5 bridges en test : juste une mise au point ?

24 mai 2007 à 15h33
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Les bridges, entre compacts et reflex entrée de gamme

Les bridges - c'est-à-dire les appareils débrayables et dotés d'un zoom puissant -, se font rares. Ils subissent en effet la concurrence de plus en plus rude des compacts que les constructeurs arrivent à équiper de zooms jusqu'à 10 x, mais également celle des reflex entrée de gamme qui pour environ 600 euros ouvrent des perspectives bien supérieures. Pour autant, un bridge reste un excellent choix lorsqu'on souhaite limiter l'encombrement tout en bénéficiant d'un appareil performant.

Alors que certains constructeurs restent actifs sur le créneau des bridges, d'autres comme Nikon sont pour leur part restés muets, et ce depuis septembre 2004 avec le Coolpix 8800 (testé ici). Chez Nikon - comme chez Pentax certainement, totalement absent de ce secteur -, la tentation doit être de préserver l'entrée de gamme reflex comme nous l'évoquions. La raison de ce comportement est que dès qu'un utilisateur s'équipe en reflex, il acquiert parallèlement des optiques qui deviennent l'élément le plus pérenne de son équipement. Le possesseur d'un Canon 400D ou d'un Nikon D50, tenté par un modèle proposé par la concurrence, hésitera à l'acquérir sachant que cela l'oblige dans le même temps à abandonner son parc optique, chaque constructeur ayant (à quelques exceptions près), une monture spécifique. Voir une personne acquérir un reflex (et devenir ainsi captive de la marque) est donc plus intéressant pour un constructeur que de voir cette même personne s'équiper d'un bridge qu'elle abandonnera librement quelques années plus tard pour s'orienter vers un modèle d'une autre marque. Voilà qui justifie certainement en partie le manque d'ampleur de l'offre.

Ce préambule terminé, quittons Nikon et Pentax pour en revenir à ceux qui restent présents sur le segment des bridges. Ces derniers mois ont vu des annonces tant de la part de Kodak, d'Olympus, de Panasonic, de FujiFilm que de Sony. Nous regroupons aujourd'hui les plus récents modèles de ces constructeurs dans ce comparatif.

 FujiFilm FinePix S5700 Kodak EasyShare Z710
 S460566W150S368222W150
CapteurCCD 1/2,5" de 7,1 MPCCD 1/2,5" de 7,1 MP
Objectif 10 x eq. 38-380 mm f/3,5-3,710 x eq. 38-380 mm f/2,8-f/3,7
Ecran / viseur2,5 pouces pour 230 000 pixels / 0,24" de 230 000 pixels2" de 201 000 pixels / 201 000 pixels
Alimentation4 piles alcalines AABatterie Lithium Ion
CarteSD ou xD PictureSecure Digital / MMC
VitesseDe 4 à 1/1 000 sec.De 8 à 1/1 000 sec.
SensibilitéDe 64 à 1 600 Iso De 64 à 400 Iso (800 en 1,9 MP)
Dimensions106,1 × 75,7× 80,7 mm / 306 g9,78 × 7,75 × 7,26 cm / 245 g
Prix au lancement249 euros299 euros

 Olympus SP-550UZ Panasonic Lumix DMC-FZ8 Sony Cyber-Shot DSC-H7
 S443779W150S453818W180S467586W150
CapteurCCD 1/2,5" de 7,1 MPCCD 1/2,5" de 7,2 MPCCD 1/2,5" de 8,1 MP
Objectif 18 x eq. 28-504 mm f/2,8-f/4,512 x eq. 36-432 mm f/2,8-f/3,115 x eq. 31-465 mm f/2,7-4,5
Ecran / viseur2,5 pouces de 230 000 pixels / Electronique2,5 pouces de 207 000 pixels / Electronique2,5 pouces pour 115 000 pixels / 0,2 pouces de 200 000 pixels
Alimentation4 piles alcaline AABatterie Lithium IonBatterie Lithium Ion
CartexD-PictureSD/SDHC/MMCMemory Stick / Pro Duo
Vitesse
De 1/2 à 1/2000 sec.
De 60 à 1/2 000 sec.De 30 à 1/4 000 sec.
SensibilitéDe 50 à 1 600 Iso (3 200 et 5 000 Iso en 3 MP)De 100 à 1 250 Iso (3 200 en mode « haute sensibilité »)De 80 à 3 200 Iso
Dimensions116 x 78,5 x 78 mm / 365 g112,5 x 72,2 x 79 mm / 310 g 109,5 x 83,4 x 85,7 mm / 375 g
Prix au lancement499 euros 399 euros450 euros

FujiFilm FinePix S5700

FujiFilm a récemment annoncé un nouveau modèle de bridge, le FinePix S5700, qui à première vue a tout d'un appareil classique et modeste, dépourvu qu'il est de caractéristiques accrocheuses. Ce bridge reste en effet à l'écart des courses aux « Isos » et aux pixels qui sévissent actuellement, et se contente d'un « simple » zoom 10 x non stabilisé. Malgré cette apparence modeste, a-t-il de quoi séduire face à ses concurrents ?

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Prise en mains

La poignée du S5700 est étonnamment profonde, au point que les doigts ne reviennent pas toucher le boîtier. Comme le Z710 (avec lequel il a beaucoup de points communs), le S5700 ne dispose d'un revêtement caoutchouté que sur cette seule partie. Il tient néanmoins bien en mains, sans compter que le plastique a un bel aspect et qu'au final l'appareil parait globalement mieux construit que ses homologues Panasonic et Kodak, vraiment trop plastiques.

Les fidèles de la marque ont déjà du apprendre que FujiFilm abandonne en douceur le format xD - qui était jusqu'alors son format de prédilection -, en rendant la plupart de ses nouveaux appareils compatibles avec les cartes Secure Digital. Le S5700 accepte ainsi les deux formats, ce qui le rend plus intéressant aux yeux des utilisateurs déjà équipés en cartes Secure Digital (sans doute le format le plus courant à ce jour). Même si une carte de 1 Go se négocie aujourd'hui à moins de 20 euros, il est toujours plus agréable de faire avec le matériel existant que d'avoir à se rééquiper.

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La plupart des appareils Fuji acceptent aujourd'hui les cartes Secure Digital en plus des habituelles xD : une ouverture intéressante !


Sur ce bridge, on remarque la présence d'une touche « F », typique des appareils de la marque, et qui constitue un raccourci vers trois des réglages les plus souvent sollicités : ceux de sensibilité, de qualité d'image et de mode de couleur (standard, diapo et noir et blanc). On accède ensuite aux autres réglages au moyen de la touche « Menu ».

Du côté des modes

La molette des modes (qui émet un bruit plastique lorsqu'on la tourne), comporte de nombreux modes inhabituels : Anti-flou, lumière naturelle, SP1, SP2, etc. Quels réglages se cachent derrière ces intitulés ?

Les modes « SP1 » et « SP2 », aux noms peu explicites, abritent en fait deux des douze modes scène que comporte l'appareil. A vous donc de personnaliser la molette en plaçant derrière ces deux positions les réglages qui vous seront les plus utiles, ceux-ci pouvant varier en fonction du moment de la journée ou du type d'événement que vous photographiez : choisissez par exemple « portrait » et « paysage » pour des photos de journée, et « soirée » et « nocturne » pour des photos en intérieur ou après le coucher du soleil.

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Configurez la molette en y plaçant les deux modes scène les plus utiles, de façon à les avoir à portée de main


Quant aux modes Anti-flou et Lumière naturelle (en version « avec » ou « sans flash » pour ce dernier), ils tirent parti des plus hautes sensibilités dont dispose l'appareil de façon à augmenter la vitesse d'obturation, et ainsi permettre de photographier plus facilement à main levée. Dans sa version « avec flash », le mode lumière naturelle permet de prendre deux photos consécutives, une avec flash et l'autre sans. Une simple pression suffit pour enregistrer les deux clichés coup sur coup, il n'est donc pas nécessaire de garder le déclencheur enfoncé. Ces modes donnent-ils d'aussi bons résultats, lorsque l'on photographie à main levée, que ceux des FX8 de Panasonic et SP-550 UZ d'Olympus, tous deux pourvus d'un stabilisateur destiné à la photo à main levée ?

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Prises de vue main levée (64 Iso - f/3,5 - 1/8 sec), en mode « anti flou » (1 600 Iso - f/3,5 - 1/300 sec) et sur pied au retardateur (64 Iso - f/3,5 - 1/8 sec)


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En mode lumière naturelle, sans puis avec flash


Même si le S5700 se sort bien de l'exercice qui consiste à photographier au moyen de hautes sensibilités (on y reviendra), les images qu'il délivre sont moins convaincantes que celles des deux appareils stabilisés cités plus haut. L'image, qu'elle soit capturée à 800 ou 1 600 Iso, est marquée par un grain certes absolument pas coloré et qui respecte les détails (ce sont les points forts de Fuji), mais tout de même peu agréable.

Terminons par un mot sur les incontournables modes avancés, à savoir : priorité ouverture, priorité vitesse et manuel. Dans ces modes, le réglage de l'ouverture et / ou de la vitesse se fait en deux temps, d'abord en pressant la touche +/ -, ensuite en utilisant les touches gauche / droite du pad pour modifier l'ouverture, et celles haut / bas pour faire varier la vitesse. Validez vos changements par une nouvelle pression sur la touche +/ - : vous éviterez ainsi de modifier les valeurs par inadvertance. A défaut de comprendre tout seul ce fonctionnement, vous pouvez compter sur l'aide apportée par le S5700 lui-même. En effet, l'appareil a ceci de bien qu'il vous indique à l'écran quelle touche utiliser pour effectuer ces réglages.

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Utilisez la touche +/ - suivie des quatre touches du pad pour régler l'exposition


Performances générales

Le zoom est très fluide et assez finement dosé. Tout électronique (par opposition aux zooms manuels) qu'il est, le zoom surprend par son caractère totalement silencieux. Au sujet de la visée cette fois, on remarque que le S5700 et le Z710 ont un défaut commun, celui d'être dépourvus de molette de réglage dioptrique. Il ne sera donc pas possible d'ajuster le viseur électronique à sa vue, ce qui est dommage tant celui-ci prend (normalement) efficacement la relève de l'écran lorsqu'il devient illisible à cause d'une trop forte luminosité.

La caractéristique la moins attrayante de l'appareil est son objectif, non stabilisé comme nous l'avons vu et qui plus est pas du tout grand-angle : il équivaut en effet à un 38-380 mm alors qu'un appareil comme le SP-550 UZ d'Olympus débute à 28 mm. Ces 38 mm desserviront ceux qui photographient souvent en intérieur et plus généralement dans des espaces confinés, un grand angle (typiquement 28 mm sur ce type d'appareil), permettant quant à lui d'augmenter l'angle de vision et d'embrasser une scène plus large (voir la page : Le face à face en images).

Rapide pour ce qui est de la mise au point, le S5700 est beaucoup moins convaincant lorsqu'il s'agit d'enregistrer des clichés à une cadence soutenue. Disposant de trois modes d'acquisition rapide d'images, cet appareil enregistrera au mieux 3 images en 2 secondes à pleine résolution, ce qui est un rythme pour le moins tranquille, qu'on le compare ou non à celui de 15 images / seconde du SP-550 UZ...

