Recherche : des micro-drones capables de soulever 40 fois leur poids

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Le 01 novembre 2018
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small flying robots able to pull objects up to 40 times their weight
© École Polytechnique Fédérale de Lausanne

Des chercheurs ont réussi à concevoir des drones de petite taille et légers, capables de soulever jusqu'à 4 kg et de réaliser des gestes simples, comme ouvrir une porte. Pour réaliser de tels objets, l'équipe s'est simplement inspirée de la nature.

Si le succès des drones ne se conteste pas, ils ne sont pas particulièrement réputés pour leur force. Mais des chercheurs de l'université de Stanford et de l'École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) ont réussi à créer un micro-drone équipé d'un treuil, capable de prouesses inédites.

Soulever des poids de 4 kg et ouvrir des portes

Ces engins s'appuient sur des matériaux adhésifs situés sur leur base, et adaptables en fonction de la surface à accrocher. Ils peuvent ainsi creuser des matériaux rugueux pour s'y attacher, ou se coller à une matière plus lisse, comme le verre, grâce à du silicone strié.


De cette façon, un drone de 100 g peut exercer une force de 40 newtons, soit assez pour soulever 4 kg. L'équipe de scientifiques est également parvenue à ouvrir une porte, en utilisant deux de ces micro-drones.

Une conception inspirée des guêpes

Pour imaginer une telle solution, les chercheurs ont observé le comportement des guêpes, capables de transporter des charges beaucoup plus lourdes qu'elles. Pour y parvenir, elles traînent les objets sur le sol, les déplaçant petit à petit. Le treuil, accroché au micro-drone, fonctionne donc exactement de la même manière.

small flying robots able to pull objects up to 40 times their weight
© École Polytechnique Fédérale de Lausanne

En revanche, pour ouvrir les portes, il a fallu pousser l'étude plus loin, car les guêpes n'en sont pas capables (et heureusement). Le processus s'est d'ailleurs avéré complexe et il a fallu un travail spécifique et minutieux pour que les micro-drones y arrivent. Mais il ne s'agit là que de premiers tests, et d'ici quelques années, on peut imaginer que plus aucune porte ne leur résistera.

Source : Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne
Modifié le 31/10/2018 à 16h11
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