Vidéo et PC : guide pratique

Nerces Contributeur
26 avril 2001 à 16h37
0
Développé par un italien du nom de Alberto Vigata, ce logiciel finalement assez récent a beaucoup fait parler quand, il y a peu, il a été utilisé pour mettre en évidence le relatif manque de puissance des Pentium IV. Pourquoi un tel détournement ? Tout simplement parce que la compression est très gourmande en temps processeur et encore plus quand il s'agit de compression DivX qui est l'un des atouts de FlaskMPEG. Ce petit programme est effectivement ce qui se fait de plus simple pour la création de fichiers vidéo au format DivX. Ce dernier étant très à la mode, il était donc logique qu'il en soit de même pour FlaskMpeg.

Présentation

00C8000000048177-photo-flaskmpeg.jpg
Si c'est le format DivX qui a rendu FlaskMpeg célèbre, le programme sachant faire beaucoup plus de choses, il n'est pas aisé de décider par où commencer. En fait pour résumer vraiment ce que sait faire ce logiciel il suffit de dire que c'est un re-compresseur de vidéos. En cela il peut lire quelques formats (peu) et utiliser les codecs vidéos et audios installés dans votre Windows pour en re-compresser les fichiers qu'on lui a donné à manger. Effectivement il est indispensable d'avoir installé au préalable quelques codecs audio/vidéo, sans FlaskMpeg serait limité au seul Mpeg 1, ce qui diminue d'autant son intérêt.

Avant de nous lancer dans l'aventure de l'encodage DivX, il vous faut donc ramener les codecs correspondants. Pour ceux qui l'ignoreraient encore, un codec n'est qu'une formule mathématique permettant de réduire l'espace disque occupé par la vidéo en diminuant (plus ou moins) sa qualité. Il n'est de ce fait pas surprenant de voir que le pack très complet de Kristal Studio ne dépasse que de très peu le méga-octet. Il existe une multitude de version des codecs DivX, celle qui vient d'être citée à l'avantage d'être ultra-complète et de contenir le meilleur, mais rien ne vous empêche de préférer la version officielle. Veillez toutefois dans ce cas à bien installer le "Scene Detect Patch" reconnu pour améliorer sensiblement la qualité. Une fois les codecs téléchargés et installés il ne reste plus qu'à s'attaquer à FlaskMpeg lui-même...

Une interface dépouillée...

De prime abord on ne peut qu'être étonné par la sobriété dont à fait preuve Alberto Vigata lorsqu'il a développé son logiciel. Il n'est de ce fait pas très difficile de savoir ce qu'il faut faire au départ. Comme dans tout programme Windows, on va naturellement vers le menu "fichier" dans lequel nous n'avons que deux alternatives : "ouvrir" ou "open DVD file". La première permet d'accéder directement à un fichier vidéo alors que la seconde m'oblige à une petite digression.

Les films stockés sur DVD, sont le plus souvent accompagnés de menus, de bonus et de diverses autres choses qui font leur charme. Pour des raisons techniques, les fichiers sur ce support ne font jamais plus de 2 Go. Il faut donc les relier les uns aux autres, prévoir les "embranchements" pour que l'on puisse changer de langue et permettre la gestion des menus interactif. Tout ceci se fait via des fichiers de "contrôle" dont l'extension reconnaissable est ifo. Lors du transfert d'un DVD vers le disque dur, il est tout à fait possible de transférer aussi ces .ifo afin de conserver toute l'architecture du disque sur son ordinateur. FlaskMpeg est capable de lire ces .ifo et même de les comprendre pour que nous puissions choisir la piste audio à compresser et les sous-titres à faire apparaître (facultatif).