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3 images consécutives en 2 secondes, ou des images enregistrées en continu au rythme de 1 image toutes les deux secondes, c'est le mieux que peut faire le S5700


Pour aller plus loin

Le S5700 propose de nombreux réglages qui permettent de dépasser les limites des automatismes (tant de mise au point que d'exposition). Comme le SP-550 UZ, il propose quatre pré-réglages pour les ambiances lumineuses électriques, plus un pour la mesure manuelle de la température de couleur, ce qui donne les moyens d'avoir un rendu coloré fidèle à celui de la scène que l'on capture.

On note également que, sur cet appareil comme sur le FZ8 de Panasonic, le flash peut faire l'objet d'une correction d'exposition et ainsi être utilisé sans venir modifier totalement le rendu lumineux de la scène. Ceux qui n'apprécient pas l'aspect du bruit numérique (à 800 Iso et plus) pourront donc choisir d'utiliser le flash auquel ils appliqueront une correction d'exposition.

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Appliquez une correction d'exposition au flash de façon à préserver le rendu lumineux de la scène


Le S5700 vous permet de déplacer la zone de mise au point et d'effectuer ainsi très facilement la mise au point (la netteté) sur un sujet décentré. Utilisez les quatre touches du pad pour déplacer cette zone, et gardez en mémoire le fait que l'exposition est pour sa part toujours calculée par rapport à la zone centrale.

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Adoptez ce réglage pour photographier plus facilement des sujets décentrés


Conclusion

A première vue plutôt commun, le FinePix S5700 surprend agréablement dès les premiers moments d'utilisation. Bien construit (mieux que les Kodak Z710 et Panasonic FZ8, excessivement « plastiques »), il dispose d'une poignée très profonde qui assure un bon confort de prise en mains. On retiendra également les qualités de son zoom, incroyablement silencieux pour un modèle de type électronique, et par ailleurs très discret puisqu'il se déploie à l'intérieur (il est périscopique) au lieu de venir déséquilibrer voire déformer l'appareil comme dans le cas du SP-550 UZ doté d'un zoom 18 x ! Ergonomique, solidement construit, rapide à la mise au point, simple sans être simpliste et globalement performant (on apprécie son mode macro à 1 cm), le S5700 n'oublie personne avec ses réglages avancés (pour les utilisateurs avertis), et ses modes assistés (anti-flou par exemple) qui permettent aux débutants de s'en sortir dans des conditions peu évidentes telles que la prise de vue en intérieur.

Tout convaincant qu'il est, le S5700 est néanmoins pénalisé par l'absence de stabilisateur, les modes anti-flou et lumière naturelle permettant certes de photographier plus facilement à main levée, mais donnant des résultats moins propres que les systèmes de stabilisation de la concurrence (FZ8 de Panasonic et SP-550 UZ d'Olympus). On note enfin qu'il s'agit d'un appareil plutôt paisible, dont l'acquisition rapide d'images n'est pas le point fort. Complet au niveau des réglages (on peut décentrer le collimateur AF, appliquer un compensation au flash...), le S5700 est à mi-chemin entre le Kodak Z710 (vraiment simple et orienté débutants) et le couple FZ8 et SP-550 UZ, stabilisés (c'est un argument imparable lorsque l'on possède une plage focale aussi étendue) et au positionnement plus expert (ils permettent par exemple, contrairement au S5700, d'enregistrer en Raw).

Galerie


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FujiFilm FinePix S5700

6

Les plus

  • Accepte les cartes Secure Digital !
  • Zoom totalement silencieux
  • Bien construit / Molette personnalisable
  • Macro à 1 cm

Les moins

  • Pas de réglages dioptrique
  • Ni grand angle, ni stabilisé
  • Rafales poussives

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Ergonomie8

Fonctions7

Qualité d'image8

Kodak EasyShare Z710

Présenté lors de la Photokina à l'automne dernier, le Z710 cédera prochainement sa place à l'EasyShare Z712IS. C'est donc un appareil « en fin de vie » (qu'ils sont courts les cycles commerciaux des produits !) que nous testons ici. Le fait de nous intéresser au Z710 (qui restera toutefois disponible encore plusieurs mois, le temps que les stocks s'épuisent) va nous permettre de juger de la pertinence des changements intervenus entre les deux modèles, le Z712 arrivant avec un zoom plus conséquent (12 x contre 10 x pour le Z710) qui présente en outre l'avantage d'être stabilisé : il sera donc moins sensible aux tremblements infligés par le photographe à l'appareil, lesquels tremblements sont cause de nombreuses photos floues.

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Prise en mains

La molette de sélection des modes est plus discrète que sur les autres modèles. Reléguée à l'arrière de l'appareil au lieu d'être présente sur le dessus, elle est également construite différemment. Les quatre modes les plus avancés (programme, priorité ouverture, priorité vitesse et manuel) ne bénéficient pas d'un accès distinct. Pour activer celui que l'on désire, il faut faire défiler la liste (P/A/S/M) au moyen du joystick (vers le haut ou vers le bas), puis saisir les valeurs d'ouverture et / ou de vitesse souhaitées de la même façon. A l'inverse, les modes scène les plus courants (sport, portrait et nuit) disposent d'un accès direct, ce choix de présentation suffisant à nous fixer sur l'orientation débutant de l'appareil.

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Au moyen du joystick, sélectionnez un mode, puis modifiez les valeurs d'ouverture et / ou de vitesse. D'une façon plus générale, le joystick vous sert à vous déplacer dans les réglages


Le déclencheur prend la forme d'un curseur On / Off / Favoris. Ce fonctionnement présente un inconvénient, qui est de nous obliger à retourner sur la position Off avant de pouvoir rallumer l'appareil lorsque celui-ci s'est éteint après plusieurs minutes d'inactivité. On préférera une touche « Power » comme en propose le SP-550 UZ d'Olympus.

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Le flash s'extrait sitôt l'appareil mis sous tension, ce qui est à la fois bruyant et souvent inutile. En effet, si l'éclairage ambiant suffit pour photographier à main levée, rabattez-le aussitôt, tout en sachant que l'appareil continuera à vous indiquer au moyen d'une petite phrase (« Ouvrir le flash ») que lui le juge nécessaire. En revanche, dès lors que le temps de pose s'allonge et dès lors que vous voulez vraiment figer un mouvement, pensez à l'extraire à nouveau au moyen du curseur présent à sa droite.

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Pensez à désactiver le flash lorsqu'il est peu approprié, comme de le cas de photographies rapprochées


Comme le FZ8 de Panasonic, le Z710 fait appel à un revêtement caoutchouté sur la poignée (très profonde au passage) pour offrir une meilleure prise en mains. On remarque que, comme le Fuji S5700 mais contrairement aux autres modèles, son viseur est dépourvu de réglage dioptrique, ce qui ne permettra pas aux utilisateurs de l'ajuster à leur vue.

Du côté des modes

On l'a dit plus haut : tout bridge (c'est-à-dire appareil avancé) qu'il est, le Z710 ne met pas loin de là l'accent sur les modes avancés. Conçu pour un public de débutants et pour une utilisation familiale, ce modèle fait plutôt le choix de simplifier la prise de vue en proposant un accès direct aux principaux modes scène : sport, portrait et nuit. L'utilisateur pourra ainsi éviter (au moins pendant la période d'apprentissage), d'être au contact de réglages qu'il ne maîtrise pas.

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Le Z710 met l'accent sur les modes scène


Performances générales

Comme les autres modèles, le Z710 dispose d'une touche qui permet de commuter l'affichage de l'écran vers le viseur et inversement. Si cette façon de faire est répandue, il n'en est pas moins vrai que les appareils qui disposent d'un système de reconnaissance de la position de l'œil (et qui basculent l'affichage en conséquence, comme les regrettés Dimage de la série A de Minolta) sont si convaincants que l'on ne peut s'empêcher de trouver dommage qu'ils ne soient pas plus répandus. Le viseur, dépourvu de molette de réglage dioptrique comme nous l'avons déjà signalé, est par ailleurs bordé d'un liseré bleu qui gêne, notamment pour apprécier le rendu coloré de la scène. Heureusement que l'écran arrière est là pour nous délivrer une image nette et assez détaillée. Cet écran ne supporte toutefois pas la comparaison avec ceux des autres appareils : de seulement 2 pouces (ce qui est considéré comme « petit » à présent que les écrans font plutôt 2,5 ou 3 pouces), il est également bien moins lumineux que celui qui équipe le FZ8 par exemple.

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Le viseur (dépourvu de réglage dioptrique) et l'écran (de seulement 2 pouces), ne sont pas les points forts du Z710


Une icône représentant une main tremblante avertit en cas de vitesse d'obturation lente (et donc de flou probable à l'arrivée). En cas de pose effectivement difficilement tenable à main levée, vous n'aurez d'autres recours que d'enclencher le flash ou d'utiliser un trépied. Ici, la sensibilité limitée à 400 Iso ne sera pas d'une grande utilité pour faire diminuer le temps de pose, et l'on comprend mieux alors pourquoi le Z710 enclenche le flash automatiquement, à chaque mise sous tension de l'appareil. Cette valeur de 400 Iso, effectivement modeste, le parait plus encore lorsqu'on la compare aux 1 250 Iso du Panasonic FZ8 ou plus encore, aux 5 000 Iso du SP-550UZ ! Cet écart criant semble toutefois donner raison au Z710, qui produira des images dont le niveau de bruit restera à peu près contenu, même si comme toujours la sensibilité nominale est vraiment la seule qui produit des images propres. En conclusion, dépourvu qu'il est de modes de type « lumière naturelle » (façon Fuji S5700) et de stabilisateur (façon FZ8 et SP-550 UZ), le Z710 est clairement désavantagé pour ce qui est de la photographie à main levée.

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Prise de vue à main levée sans stabilisateur (puisque le Z710 en est dépourvu) suivie d'une prise de vue sur pied


Le Z710 dispose de deux modes d'acquisition rapide, que l'on sélectionne au moyen de la commande portant le sigle d'un retardateur présente sur le dessus de l'appareil (effectuez des pressions successives jusqu'à afficher l'option souhaitée). Le mode dit de « Première rafale » permet de capturer jusqu'à 3 images en 1,5 seconde tandis que le second, plus endurant, capture des images en continu, en se contentant toutefois d'enregistrer les trois dernières de la série. Quel que soit le mode, on ne pourra s'empêcher de noter le délai conséquent d'enregistrement des images, qui rend l'appareil inutilisable pendant quelques précieuses secondes.

Pour conclure sur ce chapitre, on attirera l'attention sur le fait que le Z710 propose peu de réglages avancés, et qu'entre autres il ne permet pas de régler manuellement la Balance des blancs. Cette possibilité manquera dans le cas d'éclairages mixtes (mélange de lumière du jour et électrique), pour lesquels les différents pré-réglages (fluorescent, ombre ouverte...) risquent de ne pas donner de résultats convaincants.

