Pour le président Macron, l'anonymat sur Internet nuit à la démocratie

Emmanuel Macron

Emmanuel Macron s'est exprimé devant une assemblée composée de maires et s'est positionné contre l'anonymat, sous toutes ses formes. Selon lui, il faciliterait la propagation de fausses informations, en mettant toutes les paroles sur un pied d'égalité.

Vendredi dernier, à Souillac, dans le cadre du grand débat national, le président Emmanuel Macron s'est attaqué aux fake news. Pour lutter contre ce phénomène, l'État doit, d'après lui, mettre en place « une forme d'hygiène démocratique du statut de l'information ». Qui passerait par la fin de l'anonymat, en particulier sur les réseaux sociaux.


L'anonymat nuirait à la transparence de l'information

Car, pour le chef de l'État, ce statut laisserait penser que « toutes les paroles sont égales ». Alors qu'il faudrait plutôt faire davantage confiance aux propos d'experts, sur chaque sujet. Le président a résumé sa conviction de la manière suivante : « Toutes les expressions sont légitimes, mais les paroles ne se valent pas toutes. »

Conséquence de cette croyance, selon lui : aujourd'hui, « beaucoup d'informations fausses, relatives, décontextualisées circulent », ce qui entraînerait une défiance des individus envers les décideurs politiques.

Pour une meilleure transparence de l'information, Emmanuel Macron estime donc qu'il faut « aller vers une levée progressive de toute forme d'anonymat », pour identifier clairement l'origine de chaque prise de parole.

Une attaque contre la liberté d'expression ?

Cette prise de position n'est pas nouvelle pour le président de la République. Il s'était ainsi déjà exprimé contre l'anonymat en novembre dernier, mais plutôt pour lutter contre la criminalité et le terrorisme. Il semble cette fois avoir élargi son propos à tous les citoyens français.

Cette initiative ne serait toutefois pas une première dans le monde. Nos confrères de 01net mentionnent ainsi plusieurs exemples de gouvernements bannissant l'anonymat : Russie, Chine, Venezuela... Des pays souvent pointés du doigt pour un manque de liberté d'expression.

Quoi qu'il en soit, si le président Macron entend lancer un débat sur le sujet, sa conviction affirmée va à l'encontre d'un rapport des Nations Unies en 2015. Celui-ci considérait en effet le chiffrement et l'anonymat comme « nécessaires à l'exercice du droit à la liberté d'opinion et d'expression à l'ère numérique ».
Modifié le 18/12/2020 à 17h15
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