Les réglages d'images

00C8000000048166-photo-flaskmpeg-onglet-image.jpg
Commence alors le véritable travail de recomposition de la vidéo. Le menu "options" recèle la plupart des paramètres et les premiers d'entre eux concernent le projet global. Dans cette fenêtre vous aurez accès à tout ce qui concerne la "forme" de votre vidéo. Un DVD selon qu'il est PAL (Europe) ou NTSC (Amérique du Nord, Japon) n'affiche pas les mêmes caractéristiques et c'est ici qu'il faudra faire attention à ce que FlakMpeg prenne bien en compte ces différences, en particulier en ce qui concerne le nombre d'image par seconde ("base de temps" ou "framerate") : 25 pour un film PAL et 29.97 pour un NTSC. Maintenant, votre fichier source peut très bien différer de ces deux standards, il conviendra alors de reprendre la valeur de votre vidéo (lue grâce au "Player" de FlaskMpeg).

La taille de l'image influencera directement la qualité de sortie de votre fichier mais aussi le temps de compression et la place occupée. Un DVD est en 720*576, et chacun a son idée sur la valeur à prendre pour obtenir un bon résultat. Pour ma part j'aime bien recadrer les films en 480*240 en prenant soin d'éliminer les bandes noires. Ceci se fait grâce au bouton "afficher bloc export" qui fait apparaître une nouvelle fenêtre. Cette dernière s'est bien arrangée depuis la version 0.60 de FlaskMpeg alors si vous en avez une plus ancienne, n'hésitez pas à la mettre à jour. Les options parlent d'elles-mêmes et il est possible : de découper, c'est à dire éliminer une portion de l'image (ici les bandes noires), de diminuer la taille de sortie et même, bien peu utile, de rajouter des bandes. Un affichage en temps réel nous montre les effets de nos modifications et le bouton "tout rétablir" permet de revenir aux réglages par défaut.

015E000000048175-photo-flaskmpeg-contr-le-du-bloc-export.jpg

0133000000048176-photo-flaskmpeg-t-moin-du-bloc-export.jpg

Les autres réglages de l'image parlent des options TCDi et de la structure vidéo. Le paramètre "d'auto selection" est le plus sage et donne généralement de bons résultats, surtout si vous cochez bien la reconstruction des images progressives et le désentrelacement. Ces deux options ralentissent considérablement la compression mais vous garantiront une certaine qualité.

Les autres options

Les autres onglets comportent finalement beaucoup de réglages à faire. Le son, par exemple, est très simple. Il faut juste choisir si FlaskMpeg va séparer la vidéo et le son ("Copie de flux directe"), traiter les deux ensemble ("Décoder le son") ou bien rendre le film muet ("Ne pas traiter le son"). A moins d'avoir des besoins spécifiques, c'est la deuxième option qu'il faut choisir et pour les paramètres d'échantillonnage, maintenant que la plupart des Cartes sons gèrent très bien le 48 KHz, je vous conseille de cocher "Identique à l'entrée".

00C8000000048167-photo-flaskmpeg-onglet-son.jpg
00C8000000048168-photo-flaskmpeg-onglet-post-traitement.jpg

Le post traitement permet de re-modifier le cadrage du film mais surtout de filtrer la vidéo redimensionnée. Ici pas de problème il faut choisir le "Filtrage HQ bicubique", qui prend certes plus de temps, mais fait une nette différence de qualité.

00C8000000048169-photo-flaskmpeg-onglet-fichiers.jpg
00C8000000048170-photo-flaskmpeg-onglet-g-n-ral.jpg

Les deux derniers onglets sont basiques. En effet dans "fichiers" on définit simplement la position des futurs fichiers vidéo et son (s'ils sont séparés), et dans général on peut choisir le temps de compilation pour faire un essai sur quelques images ou quelques secondes avant de "tout compiler". Il est également possible que FlaskMpeg éteigne l'ordinateur à la fin du traitement et de sauvegarder tout ces réglages afin qu'ils soient réutilisés pour un autre travail (bouton "Save" du "Profile Manager" en bas de chaque fenêtre).