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Le Z710 propose peu de réglages avancés, la balance des blancs ne pouvant par exemple pas être mesurée manuellement


Pour aller plus loin

Sur cet appareil simple, on ne s'étonnera pas de trouver peu de fonctions permettant de dépasser les limites habituelles de la prise de vue. Le Z710 dispose toutefois de quelques réglages qui facilitent les échanges, comme le fait de pouvoir enregistrer au ratio 3:2 (idéal pour imprimer des photos en 10 x 15 cm sans avoir à les recadrer) au lieu du 4:3 natif.

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Utilisez le ratio 3:2 (deuxième photo) pour pouvoir imprimer directement (sans étape de recadrage) des photos au format 10 x 15 cm


Egalement dans l'optique de simplifier les étapes qui suivent la prise de vue, le Z710 propose d'enregistrer les photos à la résolution de 1,9 millions de pixels : peu volumineuses, vous pourrez en stocker un grand nombre sur votre carte mémoire et ainsi les envoyez par courrier électronique sans craindre de saturer la boîte de votre correspondant : au lieu d'un fichier pesant 1,2 Mo à la résolution maximale (3 072 x 2 304 pixels), vous enverrez un fichier de seulement 400 Ko et d'une résolution de 1 600 x 1 200 pixels. Le Z710 propose par ailleurs plusieurs « modes couleur » qui permettent par exemple d'enregistrer des images directement en noir et blanc ou sépia (sachant toutefois que la même transformation peut être faite après la prise de vue au moyen du logiciel fourni).

Conclusion

Simple, le Z710 l'est vraiment, à tel point que les habitués des bridges (censés être des appareils avancés) pourront aller jusqu'à le trouver simpliste (pas de Raw, ni de balance manuelle...), et se demander ce qu'il apporte de plus qu'un compact. La réponse tient en quelques points : des modes avancés (mais guère mis en avant et peu accessibles), un assez bon confort de prise en mains grâce à sa poignée profonde et enfin un zoom de bonne amplitude. On remarque pour le reste que malgré la présence d'un viseur électronique, le confort de visée n'est pas supérieur à celui d'un compact, la faute à l'écran petit au regard des standards (seulement 2 pouces) et au viseur dépourvu de réglage dioptrique, que l'on ne pourra donc ajuster à sa vue. Le Z710 est également à la traîne pour ce qui est de l'acquisition rapide d'images : l'appareil se limite à trois clichés consécutifs, et peine ensuite à les enregistrer et à se rendre disponible pour le suivant.

Voilà pour ce qui des points faibles du Z710. Reste que ce bridge a suffisamment d'atouts pour séduire les utilisateurs débutants. Les modes scènes (qui permettent de photographier de façon convaincante dans des conditions sortant de l'ordinaire) y sont facilement accessibles, et aucun réglage ésotérique ne vient troubler le novice. Le Z710 se fait par ailleurs remarquer par une mise au point rapide en basse lumière (réactivité largement due à un faisceau AF que l'on ne peut désactiver soit dit en passant), le fait qu'il n'hésite pas à activer le flash l'aidant par ailleurs à photographier dans de bonnes conditions lorsque la lumière manque. Cet appareil doit pouvoir séduire les grands débutants, auxquels on préférera toutefois conseiller le S9500 de Fuji, simple également mais beaucoup mieux construit et globalement plus performant. Reste à dire un mot au sujet de la qualité des images, propres à condition de ne pas dépasser les 64 Iso nominaux, et dont le rendu très saturé aura ses adeptes comme ses détracteurs.

Galerie


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Kodak EasyShare Z710

2

Les plus

  • Simple
  • MàP rapide en basse lumière

Les moins

  • Zoom non stabilisé / Visée moyenne
  • Pas de réglage dioptrique / Pas de Raw
  • Couleurs trop saturées

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Ergonomie6

Fonctions6

Qualité d'image6

Olympus SP-550 UZ

Déjà, en août dernier, Olympus avait quelque peu créé la surprise avec le SP-510 UZ, un bridge doté d'un zoom 10 x et capable de monter en sensibilité jusqu'à 4 000 Iso (voir cette brève). Il a récemment récidivé avec le SP-550 UZ, capable cette fois de monter jusqu'à... 5 000 Iso ! Ce haut niveau de sensibilité n'est pas la seule caractéristique étonnante de l'appareil, qui trouve également le moyen de s'offrir un zoom d'une amplitude inégalée pour ce type d'appareil : un 18 x équivalent à un 28-504 mm ! Dans la lignée du Samsung Pro 815, voici en quelque sorte le nouveau bridge de tous les records.


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Prise en main

Le SP-550UZ est, des cinq bridges regroupés ici, celui dont la poignée est la moins profonde. Cet appareil permet toutefois une prise en main assez confortable et surtout ferme grâce à un revêtement caoutchouté sous le pouce et sur la face avant. Egalement plus lourd que les autres modèles, c'est celui dont la construction inspire le plus confiance : ici, la carte et les piles bénéficient d'un logement distinct (et sécurisé au moyen d'un verrou dans le cas des piles) : le FZ8 de Panasonic ne peut pas en dire autant. Assez lourd, bien fini, tenant bien en mains, l'appareil est toutefois desservi par l'absence de pare-soleil (seul Panasonic en fournit un) et ce d'autant plus que son objectif est très exposé. Ne perdez donc pas le cache (que vous fixerez grâce au filin fourni) sous peine de le voir se rayer rapidement. Certes dans la pratique ce n'est ni ce qu'il y a de plus pratique ni de plus élégant, mais c'est cela où l'égarer à la première occasion. Au sujet de l'objectif, on fera également remarquer à quel point il est impressionnant lorsque que le zoom est entièrement extrait, au point que l'appareil perd toute discrétion et va jusqu'à sembler déformé.

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Les réglages les plus courants sont accessibles depuis la touche Ok/Func. Il est bien plus rapide d'aller les chercher à cet endroit que dans les menus, jamais vraiment simples ni conviviaux chez Olympus. On appréciera de découvrir à cet endroit quatre pré-réglages de température de couleur (Tungstène, Fluorescent 1, 2 et 3) pour les sources lumineuses électriques (au lieu de deux le plus souvent), ainsi qu'une fonction pour effectuer une mesure manuelle. L'avantage du bridge sur le reflex étant de pouvoir vérifier aussitôt à l'écran les changements (les dominantes sont-elles bien compensées par ce pré-réglage de la balance ?), il est plus que conseillé d'en tirer parti.

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La touche Ok/Func abrite les réglages les plus courants. Appuyez dessus une seconde fois pour quitter cette interface


Au sujet de cette touche « Ok/Func » (comme pour celle de « Menu »), on notera qu'il faut impérativement cliquer une seconde fois sur la commande (« Ok/Func » ou « Menu » donc) pour quitter l'interface du même nom, une demie pression sur le déclencheur ne suffisant pas à revenir en mode prise de vue. C'est une manipulation de trop, et une gêne aussi longtemps que l'habitude n'est pas prise. A l'inverse, une touche directe pour la lecture telle que celle qu'il propose évite d'avoir à tourner la molette de sélection des modes (comme sur le Panasonic), et donc de quitter le mode dans lequel on photographie.

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Quelques images des menus


De cette prise en mains, on retiendra également l'absence de commutation automatique entre l'écran et le viseur (certains bridges savent commuter l'affichage en fonction de la position de l'oeil), le SP-550UZ préférant proposer une touche à droite du viseur pour la bascule manuelle de l'un vers l'autre. On retiendra enfin qu'il n'affiche pas la portée du zoom sur l'écran, seulement une barre qui indique la progression dans l'échelle focale. Même en lecture, l'indication concernant la focale réelle (135 mm, 400 mm...) manque à l'appel.

Du côté des modes

En l'absence de molette, tant avant qu'arrière, les réglages d'ouverture et de vitesse se feront au moyen des quatre touches directionnelles du pad, celles de droite et gauche commandant l'ouverture, celles du haut et du bas la vitesse d'obturation. En mode priorité (ouverture ou vitesse), on ne fait plus varier qu'un seul de ces deux paramètres : dans ce cas de figure, les commandes gauche et droite servent alors à saisir une correction d'exposition (de + 2 à - 2).

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Les quatre touches du pad vous serviront à régler l'ouverture et la vitesse


La position « My » (pour MyMode) de la molette permet de sauvegarder des réglages que l'on souhaite pouvoir réutiliser sans avoir à les entrer à nouveau un à un. Pour configurer l'un des quatre modes, rendez-vous dans l'onglet « Réglages » des menus. Choisissez alors « perso » puis choisissez vos paramètres (mode, réglages du flash, Balance des blancs, sensibilité, etc.), ou plus simple (si l'appareil est configuré comme vous le souhaitez) choisissez « Enregistrer les réglages actuels ».

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Utilisez la position « MyMode » pour avoir sauvegarder vos réglages favoris


Les utilisateurs avertis (qui sauront tirer parti de cette fonction de sauvegarde de réglages personnalisés), seront moins intéressés par celle de « Guide » qui vient à sa suite sur la molette. S'adressant cette fois aux débutants, cette fonction propose un accès didactique aux réglages au moyen de cas pratiques. Une fois identifié celui qui correspond à votre besoin (ex. : « Photo de très près », « Prend sujet en mouvement », etc.), l'appareil active automatiquement les réglages nécessaires à ce type de prise de vue. A conseiller aux grands débutants seulement, qui s'y retrouvent difficilement dans les menus et les réglages.

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Aux grands débutants, le SP-550UZ propose un accès didactique aux réglages


Ce tour des modes ne saurait être complet sans une mention de 23 modes scène qui permettent, à ce public de débutants que nous venons d'évoquer, de photographier dans des conditions sortant de l'ordinaire, telles que : portrait, paysage, paysage + portrait, sport, scène de nuit, nuit + portrait, intérieur, bougie, auto-portrait, naturel, coucher de soleil, feux d'artifice, cuisine, vitrine, documents, enchères, prendre et choisir 1, prendre et choisir 2, plage, neige, sous-marin large 1, sous-marin large 2, sous-marin macro.

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Après quelques secondes, l'appareil affiche quelques lignes explicatives du mode


Performances générales

Sans être le plus lumineux (le FZ8 de Panasonic étant incontestablement le meilleur sous cet aspect), l'écran du SP-550 UZ est suffisamment clair et défini pour permettre une mise au point confortable. On note toutefois que l'écran met du temps à se rafraîchir, et que pour afficher correctement une zone lumineuse aussitôt après avoir visé une zone sombre, il faudra attendre environ 1,5 seconde qu'il s'ajuste à la nouvelle ambiance lumineuse.

Le SP-550US intègre un dispositif mécanique de stabilisation qui agit en déplaçant le capteur dans le sens inverse des mouvements parasites. Les tremblements se faisant ressentir d'autant plus fortement que l'on progresse sur la plage focale, on a envie de dire qu'il aurait été folie de proposer un zoom 18 x (tout de même !) sans un tel dispositif pour diminuer les dégâts ! Olympus a donc eu la prudence de stabiliser son bridge, une commande « Stabilisateur On / Off » marquée de la classique main agitée de tremblement étant placée à droite du déclencheur.

