ?<br /> Extrait de l’air ambiant ?<br /> Produit par une usine d’à côté ?<br /> Vu les quantités en jeu, l’origine de ce CO2 est un facteur négligeable. De nombreuses industries ont le CO2 comme sous-produit et il n’est donc pas bien difficile de se fournir en CO2.<br /> Ils parlent d’une densité de stockage de 67 kWh/m^3. Si on suppose que c’est mesuré en phase liquide, ça fait environ 3000 m^3 de CO2 liquide pour leur projet de 200 MWh. Soit grosso modo 3000 tonnes de CO2 et 1.6 millions de m^3 pour le dome. Ça fait une grosse réserve, mais pas non plus monstrueuse (grosso modo un bâtiment de la taille du Stade de France).<br /> Et en cas de rupture, ça va diffuser du CO2 dans l’atmosphère. C’est gênant, mais pas catastrophique : si l’intégralité de la réserve se vide dans l’air, ça correspond aux émissions annuelles de 600 danois.<br /> Il y a probablement un petit risque d’intoxication pour le personnel si la fuite est vraiment massive. Mais ça me semble assez peu probable et une fuite massive est en outre facile à détecter automatiquement pour déclencher une alarme. Et l’intoxication au CO2 est heureusement beaucoup moins grave que l’intoxication au CO.
Thamien
C’est à peu près çà…<br /> Transformer un gaz en liquide (liquéfaction) libère de l’énergie (exothermique).<br /> Transformer un liquide en gaz (vaporisation) nécessite de l’énergie (endothermique).<br /> Dans un système « adiabatique » on récupère la chaleur de la liquéfaction pour l’utiliser lors de la vaporisation.<br /> Ca augmente le rendement du système!<br /> Voici un dessin que j’ai un peu modifié:<br /> adiabatic716×844 93.3 KB<br />
xryl
À noter également que leur procédé est déjà utilisé depuis des décennies avec simplement de l’air comprimé (il n’y a rien dans leur système qui impose d’utiliser du CO2, c’est seulement du marketing, c’est le CO2, c’est hype donc on en parle). On parle de CAES pour compressed air energy storage.<br /> Dans la majorité des installation de stockage de l’air comprimé, ils utilisent des grottes naturelles (pour éviter de construire un dôme étanche énorme), et ils essayent de s’approcher d’un régime adiabatique pour les conversions thermodynamiques.<br /> Typiquement, la centrale de Rosamond en Californie est conçue pour produire 500MW avec 6GWh de stockage, soit la consommation de la région PACA pendant une heure (ce qui est énorme comme tampon d’adaptation de la production électrique).
MattS32
xryl:<br /> il n’y a rien dans leur système qui impose d’utiliser du CO2, c’est seulement du marketing, c’est le CO2, c’est hype donc on en parle<br /> Il y a bien aussi une raison technique au choix du CO2 : c’est un gaz qui se liquéfie facilement à une pression relativement faible (ici 60 bars), ce qui permet d’obtenir des densités de stockage d’énergie plus élevées, d’un facteur 10 par rapport à des systèmes à air comprimé.
xryl
Si vous connaissez le sujet, ça m’intéresse : le stockage gravitaire via du béton utilise moins de matière que les STEP? (à capacité égale).<br /> Le problème du béton, c’est qu’il génère énormément de CO2 pour sa fabrication. Son avantage, c’est qu’on peut le former dans la forme que l’on veut (typiquement, un bloc avec un crochet) et utiliser des moteurs électriques pour le hisser qui deviennent alors des générateurs lors de la redescente. Le rendement est très bon (proche des 100%) contrairement au rendement du stockage hydrique (plutôt 80%).<br /> La différence de volume est due à la densité du béton, plus la densité est élevée, forcément, moins ça consomme de place. Avec une densité de 3x celle de l’eau, il ne faut que 3x moins de hauteur pour stocker la même énergie potentielle. Ce qui est avantageux, car les tours de stockages en hauteur ne peuvent pas être très haute sans coûter une blinde.<br /> Il y a des solutions hybrides qui utilisent des bacs en béton qui sont remplis de sable (ce qui évite une grosse dépense en CO2 à la construction).<br /> Dans tous les cas, ce type de stockage reste anecdotique.
xryl
C’est marrant, car j’ai lu ça aussi, mais pour moi ça ne fait pas sens. Plus tu comprimes un gaz, plus tu augmentes la densité énergétique. Et en plus tu réduis le besoin en volume de stockage, donc tes coûts de fabrication de l’usine.<br /> Vu que l’on sait comprimer l’air à 200 bars sans problème avec stockage de l’énergie thermique dans des sels fondus depuis des années, le tout avec un rendement de 70 à 80%, je vois mal pourquoi chercher à faire moins et comment ils peuvent faire 10x mieux.<br /> Le CO2 liquide est à -80°C alors que l’air liquide est -196°C. Je suppose qu’à isolation équivalente, la différence plus faible de température est à l’avantage du CO2 (probablement plus proche d’un cycle adiabatique), mais en général, dans un cycle thermodynamique, plus il y a d’écart de température, meilleur est le rendement.<br /> De plus, en cas de fuite, la zone alentour est mortelle pour des heures/jours. Il suffit de 0.5% de CO2 pour que ce soit mortel pour la flore et la faune (et nous). J’aimerais pas travailler là.<br /> Bref, j’ai du mal à extraire ce qui est vrai du marketing bidon avec cette société.