Choix des compresseurs

00C8000000048171-photo-flaskmpeg-options-d-exportation-du-format.jpg
Maintenant que la plupart des réglages sont effectués, il faut encore choisir quel codec utiliser pour re-compresser la vidéo. Dans "options" il faut tout d'abord définir le format d'exportation. FlaskMpeg peut créer du MPEG ou de l'AVI, mais dans notre cas précis, la création d'un DivX, il faut bien entendu prendre le "AVI Output". Il est maintenant possible de faire une tour du côté des "options d'exportation du format". Seuls les deux boutons du coin supérieur gauche sont vraiment intéressants : ils permettent de choisir séparément les codecs audio et vidéo.

00C8000000048172-photo-flaskmpeg-format-audio.jpg
Commençons par le plus simple à savoir l'audio. Le standard largement connu Mp3, est le plus employé pour les bande-son DivX, c'est donc celui-ci qu'il faut choisir. Selon la qualité désirée trois choix s'offrent à vous le 96 kBit/s, le 128 kBit/s ou le 160 kBit/s. Toutes les autre valeurs sont bien évidemment possibles mais ces trois dernières sont les plus utilisées. Afin de faire tenir un film de 100 minutes de film sur un seul CD, il est préférable de prendre le plus petit, pour garder le plus d'espace possible pour la vidéo.

Cette dernière est de loin la plus complexe et la plus polémique à configurer. Depuis le DivX 3.2, une question ne se pose déjà plus : le choix entre Fast et Low Motion Codec. Les partisans des deux codecs faisaient valoir leurs arguments par forums interposés et il est maintenant clair que le Fast-Motion se destine aux scènes d'action, alors que le Low-Motion est parfait pour des séquences plus intimistes. Toutefois avec une diminution de la résolution comme nous l'avons fait, le Low-Motion se montre plus efficace et il faut vraiment des scènes très animées pour qu'il soit pris en défaut. Une fois ce codec choisi (ou le seul "DivX Video Codec" pour la version 3.2), il faut encore cliquer sur "configurer" pour en définir les indispensables paramètres.

00C8000000048173-photo-flaskmpeg-format-vid-o.jpg
La fenêtre qui apparaît alors est on ne peut plus simple, il est juste nécessaire d'expliquer les trois options présentes. Le contrôle de compression est censé accentué le flou de la compression mais il n'est pas évident de voir la différence, et après de nombreux essais la valeur de 75 semble donner de bons résultats. Plus important sont le nombre de Keyframes et le bitrate. Pour le premier, il s'agit de ce que l'on a expliqué pour le MPEG 1 & 2 : les images clefs. Ce sont ces images qui permettent de reconstituer l'ensemble de la scène et surtout de garder un arrêt sur image de qualité. C'est pourquoi il est communément admis que la meilleure solution est de placer ce chiffre à 1.

Enfin du bitrate dépendra directement la qualité de votre vidéo et l'espace qu'elle occupera. Pour choisir ce nombre, il est pratique d'utiliser un "bitrate calculator" qui vous donnera tout de suite la place occupé par un film en fonction des facteurs suivants : qualité audio (par exemple 96 kBit/s), bitrate vidéo et longueur du film (en minutes). Il existe de nombreux programmes de ce type, alors voici mon préféré : Vob2Mpeg (cliquez sur le nom pour le télécharger).

Pour ma part, je ne descend jamais en dessous de 700 kBit/s, sans quoi la qualité devient catastrophique, mais pour faire tenir 110 minutes sur un seul CD, on ne peut hélas monter beaucoup plus haut. Si les vidéos sont plus courtes, n'hésitez pas aller plus loin, avec toutefois un maximum à 2000 kBit/s qui correspond quasiment à de la qualité DVD.

00FA000000048174-photo-flaskmpeg-coompression-en-cours.jpg
Il ne vous reste plus qu'à démarrer le processus de compression, en cliquant sur "Exécuter..." et "Démarrer la conversion". Il faut alors être patient puisque selon la puissance de votre PC, cela peut prendre facilement jusqu'à 20 heures. Il y a de très nombreux réglages pour raccourcir cette durée mais c'est au détriment de la qualité finale... Alors à vous de voir !