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Le stabilisateur s'active via une commande présente sur le dessus de l'appareil


Pour mesurer son efficacité, nous avons effectué trois séries de photos (de boîtes situées à l'extrémité de la pièce), à main levée sans stabilisateur, à main levée avec stabilisateur et enfin avec un pied. De chacune de ces trois séries, nous avons retenu le cliché le plus réussi, cet exercice nous permettant de constater que le stabilisateur rend effectivement de bons services pour ce type de prises de vue.

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Prises de vue à main levée sans puis avec stabilisateur, suivies d'une prise de vue sur pied (Réglages : f/4,5 - 1/8 sec - 50 Iso)


Au sujet de l'objectif, on notera également qu'il débute à 28 mm et qu'il offre ainsi un angle de champ plus étendu (précieux pour photographier lorsque l'on a peu de recul) que celui des autres appareils qui eux débutent le plus souvent autour de 35 mm (36 mm pour le FZ8 et 38 mm pour le Z710). Le SP-550UZ se fait aussi remarquer par un mode macro qui permet de s'approcher jusqu'à 1 cm du sujet. C'est pratique pour photographier de petits objets, sachant toutefois que, dans le cas de certaines prises de vue (photographier un insecte au milieu d'une végétation dense), vous pourrez être gêné par la longueur de l'objectif, et les ombres qu'il fera éventuellement porter sur le sujet. Notez enfin qu'en bout de zoom, si l'appareil patine et qu'il échoue à faire la mise au point, il faudra songer à prendre du recul, ce défaut étant probablement lié au fait que vous êtes en deçà de la distance minimale de mise au point.

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Le SP-550UZ lorsque le zoom est à son maximum


Reste enfin à dire un mot des capacités de l'appareil en terme d'acquisition rapide d'images, le SP-550UZ se faisant remarquer par un assez impressionnant mode rafale qui permet d'enregistrer jusqu'à 15 images en une seconde ! Même si cela n'est possible qu'au prix d'une importante perte de résolution (1,5 million de pixels au lieu de 7 millions), la performance reste impressionnante.

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Le réglage « Hi2 » permet d'enregistrer jusqu'à 15 images en 1 seconde. A condition d'accepter de perdre en résolution (1,5 MP), ce réglage est efficace pour décomposer un mouvement.


Pour aller plus loin

Dans une toute petite mesure, le SP-550 UZ se laisse personnaliser. Un réglage « bouton perso » (5e onglet du Menu) permet de changer la destination de la commande qui abrite par défaut le stabilisateur. Elle peut ainsi être personnalisée de façon à mémoriser la mise au point ou l'exposition (une pression pour la verrouiller, une seconde pour la déverrouiller), la qualité de l'image ou tout autre réglage que vous appréciez d'avoir à portée de main.

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Personnalisez l'une des touches de l'appareil, en lui attribuant un réglage que vous souhaitez pouvoir avoir à portée de main


Au niveau de la mise au point, le SP-550 UZ propose des dispositifs d'autofocus continu et prédictif permettant :
  • d'effectuer la mise au point en continu sur le sujet sans avoir à effectuer de demie pression sur le déclencheur pour le premier ;
  • de garder la mise au point sur un sujet qui se déplace vers l'avant ou vers l'arrière par rapport à nous pour le second.
Il permet également de basculer en mise au point manuelle et d'afficher une échelle de distance sur l'écran au moyen de laquelle on cherche la netteté, l'appareil agrandissant la partie centrale de l'image de façon à faciliter la mise au point manuelle.

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Le SP-550 UZ ne s'arrête pas à ces quelques fonctions de personnalisation et d'aide à la mise au point. Il propose également de nombreux réglages, impossibles à développer dans leur intégralité dans le cadre de ce test. Le mieux pour en rendre compte sera donc de les lister en leur adjoignant une petite phrase d'explications :
  • Fonction Intervallomètre : permet de prendre de 2 à 99 photos en spécifiant l'intervalle entre chacune.
  • Possibilité (à la condition d'accepter de perdre en résolution) d'adopter d'autres ratios d'image que le 4/3 par défaut, à savoir : 3/2 (intéressant pour imprimer au format classique 10 x 15 cm sans recadrage) et 16/9 (intéressant pour faire des photos de paysage panoramiques).
  • Faisceau AF : active un faisceau lumineux qui aidera l'autofocus à « accrocher » lorsque la lumière est trop faible pour que la mise au point puisse se faire.
  • Panoramique : possibilité de prendre jusqu'à dix photos consécutives dans n'importe laquelle des quatre directions, puis de les assembler au moyen du logiciel fourni (fonction utilisable seulement dans le cas d'une carte xD de marque Olympus, quel dommage !).

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Conclusion

Le SP-550 UZ, cet appareil que l'on pourrait qualifier de bridge « de tous les records », est-il à la hauteur des attentes qu'il a suscitées dès le moment de son annonce ? On sera tenté de répondre affirmativement à cette question, tant son objectif est convaincant : seul grand angle de cette série de bridges, il offre un bon recul en même temps qu'il nous permet d'aller chercher des détails au loin. Très polyvalent, cet objectif tire également largement parti de son système de stabilisation : celui-ci activé, le SP-550 UZ est en mesure de rapporter des images quasi-nettes, et ce même à des vitesses jugées limites pour la photographie à main levée. Seul le FZ8 - également stabilisé -, fait aussi bien, ce qui nous donnerait presque envie de dire qu'il n'y pas de bon bridge qui ne soit stabilisé. Le SP-550 UZ tient également ses promesses pour ce qui est de l'acquisition rapide d'images, avec une cadence de l'ordre de 15 images seconde, impressionnante et utile pour décomposer un mouvement. Cette vélocité a toutefois une contrepartie de taille, qui est que les images sont enregistrées à une faible résolution.

Polyvalence, stabilisation, endurance : au moyen de ces qualités indéniables, le SP-550 UZ est à même de séduire tous les publics. De façon ensuite plus spécifique, il offre aux utilisateurs avertis des fonctions de personnalisation et de mémorisation intéressantes, de même qu'une foule de petits réglages avancés dont certains peuvent faire la différence (intervallomètre, autofocus prédictif...). Cet appareil n'oublie par ailleurs pas les grands débutants, auxquels il offre par exemple une fonction « Guide » qui modifie les réglages en fonction de leurs attentes. Toutefois, entre ces réglages pointus et ces fonctions très assistées, le SP-550 UZ oublie une large plage d'utilisateurs « mi-amateurs / mi-avertis », auxquels des appareils comme les FZ8 et S5700 apporteront des réponses plus spécifiques. Pour conclure (enfin) au sujet du SP-550 UZ, on retiendra qu'il s'agit d'un appareil performant, solide et soigneusement construit, mais cher (presque le prix d'un reflex entrée de gamme) et surtout qui souffre de plusieurs défauts sérieux, ergonomiques notamment lorsqu'il nous oblige à presser la touche « Menu » pour quitter les réglages et revenir en mode prise de vue. C'est également un appareil qui pourrait faire mieux pour ce qui est du délai de mise au point en faible lumière et de la gestion du bruit (au-delà de 400 Iso, il vaut mieux passer son chemin) : deux marges de progression pour son successeur ?

Galerie


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Olympus SP-550 UZ

4

Les plus

  • Grand angle, zoom 18x
  • 4 sauvegardes de réglages perso
  • Bien construit

Les moins

  • Utilise des cartes xD
  • Livré sans pare soleil / Mauvaise gestion du bruit
  • MàP lente en basse lumière
  • Cher

0

Ergonomie8

Fonctions8

Qualité d'image7

Panasonic Lumix DMC-FZ8

Panasonic, pourtant encore relativement jeune sur le marché de la photo, s'est progressivement imposé au point d'être parvenu à prendre dans l'Hexagone la tête des ventes en volume en janvier dernier. Ses bridges (qu'ils soient avancés comme le FZ50 ou plus orientés débutants comme le FZ8 que nous testons ici), font parti des appareils qui ont largement contribué à forger sa popularité, du fait de leur zoom puissant équipé d'un système de stabilisation. Alors que Nikon et Canon restent très discrets sur ce segment d'appareils, lui réactualise fréquemment sa gamme et propose des modèles tant aux utilisateurs avertis (le FZ50 par exemple), qu'aux amateurs comme en témoigne le DMC-FZ8 que nous testons ici.


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Prise en mains

Sur cet appareil, seule la poignée bénéficie d'un revêtement caoutchouté. On aurait aimé qu'il s'étende jusqu'à l'emplacement du pouce de façon à permettre un meilleur maintien (comme sur le SP-550UZ d'Olympus) : à défaut, il faut se contenter d'un pavé anti-dérapant tout ce qu'il y a de plus classique. On note également le toucher très plastique de l'appareil, qui de ce fait parait beaucoup moins sérieux que son plus proche concurrent incarné par le SP-550UZ d'Olympus. « Même » le modeste Fuji S5700 est mieux construit et à un rendu plus solide que celui du FZ8. Au sujet de la construction, on remarque que la carte partage le logement de la batterie, ce qui complique un peu son retrait et rend plus généralement toutes les manipulations de l'une ou l'autre moins sûres.

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Sans entrer dans les menus et leur détail, on remarque que le FZ8 propose un accès aux réglages les plus courants au moyen du joystick hérité du FZ7. Grâce à cette touche (et donc d'une simple pression), on règle rapidement les fonctions de prise de vue les plus courantes (comme la mesure de la lumière, la Balance des blancs, la taille de l'image...). C'est rapide, pratique et beaucoup plus visuel que la sélection des mêmes réglages par l'intermédiaire des menus.

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Pas besoin d'aller dans les menus pour changer la sensibilité ou la balance des blancs : une pression sur le joystick vous donne un accès rapide à ces réglages et bien d'autres parmi les plus couramment sollicités


Du côté des modes

En l'absence de molette, tant avant qu'arrière, c'est au moyen du joystick situé sous l'interrupteur que l'on modifie les valeurs d'ouverture et / ou de vitesse, dans le cadre des modes manuel et priorité.

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La molette de sélection des modes comporte une position « I » pour « Iso Intelligent ». Ce mode est différent des autres de type « Iso auto » et « Haute sensibilité », qui autorisent l'appareil à adopter des sensibilités élevées dès que la vitesse d'obturation devient limite. Sur le FZ8 (comme sur les autres nouveautés Panasonic du 1er semestre), la fonction « Iso Intelligent » se déclenche cette fois non pas lorsque la lumière manque, mais lorsqu'un sujet en mouvement est détecté dans le champ de prise de vue. Elle provoque alors une montée en sensibilité (jusqu'à 1 250 Iso) pour gagner en vitesse d'obturation et ainsi le figer dans son déplacement.

Le dispositif est efficace, l'appareil faisant effectivement du gain à partir du moment où le sujet se met en mouvement, et plutôt pertinent, dans la mesure où si rien ne bouge, l'appareil reste à des niveaux de sensibilité raisonnables. On apprécie d'autant mieux ce comportement lorsque l'on sait que la montée en sensibilité (800, 1 600 Iso, etc.) a comme corollaire l'augmentation du bruit dans l'image. Si ces 1 250 Iso vous paraissaient toutefois excessifs (en raison de la trop forte présence de ces pixels colorés), sachez que vous pouvez modifier la limite maximum du mode dans les menus en préférant 400 ou 800 Iso, tout en ayant conscience que cela diminue d'autant vos chances de « geler » les mouvements. Pour ce qui est cette fois de la photographie de sujets fixes (et non plus en mouvement), montez en sensibilité et activez le stabilisateur (que vous pouvez de toute façon garder activé en permanence). On en reparle dans le paragraphe « Performances générales ».