MattS32
xryl:<br /> Le CO2 liquide est à -80°C alors que l’air liquide est -196°C.<br /> Sous 60 bars, les CO2 est liquide à température ambiante.<br /> xryl:<br /> Il suffit de 0.5% de CO2 pour que ce soit mortel pour la flore et la faune (et nous).<br /> Euh non, beaucoup plus que ça. 0.5% c’est la limite d’exposition pour les professionnels sur une journée de 8h : Quels niveaux de CO et CO2 dans l’air sont dangereux pour la santé? | Kane International Limited<br /> La dangerosité pour la santé est à partir de 4%.<br /> Et non en cas de fuite ça va pas être dangereux pendant des jours. Si c’est une fuite sur la partie haute pression, ça va se diffuser et se diluer progressivement dans l’air, sans grand risque. C’est pas pire que les pots d’échappements des voitures sur le périph en heure de pointe (sur 1 km de périph en heure de pointe, ça doit tourner dans les 1 tonne de CO2 par heure… ) ou que ce qui sort d’une centrale électrique thermique (si on part sur 500g CO2/kWh, la centrale de Cordemais avec ses 1.2 GW de puissance installée rejette 600 tonnes de CO2 par heure à pleine charge… c’est l’équivalent d’un débit de fuite qui viderait toute la réserve de CO2 de la future installation danoise en à peine 5h).<br /> Le plus gênant serait une rupture soudaine de la poche du dôme, mais ça me semble assez peu probable, et il y a un bâtiment autour, donc le CO2 pourrait quand même ensuite être relâché progressivement.
philouze
En tout cas, si l’aspect adiabatique est bien géré, c’est un stockage &gt; à 70% de rendement qui se profile avec un relativement faible impact matériaux.<br /> Le stockage sous pression avec récupération adiabatique fait partie des très bonnes solutions de stockage quasi saisonnier, j’ai vu un projet suisse via une immense caverne + récupération thermique qui de mémoire frisait les 80%, et du stockage en GWh.<br /> C’est dépendant du lieu, mais on est proche du « zéro ressource primaire » par MWh restitué.<br /> En statique, ces systèmes sont clairement l’avenir, suivi par les Step côtiers, les Redox anioniques, les batteries à sels et métaux fondus, le sodium-ion.<br /> On a de quoi stocker du GWh par milliers et à bon compte et à très haut rendement, avant d’envisager les solutions « sales » énergétiquement comme l’hydrogène.<br /> Il faut plus médiatiser ça, ça n’a pas la « Hype » que ça mérite.<br /> Dans le même genre, on a le stockage et transfert thermique par céramique, une autre forme de batterie, 1000°c récupérés, 90% de rendement, absolument incroyable :<br /> Révolution Énergétique – 1 Sep 22<br /> Stocker de la chaleur dans des céramiques pour décarboner l'industrie ?<br /> Qu’il s’agisse de chaleur ou d’électricité, le stockage est un moyen efficace pour augmenter l’intégration des énergies renouvelables et bas-carbone dans<br /> Est. reading time: 7 minutes<br /> « Et heureusement que de nombreuses pistes sont explorées, sans donner dans le dogmatisme comme on le voit souvent ici, dans le genre « ça c’est très bien et ça, ça ne l’est pas ». ^^ »<br /> Ce qui est important, c’est d’être agnostique sur les vraies solutions, celles qui marchent, présentent un bon rendement, et intolérants aux bullshits technos-enthousiastes mais déplorables dans les faits, comme l’hydrogène-énergie.
Krypton_80
philouze:<br /> Ce qui est important, c’est d’être agnostique sur les vraies solutions, celles qui marchent<br /> Comment savoir quelles sont les solutions qui marchent en étant agnostique? <br /> Je crois surtout qu’il faut se montrer intolérant aux lobbys, d’où qu’ils viennent.
StephaneGotcha
Après avoir essayer de tout comprendre je reste dubitatif.<br /> Le gaz est comprimé lors du stockage de l’énergie. (et devient liquide)<br /> Le liquide est chauffé et reconverti en un gaz venant alimenter une turbine lors de la restitution.<br /> Ça fait beaucoup de dépense d’énergie pour charger et décharger une batterie quand même …<br /> Alors oui il y a pas de lithium ou de cobalt, mais bon
MattS32
StephaneGotcha:<br /> Ça fait beaucoup de dépense d’énergie pour charger et décharger une batterie quand même …<br /> Ils annonce un rendement de 75%, c’est pas si éloigné de ce qu’on obtient actuellement avec des batteries.
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