Pour l'exemple, nous mettons à votre disposition quelques un de nos essais. La bande annonce d'une durée de 1'30 du film "Un Air de Famille" a servi de cobaye et nous l'avons donc encodé à différents niveaux de qualité. Vous noterez que les deux derniers formats n'ont pas encore été vus, ils le seront tout de suite après grâce au logiciel TMpeg Encoder. Vous noterez aussi que l'exemple théoriquement à 2000 kBit/s n'est finalement pas très différent de celui à 1000 kBit/s, il s'agissait d'illustrer le problème de précision du DivX. Bien que j'ai spécifié un bitrate pécis, l'encodeur n'en a fait qu'à sa tête, ce problème survient essentiellement dans les très haut bitrate.

- DivX à 500 kBit/s (dont 96 pour l'audio) - 5.7 Mo
- DivX à 1000 kBit/s (dont 96 pour l'audio) - 9.7 Mo
- DivX à 2000 kBit/s (dont 96 pour l'audio) - 10.4 Mo
- Video-CD, soit du MPEG 1 (352*288) - 15 Mo
- Super Video-CD, soit du MPEG 2 (480*576) - 17 Mo
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
0 réponses
0 utilisateurs
Suivre la discussion

Les actualités récentes les plus commentées

BMW s'intéresse de près à la charge bidirectionnelle
Il faudrait 20 ans pour bâtir une ville habitable sur Mars, d'après Elon Musk
Windows 10 : la mise à jour (1909) de novembre 2019 est là !
L'Assemblée adopte la surveillance des réseaux sociaux par l'administration fiscale
Pornhub blacklisté par PayPal, qui ne veut plus servir d’intermédiaire pour payer ses contributeurs
The Mandalorian : que vaut le premier épisode de la série TV Star Wars ?
Alain Damasio, Ken Loach... 111 assos et intellectuels se lèvent contre Amazon
Le MacBook Pro 16
Projet Nightingale : la collecte de données médicales par Google passe mal
La version 1.0 du navigateur Brave est lancée : désormais, fini de jouer avec la vie privée

Notre charte communautaire

1. Participez aux discussions

Nous encourageons chacun à exprimer ses idées sur les sujets qui l'intéressent, et à faire profiter l'ensemble de la communauté de son expertise sur un sujet particulier.

2. Partagez vos connaissances

Que vous soyez expert ou amateur passionné, partagez vos connaissances aux autres membres de la communauté pour enrichir le niveau d'expertise des articles.

3. Échangez vos idées

Donnez votre opinion en étayant votre propos et soyez ouverts aux idées des autres membres de la communauté, même si elles sont radicalement différentes des vôtres.

4. Faites preuve de tolérance

Qu'il s'agisse de rédacteurs professionnels ou amateurs, de lecteurs experts ou passionnés, vous devez faire preuve de tolérance et vous placer dans une démarche d'entraide.

5. Restez courtois

Particulièrement lorsque vous exprimez votre désaccord, critiquez les idées, pas les personnes. Évitez à tout prix les insultes, les attaques et autres jugements sur la forme des messages.

6. Publiez des messages utiles

Chaque participation a vocation à enrichir la discussion, aussi les partages d'humeurs personnelles ne doivent pas venir gêner le fil des échanges.

7. Soignez votre écriture

Utilisez la ponctuation, prohibez le langage SMS et les majuscules, relisez-vous afin de corriger un peu les fautes de frappe et de français : trop de fautes n’engagent ni à lire le message, ni à répondre à une question.

8. Respectez le cadre légal

Ne publiez pas de contenus irrespectueux, racistes, homophobes, obscènes ou faisant l'apologie de courants radicaux, qu'ils soient politiques ou religieux. N'utilisez pas plusieurs comptes utilisateurs.

9. Ne faites pas de promotion

Ne profitez pas d'une discussion pour faire la publicité d'un produit, d'un service ou même de votre site web personnel.

10. Ne plagiez pas

Exprimez uniquement vos opinions ou partagez des idées en citant vos sources.

scroll top