L'icône en forme de cœur dissimule le mode dit « Simple », qui donne accès à des menus très simplifiés (ils tiennent sur une page) et à une fonction qui consiste à indiquer la présence éventuelle d'un contre-jour (Oui / Non). Avec les mode « Iso intelligent » (pour photographier en intérieur) et scène, ce réglage fait partie de la panoplie proposée par Panasonic aux débutants.

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Les débutants pourront tirer partie des modes « Iso Intelligent », « Simple » et « Scène » qui leur simplifient les réglages


Par rapport aux modèles antérieurs, deux nouveaux modes scène (ces pré-réglages destinés aux débutants) font leur entrée : « animal de compagnie » et « coucher de soleil ». On retrouve pour le reste la liste habituelle que voici : Portrait, Peau douce, Paysage, Sport, Portrait de nuit, Paysage de nuit, Panoramique, Nourriture, Réception, Bougie, Feu d'artifice, Ciel étoilé, Bébé1, Bébé2, Neige, Haute sensibilité, Plage et Photo aérienne.

Performances générales

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L'écran du FZ8 est sans l'ombre d'une hésitation le plus lumineux et le plus précis des cinq, tandis que le zoom est plutôt silencieux, fluide et assez finement dosé. Avec un zoom de forte amplitude (ici 12 x), et à plus forte raison lorsque la lumière se fait rare et que le temps de pose s'allonge (ici 1/8 seconde), photographier à main levée en bout de zoom devient une gageure. C'est pour ce type de situations que les stabilisateurs sont conçus. En déplaçant la lentille dans le sens inverse des mouvements parasites infligés par le photographe à l'appareil, en réduit l'impact sur l'image. Le système retenu par Panasonic se divise en deux modes, le « mode 1 » compensant les vibrations de manière permanente (l'image affichée à l'écran est elle-même moins sujette aux tressautements), tandis que le « mode 2 » vient supprimer les tremblements seulement au moment du déclenchement. Des deux modes, c'est celui qui se montre le plus efficace, les images qu'il a rapportées lors de notre série de clichés d'une boîte située à l'extrémité de la pièce passant très près de la netteté.

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Prise de vue à main levée sans stabilisateur suivie d'une prise de vue à main levée avec stabilisateur en « Mode 1 »...

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...puis prise de vue à main levée en « Mode 2 » et enfin sur pied (Réglages : f/3,3 - 1/8 sec - 100 Iso)


L'autre solution, pour photographier plus facilement à main levée, est de monter en sensibilité comme nous l'avons vu dans le paragraphe « Du côté des modes ». Vous le ferez soit en réglant manuellement la sensibilité au moyen du joystick, soit en sélectionnant le mode scène « haute sensibilité » qui autorise l'appareil à monter jusqu'à 3 200 Iso. Ceux qui sont gênés par la présence du bruit dans les images au-delà d'une sensibilité donnée (400 Iso par exemple), pourront préférer utiliser le flash du FZ8, sachant qu'ils peuvent le faire en lui appliquant une correction d'exposition (trois pressions sur la touche supérieure du pad pour accéder à ce réglage), de façon à rendre son utilisation plus discrète.

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Utilisez le flash dès que la lumière manque, et temporisez-le au moyen du réglage de correction d'exposition


Le FZ8 dispose de trois modes d'acquisition rapide d'image, que l'on active en pressant la touche située à l'extrémité inférieure de l'appareil :
  • H : jusqu'à 3 images par seconde à pleine résolution (5 images en 2,5 secondes lors de nos mesures).
  • L : jusqu'à 2 images par seconde à pleine résolution (5 images en 3,5 secondes lors de nos mesures).
  • Infini : environ 2 images par seconde, jusqu'à remplissage de la carte
Dans les trois cas, la mise au point est faite sur la première image et n'est ensuite pas actualisée. L'exposition et la balance des blancs sont en revanche (et ce dans les deux derniers modes) actualisées pendant toute la durée de la rafale.

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Le FZ8 enregistre des rafales illimitées au rythme de 10 images toutes les 7 secondes


Contrairement au SP-550UZ qui propose trois pré-réglages pour les ambiances lumineuses électriques, le FZ8 se contente d'un seul. Il se rattrape toutefois en permettant d'affiner visuellement la température de couleur sur deux axes de couleur, mais également en offrant la possibilité d'effectuer une mesure manuelle et enfin de conserver en mémoire deux de ces mesures (c'est utile dans les cas où l'on alterne les ambiances lumineuses - intérieur puis extérieur par exemple -, sur de courts laps de temps).

Pour aller plus loin

Si, pour une photographie macro ou de groupe, vous avez besoin d'effectuer une mise au point centrée sur une partie bien précise de la scène, changez le mode autofocus. Quittez le mode « 5 points » au profit du mode « 1 point » de façon à ne plus être gêné par les collimateurs qui se fixent tantôt sur telle partie de l'image, tantôt sur telle autre, sans vous laisser aucun contrôle sur la mise au point. En dernier recours, débrayez totalement l'autofocus au moyen de la touche AF/AF macro/MF et effectuez la mise au point en déplaçant le curseur sur la barre qui matérialise la plage focale à l'écran.

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Ce réglage vous permet de garder le bénéfice de l'autofocus tout en contrôlant avec précision l'endroit sur lequel va se faire la mise au point


Sur le chapitre de la mise au point, on notera également que le FZ8 propose une fonction de mise au point continue qui permet un déclenchement plus rapide, ainsi qu'une lampe autofocus que l'on activera en conditions de faible luminosité lorsque l'appareil passe trop de temps à faire la mise au point, ou qu'il échoue tout simplement à la faire.

On vérifiera également que Panasonic, qui s'est fait une règle de proposer les ratio 3:2 et 16:9 en plus du 4:3 qui est le ratio par défaut, n'a pas oublié de disposer ces réglages sur son FZ8. Utilisez le 3:2 si vous voulez pouvoir imprimer des 10 x 15 cm sans recadrage, et le 16:9 les sujets (les paysages par exemple) qui se prêtent à un format panoramique.

De nos cinq modèles, seuls le FZ8 et le Sony H7 sont livrés avec un pare-soleil. Pour le fixer ici, au moyen de la vis dont il dispose, il faut auparavant mettre en place un adaptateur. Cet appareil accepte également de nombreux compléments optiques parmi lesquels un convertisseur téléobjectif 1,7x, un convertisseur grand angle 0,7 x, une bonnette macro et des filtres. En revanche, et contrairement à des modèles plus avancés comme le FZ50, le FZ8 ne dispose pas de griffe lui permettant d'accueillir un flash externe.

Conclusion

Le FZ8 que Panasonic nous propose en remplacement du FZ7, apporte peu de nouveautés, si ce n'est du côté des modes avec celui dit « Iso Intelligent », dans lequel l'appareil identifie un sujet en mouvement puis réagit à cette présence en adoptant une valeur Iso élevée (400, 800 ou 1 250 Iso), de façon à le figer dans son déplacement. Ce mode, à la fois simple et efficace, est toutefois la seule concession que l'on s'accordera pour ce qui est de la montée en sensibilité. Le reste du temps, on s'abstiendra autant que possible de dépasser les 400 Iso (gare aux détails perdus au-delà), et ce même si l'appareil nous invite à adopter des sensibilités bien supérieures. Panasonic a encore (de même qu'Olympus et bien d'autres avec eux), une jolie marge de progression pour ce qui est de la gestion du bruit numérique.

Cette nouveauté (plutôt utile donc) et ces critiques mises à part, le FZ8 apparaît comme un bridge très convaincant. C'est le plus agréable pour ce qui est de la visée (l'écran est remarquablement lumineux) et de l'ergonomie des réglages (ceux accessibles depuis le joystick sont si pratiques). C'est également le seul qui a la bonne idée de nous arriver avec un pare-soleil, et sans doute celui qui dispose de la plus large gamme d'accessoires et de compléments optiques. A peu près au coude à coude avec le SP-550 UZ d'Olympus, le FZ8 se montre globalement plus performant que son rival pour ce qui est de la mise au point en faible lumière (l'un des principaux points faibles du SP-550 UZ) et du délai d'enregistrement entre deux images. Le SP-550 UZ reprend l'avantage grâce à son grand angle (28 mm contre 36 mm pour le FZ8) et son objectif puissant (18 x contre 12 x), les deux appareils étant en revanche sur un pied d'égalité pour ce qui est de la stabilisation, tous deux bénéficiant d'un système permettant de photographier plus facilement à main levée. Afin de les différencier, on peut se rapporter aux réglages, le FZ8 ne permettant pas, contrairement au SP-550 UZ, de mémoriser des paramètres ou de personnaliser une commande. En dernier lieu et à défaut de pouvoir les départager par leurs spécifications et performances, on se rabattra sur le prix (100 euros d'écart en faveur du FZ8) pour faire la différence entre ces deux modèles.

Galerie


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Panasonic Lumix DMC-FZ8

6

Les plus

  • Capable de rafales illimitées
  • Compléments optiques en option
  • La fonction « Iso Intelligent »

Les moins

  • Très plastique

0

Ergonomie8

Fonctions8

Qualité d'image7

Sony Cyber-shot DSC-H7

Sony a profité du début d'année pour renouveler ses bridges « débutants » qui viennent en remplacement des H5 et H2, laissant toujours seul en haut de la gamme son DSC-R1. Le DSC-H7, que nous testons ici, se différencie du H9 presque uniquement par l'écran. Sans s'équiper d'un zoom aussi impressionnant que celui du SP-550 UZ d'Olympus, le H7 réalise déjà un bel exploit avec un zoom 15 x équivalent à un 31 - 465 mm ! Quels sont les autres arguments dont dispose cet appareil, qui donne dès les premiers moments d'utilisation une impression de solidité et simplicité ?

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Prise en mains

Le Cyber-shot DSC-H7 est très économe en commandes externes, au point qu'aucune ne posera problème à l'utilisateur débutant. Seule leur distribution pourra éventuellement surprendre, l'interrupteur étant presque hors de portée sur la face supérieure et le zoom étant - comme sur le Kodak Z710 -, présent à l'arrière et actionnable au moyen du pouce au lieu d'être à placé l'extrémité de la poignée et à portée de l'index (ce qui est plus pratique).

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La commande de zoom est située sur l'arrière du boîtier, alors que beaucoup la chercheront à l'extrémité de la poignée


On remarque également que le DSC-H7 est dépourvu de molettes tant avant qu'arrière. En lieu et place, il dispose d'une roue crantée qui entoure le pad. Cette roue, que l'on fera tourner de la gauche vers la droite ou inversement, sera utilisée un peu plus loin dans l'article pour le choix des réglages (ouverture et vitesse, mais également sensibilité, correction d'exposition...).

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Utilisez la roue crantée pour vous placer sur le réglage à modifier. Validez votre choix au moyen de la touche centrale du pad, puis utilisez à nouveau la roue pour atteindre la valeur de votre choix


Il s'agit là d'un tour à prendre, au moyen de quelques essais et erreurs donc, le réflexe dans les premiers temps étant d'activer les fonctions disposées sur le pad telles que celle de retardateur ou encore d'appuyer par inadvertance sur la touche centrale et ainsi de modifier des réglages sans nous en rendre compte. Cependant, même si elle perturbe dans les premières heures d'utilisation, cette façon de faire séduit en ceci qu'elle nous évite d'avoir à passer par les menus pour modifier ces différentes valeurs. On note ainsi que des commandes externes en nombre réduit ne sont pas synonymes de perte d'ergonomie et de fonctions en nombre réduit.

Le H7 arrive avec un lot non négligeable d'accessoires, à savoir un pare-soleil en forme de tulipe, une télécommande et une bague adaptatrice. En l'absence de source de lumière forte, dévissez le pare-soleil puis montez-le à l'envers sur la bague en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre jusqu'à déclic. De cette façon, vous réduirez l'encombrement de l'appareil, qui passe du simple au double lorsque le pare-soleil est en place.

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Le H7 hors tension, en bout de zoom...

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... avec le pare-soleil et une fois le pare-soleil rabattu : lorsque les accessoires sont en place, l'encombrement de l'appareil est multiplié par deux


Le H7 peut donc être piloté au moyen de la télécommande infrarouge avec laquelle il est livré, le récepteur étant situé sur la face avant à gauche du flash. Cette télécommande pourra être utilisée tant pour la prise de vue que pour la lecture des images. Ainsi, en reliant l'appareil à un téléviseur, vous pourrez lancer un diaporama de vos images. En mode prise de vue cette fois, la télécommande vous permettra de déclencher et de zoomer à distance, ce qui pourra être utile dans le cas d'autoportraits ou de photographie animalière.

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Enfin, avant de songer à transporter le H7, il vous faudra fixer le capuchon d'objectif au moyen de la dragonne fournie de façon à assurer la protection de la lentille frontale très exposée sans cela.

Du côté des modes

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A défaut de molette, le changement des valeurs d'ouverture et / ou de vitesse se fera au moyen de la roue crantée évoquée plus haut. Placez-vous sur le paramètre que vous souhaitez modifier, pressez la touche centrale du pad et actionnez à nouveau la roue de façon à atteindre la valeur de votre choix. Cette roue crantée vous servira donc dans le cas des modes priorité (pour changer la vitesse ou l'ouverture) et manuel (pour changer la vitesse et l'ouverture). Si ces paramètres sont de ceux que vous ne maîtrisez pas suffisamment bien pour être à l'aise, il vous est possible de vous rabattre sur le mode Programme qui permettra à l'appareil de prendre en charge l'exposition. Dans ce mode, vous garderez toutefois la main sur les réglages « secondaires » tels que ceux de balance des blancs, de mode de mesure... Quant au mode automatique, signalé par une icône d'appareil vert, il permettra de faire face à la plupart des situations de prise de vue sans avoir à s'embarasser de réglages.

La molette de sélection des modes assez chargée accueille également de nombreux modes qui correspondent à des pré-réglages pour des situations de prise de vue très précises, à savoir :
  • Film, sensibilité élevée, portrait, prise de vue avancée sport, portrait crépuscule, paysage, sélection scène, crépuscule, plage, neige, feux d'artifice.
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Le mode appelé sélection scène permet de programmer un accès direct depuis la molette à l'un des quatre modes suivants (à choisir en fonction de celui que vous sollicitez le plus) : crépuscule, plage, neige et feux d'artifice.

Performances générales

Le zoom est à la fois relativement silencieux, réactif et finement dosé. Mais prenez garde : pour éviter les sauts dans la plage focale et parvenir à passer progressivement de 1,1 à 1,2 puis à 1,3 x et ainsi de suite, il vous faudra presser la commande avec beaucoup de mesure, sans quoi vous trouverez le zoom trop rapide.

Alors que son grand frère le H9 peut se prévaloir d'un écran de 3 pouces orientable, si précieux pour réaliser facilement des cadrages au ras du sol ou au-dessus d'une foule, le H7 doit se contenter d'un classique LCD de 2,5 indissociable du boîtier. Cet écran souffre d'un léger manque de résolution, mais plus encore d'une nette perte de lisibilité en plein soleil. Il sera judicieux de lui préférer le viseur électronique que l'on sollicitera au moyen de la touche « Finder / LCD » présente à sa droite. A la fois lumineux et précis, ce viseur permettra d'effectuer des mises au point plus précises qu'avec l'écran, en particulier en cas de mise au point manuelle. Le DSC-H7 est ainsi assez intéressant à ce titre, en ceci qu'il permet assez facilement de débrayer l'autofocus et sélectionner la distance de mise au point, toujours au moyen de la roue crantée évoquée plus haut.

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Le H7 bénéficie comme la plupart de ses congénères d'un système de stabilisation. Il fait toutefois l'impasse sur une commande, telle que celle que l'on trouve sur le Panasonic Lumix DMC-FZ8, qui aurait permis de l'activer directement depuis le boîtier. Il faudra donc passer par la touche « Menu » pour le sélectionner et opter pour l'une ou l'autre des valeurs suivantes :
  • Prise de vue : active la fonction anti-bougé lorsque le déclencheur est enfoncé à mi-course.
  • On (rafale) : la fonction anti-bougé est active en permanence (cela se ressentira sur la consommation de piles !).
  • Off : la fonction anti-bougé est désactivée.
Les différentes prises de vues que nous présentons plus bas mettent en évidence l'efficacité du mode « prise de vue » (qui est celui adopté par défaut), et sa supériorité sur le mode « On » qui stabilise l'appareil en permanence : on retombe ainsi sur les conclusions tirées de l'examen des photos prises par le Panasonic Lumix DMC-FZ8, appareil qui dispose lui aussi de ce double système de stabilisation.

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Prise de vue à main levée sans stabilisateur suivie d'une prise de vue à main levée avec stabilisateur en « Prise de vue »...

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...puis prise de vue à main levée en « Rafale » et enfin sur pied (Réglages : f/3,3 - 1/8 sec - 100 Iso)


Laissé sur ses réglages par défaut, le H7 obligera à patienter environ 1,5 seconde entre deux clichés, ce qui est insuffisant pour la capture de sujets en mouvement. Toutefois, un mode rafale est disponible pour ce type de prises de vue qui permet d'enregistrer jusqu'à 100 images lorsque le déclencheur est maintenu enfoncé, au rythme d'environ deux images par seconde.

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Le H7 peut enregistrer jusqu'à 100 photos en continu au rythme de 2 images par seconde.

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On note enfin que le H7 est assez efficace pour ce qui est de la gestion de la température de couleur avec notamment quatre pré-réglages pour les lumières électriques et une fonction de balance manuelle que vous pourrez conserver en mémoire.

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Le H7 vous permet d'effectuer simplement une balance des blancs manuelle


Pour aller plus loin

Le H7 ne vous permettra pas d'enregistrer des fichiers bruts (Raw). Les images qu'il délivre sont nécessairement au format JPEG ce qui signifie qu'elles ont déjà subit de nombreux traitements (compression, choix du point blanc...). Pour disposer des fichiers les plus qualitatifs, optez pour la résolution maximale (8 millions de pixels). Si vous préférez les ratios 3:2 (utile pour imprimer des 10 x 15 sans recadrage) ou 16:9 (intéressant pour la photo de paysage), le H7 vous permet de les adopter au prix d'une perte de résolution.

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Téléchargez ces images en pleine résolution : , et
Le H7 vous permet d'opter pour un ratio différent, le 3:2 qui se prête parfaitement à l'impression directe et le 16:9 qui permet de renouveler la photo de paysage


Les hautes résolutions que proposent aujourd'hui les constructeurs sont souvent accompagnées d'un argument qui dit qu'il est possible d'en tirer parti en recadrant généreusement dans l'image de façon à simuler l'utilisation d'un zoom plus puissant. Sans passer par cette étape de recadrage logiciel, le H7 nous propose de sélectionner un zoom dit « intelligent » qui, au prix d'une perte de résolution, permet de disposer d'un objectif d'une puissance supérieure : 18 x en 5 millions de pixels, 23 x en 3 millions de pixels ou encore 25 x en 16:9. En proposant ce système, Sony ne fait qu'emboîter le pas à Panasonic qui depuis de nombreuses années place une fonction équivalente sur toute sa gamme d'appareils. Assez astucieux, ce système peut être utilisé sans réticence, dans la mesure où son fonctionnement est très différent de celui d'un zoom numérique : ici, pas d'interpolation, mais un recadrage propre autour de la partie centrale de l'image, ce qui a pour avantage d'éliminer les bords souvent moins qualitatifs (aberrations plus fortes, piqué moindre...).

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Téléchargez ces images en pleine résolution : et

Sans avoir à passer par un recadrage logiciel, il vous est possible de tirer parti de la résolution élevée des images délivrées par le H7 pour zoomer plus avant dans l'image. Ici, à la résolution de 3 millions de pixels, la portée du zoom est passée à 23 x


Les fonctions proposées en mode lecture se repartissent en deux catégories : celles qui font gagner du temps sur le post-traitement (celles de recadrage et de redimensionnement par exemple) et celles de type « ludique ». Il en va ainsi des réglages « Couleur partielle », « Objectif Fisheye » ou encore « Filtre croisé » (ajoute un effet étoilé aux sources de lumière) qui, sans être le moins du monde indispensables, permettent de donner une seconde vie aux images et de se faire plaisir en les transformant.

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Téléchargez ces images en pleine résolution :

Profitez de ces réglages pour transformer vos photos. Les adeptes de la désaturation partielle apprécieront la simplicité de la manoeuvre, même si le taux de réussite est loin d'atteindre les 100%


Conclusion

Assez proche du Fuji S5700 pour ce qui est de la simplicité d'utilisation, le Sony H7 fait partie de ces bridges que l'on aura envie de recommander à tous. Cette recommandation s'explique par son bon niveau de performances, le H7 figurant parmi les appareils les plus rapides à la mise au point, les plus performants pour ce qui est de la photographie rapprochée et enfin les plus puissants pour ce qui est de la recherche de détails au loin.

Ses inconvénients sont plus difficiles à mettre en évidence : mis à part l'utilisation de cartes Memory Stick que l'on peut faire figurer parmi les points négatifs dans la mesure où ce choix obligera beaucoup d'utilisateurs à se rééquiper, le H7 ne souffre pas de défauts majeurs. On signalera toutefois son zoom qui, bien que très précis, demande du doigté pour être déplacé avec précision, ainsi que l'écran qui pourrait être mieux défini et plus lisible en plein soleil. Ces considérations mises à part, le H7 est un appareil qui donne vraiment satisfaction en mettant à portée de main les réglages les plus utiles au moyen d'un astucieux système de roue crantée. A fiche technique quasi-identiques, il sera possible de lui préférer le H9 sorti dans le même temps, cet appareil bénéficiant d'un écran plus large et surtout orientable. Sans égaler le Cyber-Shot DSC-R1 en terme d'ergonomie et de qualité, le H7 figure, avec les Fuji S5700 et Panasonic FZ8 qui eux aussi appartiennent à la catégorie des bridges débutants, parmi les modèles les plus convaincants.

Galerie


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..., et


Sony Cyber-Shot DSC-H7

8

Les plus

  • Viseur lumineux et précis
  • Nombreux accessoires / Mode macro à 1 cm
  • Zoom de grande amplitude

Les moins

  • Carte Memory Stick

0

Ergonomie8

Fonctions7

Qualité d'image8

Performances

Dans cette partie, nous nous sommes intéressés aux performances des appareils. De la mise sous tension, aux délais de mise au point en forte et faible luminosité à celui d'attente entre deux images, nous avons confronté les appareils aux mêmes conditions de prise de vue. Nous avons essayé de vous offrir des mesures aussi précises que possible, notamment en reproduisant à de nombreuses reprises les manipulations. Présentées sous forme de graphiques, ces mesures permettent de comparer rapidement les principales performances des appareils. L'appareil le plus rapide à la mise sous tension n'est pas nécessairement le plus rapide à la mise au point. Tous les appareils ont des points forts et faibles.

Mise sous tension (en secondes)


Ce critère de la mise sous tension n'est pas sans importance. Même si on manque plus souvent une photo parce que l'on cherchait l'appareil au fond du sac que parce qu'il a mis trop de temps à se mettre sous tension, elle est toutefois révélatrice des capacités de l'appareil. Ici, seul le Fuji S5700 fait bonne mesure en se rendant disponible à la prise de vue 1,5 seconde après la mise sous tension, cette disponibilité rapide étant sûrement à porter au crédit de son zoom optique périscopique, qui n'a pas besoin de s'extraire hors de l'appareil. Avec les autres, et en particulier le Kodak Z710, il faudra patienter 5 secondes, ce qui laisse tout à fait le temps à la scène de se modifier et de perdre l'intérêt qui nous avait conduits à vouloir la photographier.
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Mise au point en forte lumière (en secondes)


Ces appareils font globalement bonne mesure lorsqu'il s'agit de photographier en forte lumière, avec pour tous une mise au point obtenue en 0,6 seconde et moins, soit un délai qui n'est en rien un handicap. C'est le Sony Cyber-shot DSC-H7 qui offre les meilleures performances avec une mise au point en seulement 0,2 seconde.

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Mise au point en faible luminosité (en secondes)


Le Kodak Z710 créé ici la surprise en étant capable d'accrocher la mise au point en 0,5 seconde, soit plus rapidement que les autres modèles. Cette bonne performance s'explique en partie par le fait que cet appareil dispose d'un faisceau autofocus (lampe rouge ou verte qui sert de lumière d'appoint lorsque la luminosité est trop faible pour que l'appareil puisse discerner quoi que ce soit), qu'il enclenche automatiquement dans ce type de contexte sans nous laisser la désactiver. Ces faisceaux AF qui améliorent sensiblement les performances des appareils en faible luminosité, ont ceci de gênant qu'ils envoient une lumière peu discrète sur le sujet que l'on s'apprête à photographier : dans certains cas cela ne posera pas de problème (sujet statique, ambiance détendue), tandis que dans d'autres cela dérangera le sujet : essayez par exemple de photographier des joueurs de billard dans le cadre d'une compétition...

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Testés avec le faisceau AF désactivé, les autres appareils (le FZ8 et le Sony H7 mis à part, dans la mesure où ils font presque aussi bien que le Z710 de Kodak) peinent à effectuer la mise au point, en particulier le SP-550UZ d'Olympus qui a besoin de presque 2,5 secondes pour l'effectuer. Le S5700 est également à la traîne : pour ces deux appareils, pensez à activer le faisceau AF lorsque vous devez photographier en conditions de faible luminosité, vous y gagnerez en réactivité.

Délai entre deux images (en secondes)


Combien de temps après un premier déclenchement, l'appareil est-il disponible pour une seconde photo ? Hors mode rafale (généralement plus performant sur cet aspect mais que l'on n'utilisera que dans des conditions spécifiques telles que la photo de sport), ce critère à de l'importance. Il peut en effet être tentant de déclencher rapidement après une première photo, pour saisir un deuxième instant significatif ou tout simplement pour doubler la prise de vue de façon à être sûr de ramener une image nette ou bien exposée. Les S5700 de Fuji et Sony H7 sont les plus convaincants sous cet aspect, avec une disponibilité moins de deux secondes après le déclenchement (ce qui peut déjà être considéré comme long). En queue de peloton enfin, on retrouve le SP-550 UZ dont les performances à la mise au point en faible lumière n'avaient déjà rien de remarquable.

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Le face à face en images

De quoi est capable chaque appareil lorsqu'il s'agit de photographier à une faible distance du sujet, de rapporter un cliché après le coucher du soleil ? La réponse en images.

En mode macro

Lorsque l'on tente de photographier en s'approchant au plus près du sujet, on remarque que les performances des appareils sont bien différentes, certains permettant un rapprochement à 1 cm (en mode qualifié de « Super Macro »), tandis que d'autres restent à une distance de l'ordre de 10 cm du sujet. Les plus convaincants sur cette question du rapprochement sont les Sony Cyber-shot DSC-H7, Fuji S5700 et Olympus SP-550 UZ, qui tous trois permettent de s'approcher jusqu'à 1 cm du sujet en position grand angle. Les Kodak EasyShare Z710 et Panasonic Lumix DMC-FZ8 se contentent pour leur part d'un rapprochement de l'ordre de 12 cm pour le premier et 5 cm pour le second.

FujiFilm FinePix S5700 Kodak EasyShare Z710 Olympus SP-550UZ Panasonic Lumix DMC-FZ8

Sony Cyber-shot DSC-H7

Téléchargez cette image en pleine résolution :


Photo de nuit

Le S5700 de Fuji est celui dont l'image produit la plus forte impression de netteté, le bruit étant bien maîtrisé et ainsi à peine discernable dans les zones les plus foncées de l'image. Le Kodak Z710 surprend par des tons froids comparés à ceux des autres images dont la tendance est de tirer vers l'orange. Sur la photo qu'il délivre, comme sur celles produites par les S5700 et SP-550 UZ, on note la présence d'aberrations sur le pourtour des objets situés dans des zones de fort contraste lumineux. De son côté, le FZ8 produit une image dont les zones claires sont propres, tandis que les moins éclairées sont pour leur part affectées par un bruit coloré : rien de vraiment gênant toutefois, à plus forte raison si vous vous contentez d'un tirage en 10 x 15 cm. Reste le SP-550 UZ, qui de tous ces appareils est sans doute celui qui délivre l'image la plus lumineuse et la plus propre.

FujiFilm FinePix S5700 Kodak EasyShare Z710Olympus SP-550UZ Panasonic Lumix DMC-FZ8
64 Iso - f/3,5 - 1/2 sec64 Iso - f/4,4 - 1/1 sec50 Iso - f/2,8 - 2 sec100 Iso - f/5,6 - 2 sec

Sony Cyber-shot DSC-H7
100 Iso - f/2,7 - 1/2 sec


Paysage

Ces photos dites de paysage, l'une prise en position grand-angle et l'autre en position téléobjectif, sont destinées à permettre d'apprécier l'angle de champ de l'objectif et la portée du zoom. Un appareil sort du lot, et c'est sans surprise le SP-550UZ d'Olympus. La première photo nous permet de percevoir le surcroît de recul offert par son objectif grand angle (qui débute à 28 mm, contre 36 et 38 mm pour ses concurrents). La photo en bout de zoom nous permet ensuite d'apprécier la portée du zoom (un 18 x), supérieure à celle des autres modèles « qui se contentent » pour leur part d'objectifs de type 10 ou 12 x, le Sony H7 étant au-dessus de la mêlée avec son zoom 15 x. Même si la différence de portée entre l'objectif du SP-550UZ et celui des autres modèles est conséquente, il faut reconnaître qu'on a dans tous les cas les moyens d'aller chercher un détail au loin. Le cas échéant, si le zoom se montre trop limité, il reste l'option du recadrage logiciel qui permet d'agrandir artificiellement une zone de l'image.

Le second modèle qui parvient à sortir son épingle du jeu est le Sony Cyber-shot H7, dont l'objectif qui débute à 31 mm pourrait presque être qualifié de grand angle, et dont le zoom équivaut à un 31-465 mm. La portée déjà impressionnante peut à par ailleurs être accrue au prix d'une perte de résolution, pour aller jusqu'à 23 x en trois millions de pixels. Le plus gros reproche que l'on pourra adresser aux images du H7, est d'être assez marquées par la présences d'aberrations chromatiques qui entourent les objets de franges colorées.

FujiFilm FinePix S5700 Kodak EasyShare Z710Olympus SP-550UZ Panasonic Lumix DMC-FZ8
f/4 - 1/181 sec - 64 Iso - 38 mmf/4 - 1/645 sec - 64 Iso - 38 mmf/2,8 - 1/500 sec - 50 Iso - 28 mmf/2,8 - 1/1 000 sec - 100 Iso - 36 mm
f/4,9 - 1/223 sec - 64 Iso - 380 mmf/3,7 - 1/250 sec - 64 Iso - 380 mmf/4,5 - 1/160 sec - 50 Iso - 504 mmf/3,3 - 1/500 sec - 100 Iso - 432 mm

Sony Cyber-shot DSC-H7
1/800 sec - 80 Iso - 31 mm
(Télécharger l'image en pleine résolution : )
1/250 sec - 80 Iso - 465 mm
(Télécharger l'image en pleine résolution : )


Ces photos permettent également de confirmer quelques-unes des observations faites au cours de ce comparatif, comme celle au sujet de la forte saturation des images produites par le Kodak Z710.

On tourne !

Même si ce n'est pas là leur utilité première, les appareils photo numérique sont souvent sollicités pour tourner de petites séquences, en particulier lorsque l'on juge qu'une vidéo en dira plus long qu'une ou plusieurs images. Les courtes séquences que nous vous proposons sont destinées à vous aider à vous faire une idée des performances de l'appareil dans ce mode.

 FujiFilm S5700 Kodak Z710
Olympus SP-550UZ
Panasonic DMC-FZ8
Sony DSC-H7
Prise de photosNonNonNonOuiNon
Résolution640 x 480 ou 320 x 240 pixels à 30 i/s640 × 480 à 10,5 i/s ou 320 × 240 à 20 i/s640 x 480 ou 320 x 240 pixels à 30 i/s848 x 480 (16:9), 640 x 480 ou 320 x 240 pixels à 30 ou 10 i/640 x 480 à 30 ou 16 i/s
SonOuiOuiWave OuiOui
FormatAVI Motion JPegQuicktimeQuickTime Motion JPegQuickTime Motion JPegMPEG VX ou MPEG-1
Zoom actifOuiNonOuiNonOui


FujiFilm FinePix S5700

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Kodak EasyShare Z710

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Olympus SP-550 UZ

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Panasonic Lumix DMC-FZ8

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Sony Cyber-shot DSC-H7
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On monte en sensibilité !

La montée en sensibilité est une des épreuves les plus délicates pour un appareil. En effet, monter en sensibilité (c'est à dire opter pour des valeurs du type 400 Iso, 800 Iso et plus) s'accompagne inévitablement d'une apparition de "bruit numérique", c'est à dire de pixels colorés parasites disséminés dans l'image. Ce bruit qui devient plus conséquent à mesure que l'on adopte des valeurs élevées prend une apparence différente selon les appareils. Très coloré chez certains, très fin chez d'autres... les appareils sont inégaux devant le phénomène. Certains seront pénalisés pour gérer le bruit par des pixels trop nombreux sur un petit capteur, tandis que d'autres se sortiront bien de l'exercice de montée en sensibilité du fait de la qualité du traitement du signal qu'ils reçoivent. Pourquoi photographier comme nous l'avons fait, valeur après valeur, une même image ? Tout simplement pour déterminer la valeur à ne pas dépasser (400 Iso le plus souvent), pour conserver une bonne qualité d'image.

Une question viendra à l'esprit de beaucoup : pourquoi monter ainsi en sensibilité si c'est pour rapporter des clichés dont les plus fins détails sont perdus au milieu de pixels de couleur ? Tout simplement, parce que sensibilité et vitesse d'obturation sont liées et que monter en sensibilité permet de diminuer de façon inversement proportionnelle le temps de pose. Essayez. Si votre appareil annonce un temps de pose de 1 seconde à 100 Iso, adoptez la valeur de 200 Iso et ce temps de pose passera à 0,5 seconde. Passez ensuite à 400 Iso et il ne sera plus que de 0,25 seconde, vous permettant ainsi de photographier à peu près sereinement à main levée, sans redouter de bouger pendant la capture et donc de rapporter une photo floue. Magique ! Monter en Iso permet ainsi de photographier en intérieur ou dès que la lumière manque tout en bénéficiant d'un délai d'obturation raisonnable, et donc de laisser le flash là où il est. Toutefois, avant de goûter au plaisir de la photo sans flash et en haute sensibilité, il convient de savoir quelle est la sensibilité limite à ne pas dépasser (oubliez les 800 Iso si les photos sont par trop bruitées). Ce type de photo est en effet toujours un compromis avec la qualité d'image, et les images que nous proposons ici sont là pour vous aider à caractériser le bruit de l'appareil et à identifier cette limite.

FujiFilm FinePix S5700

Il est presque devenu un lieu commun de dire que les appareils FujiFilm se défendent bien mieux que les autres sur le chapitre de gestion du bruit numérique. Le S5700, qui se cantonne à des valeurs raisonnables en ne dépassant pas les 1 600 Iso, ne déroge pas à la règle. Jusqu'à 200 Iso, le bruit est bien contenu. A 400 Iso on commence à percevoir un moutonnement, à peu près cantonné aux zones les plus sombres, et qui va s'accentuant à mesure que l'on continue de monter en sensibilité jusqu'à être présent dans toute l'image à 1 600 Iso. A cette sensibilité maximale, la texture de l'image semble totalement modifiée : si ce rendu peut déplaire, il faut toutefois lui reconnaître qu'il n'élimine pas totalement les détails (les inscriptions restent quasi-lisibles) et que sa régularité permet d'obtenir une photo au rendu uniforme.

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A 64, 100 et 200 Iso...

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... puis à 400, 800 et 1 600 Iso.


Kodak EasyShare Z710

Des cinq protagonistes, le Z710 est celui qui se montre le plus raisonnable sur les niveaux de sensibilités atteignables, en ne proposant pas de valeur au-dessus de 400 Iso. Est-ce pour autant que les images qu'il produit à ces niveaux sont exploitables ? Les 64 Iso nominaux sont sans conteste la sensibilité à laquelle l'appareil donne le meilleur de lui-même. Dès 100 Iso effectivement, on commence à remarquer une altération au niveau des plus fins détails, altération qui se renforce à 200 et 400 Iso. A 400 Iso, on note toutefois que les inscriptions restent à peu près lisibles, ce qui est un bon point pour l'appareil. Le rendu est cependant assez peu agréable, moins régulier que dans le cas du Fuji S5700 et surtout plus coloré.

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A 64 et 100 Iso...

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... puis à 200 et 400 Iso.


Olympus SP-550 UZ

Les 3 200 et 5 000 Iso du SP-500 UZ, valeurs vers lesquelles la plupart des reflex eux-mêmes hésitent à aller, ne sont-ils qu'un argument marketing ? Il semblerait ! Sur les images produites par cet appareil, le bruit apparaît dès 200 Iso. A 800 Iso, si l'on s'en tient à notre critère de lisibilité des inscriptions, le SP-550 UZ semble déjà avoir atteint ses limites, nous permettant de dire que 400 Iso est sans doute la barrière à ne pas dépasser pour enregistrer une image exploitable et que 200 Iso est la valeur en deçà de laquelle il faut rester pour tirer le meilleur parti de l'appareil. Dès 1 600 Iso, l'apparence de l'image se dégrade au point que son rendu évoque celui d'une peinture plus que d'une photo. Malgré une chute de la résolution (2 048 x 1 536 pixels au lieu de 3 072 x 2 304 pixels) sensée minimiser les dégâts liés à la montée du bruit (on note toutefois que son aspect coloré disparaît effectivement), les 3 200 et 5 000 Iso ne sont pas le moins du monde exploitables, à moins de ne pas être intéressé par les détails et ne pas trouver désagréable une photo dont le rendu n'a plus rien de photographique.

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A 54, 100 et 200 Iso...

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... puis à 400, 800 et 1 600 Iso...

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... et enfin à 3 200 et 5 000 Iso.


Panasonic Lumix DMC-FZ8

Plus raisonnable que le SP-550 UZ, le FZ8 de Panasonic tente toutefois comme lui le grand écart en poussant la sensibilité jusqu'à 3 200 Iso à pleine résolution, cette dernière valeur n'étant toutefois atteignable qu'au moyen du mode scène « Haute sensibilité », qu'il faut aller débusquer dans les menus. La plupart des utilisateurs n'iront donc pas au-delà des 1 250 Iso que l'on fixe manuellement ou que l'appareil atteint en mode « Iso intelligent », et c'est tant mieux tant le rendu à 3 200 Iso est à nouveau totalement éloigné de celui d'une photo. C'est à 100 Iso que le FZ8 produit ses meilleurs clichés, un moutonnement se faisant remarquer dès 200 Iso pour se renforcer à 400 Iso. A 800 et 1 600 Iso toutefois, les détails sont à peu près préservés au point que l'on devine encore la signification des inscriptions. On note également que le bruit est peu voire pas coloré, et qu'il perd ainsi son aspect le plus déplaisant.

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A 100, 200 et 400 Iso...

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... puis à 800, 1 250 et 3 200 Iso.


Sony Cyber-shot DSC-H7

Un léger moutonnement coloré est discernable dès les plus basses sensibilités, mais jusqu'à 200 Iso l'image reste relativement propre et détaillée. Il faut attendre 400 Iso pour que ce moutonnement se fasse plus visible, sans pour autant qu'il soit touché au niveau de détail. A 800 Iso, l'effet du traitement anti-bruit devient assez visible, ce traitement emportant avec lui une partie du bruit coloré en même temps qu'une partie des détails. Le phénomène s'avère encore plus flagrant à 1 600 Iso (nul n'étant besoin de dire ce qu'il en est à 3 200 Iso). Pour limiter l'intrusion du bruit dans l'image et la perte de détails qu'occasionne le traitement de l'appareil, il faudra veiller à ne pas dépasser les 400 Iso.

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A 80, 100 et 200 Iso...

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... puis à 400, 800, 1 600...

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... et enfin 3 200 Iso.

Quels modèles tirent leur épingle du jeu ?

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Les avantages qu'il y a à acheter un bridge se résument principalement, comme nous l'avons dit en introduction, à bénéficier d'un appareil polyvalent et performant tout en gardant son autonomie à l'égard d'une marque. Comment chacun des cinq modèles regroupés dans ce comparatif tire-t-il leur épingle du jeu ?

Le FujiFilm S5700, malgré des limitations bien réelles (pas de stabilisation, un objectif qui débute à 38 mm seulement), est en quelque sorte la bonne surprise de ce comparatif. Bon marché et modeste dans ses prétentions (il reste à l'écart des courses aux Isos et aux pixels), il arrive à compenser l'absence de stabilisation par des modes astucieux qui remplissent le même but, à savoir nous permettre de photographier à main levée en basse lumière. Certes le résultat est moins propre que dans le cas d'une stabilisation optique, mais ces modes ont le mérite d'être facilement accessibles et suffisamment pertinents pour que les débutants y fassent appel. Cette voie (faciliter la prise de vue en situations limites au moyen de modes, c'est-à-dire de « concentrés » de réglages) est également celle adoptée par Panasonic avec le mode « Iso Intelligent » du FZ8, simple et efficace. Ce choix de fonctionnement rend ces deux appareils attractifs tant pour les débutants (qui pourront les utiliser les yeux fermés pour simplifier la prise de vue) que pour les utilisateurs avertis (qui en comprenant le principe et les limites de ces modes pourront les exploiter à bon escient). Le Sony DSC-H7 figure également parmi les heureuses découvertes. Simple d'utilisation comme le S5700, il offre de bonnes performances, tant au niveau de l'acquisition d'images avec une mise au point rapide et un mode rafale élevé, qu'au niveau de la plage focale, ce bridge embarquant un impressionnant zoom 15 x que l'on pourrait presque qualifier de grand angle dans la mesure où il débute à 31 mm.

Délibérément simple (le Kodak Z710) ou trop expert (l'Olympus SP-550 UZ), les deux autres bridges de notre comparatif passent à côté de cette frange d'utilisateurs « mi-amateurs / mi-avertis », qui représente pourtant une bonne partie du public des bridges. En se « spécialisant » ainsi, ils oublient presque de se démarquer des catégories voisines d'appareils, le Kodak Z710 pouvant passer pour un gros compact avancé (plusieurs modèles tels que les TZ2 et TZ3 de Panasonic offrent aujourd'hui un zoom 10 x), tandis que le SP-550 UZ va voir trop près du côté des reflex (en terme de prix notamment) pour ne pas avoir à subir la comparaison. Bien construit et effectivement polyvalent, le SP-550 UZ nous fait pourtant prendre conscience de l'un des problèmes majeurs des bridges, qui est d'être peu évolutifs. Certes un peu plus onéreux que cet appareil, un reflex entrée de gamme pourra accueillir de nombreux objectifs spécialisés (permettant notamment de mieux travailler sur la profondeur de champ) ainsi que des accessoires de type flash externe, sans compter qu'il délivrera des images plus propres (ne dépassez pas les 400 Iso avec le SP-550 UZ) et à une cadence plus soutenue. Avant d'acquérir le SP-550 UZ, posez-vous donc la question de vos besoins et de leur évolution sur les mois et les années à venir, tant il est vrai que le nivellement des prix entre bridges avancés et reflex entrée de gamme amène de plus en plus à douter de la pertinence des premiers.

L'un de ces compacts vous intéresse ? Retrouvez-le dans le :
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Comparer les prix du Kodak EasyShare Z710
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