Locations illégales, taxation : louer sur Airbnb devient plus compliqué

11 mai 2016 à 15h02
0

La libre concurrence du secteur de l'Economie collaborative n'est pas forcément toujours en odeur de sainteté au sein du gouvernement. L'Etat entend plutôt l'encadrer afin de le taxer et de mieux en percevoir les fruits. C'est en tout cas la tendance actuellement à l'œuvre en ce qui concerne Airbnb, la plateforme de location de logements.

Dernière mesure en date, la Ville de Paris a publié en open data des informations relatives aux logements qui se sont mis en conformité avec la loi. Pas moins de 107 propriétaires ainsi que leurs demeures sont présentés sur un portail dédié. Ces logements ne sont pas des résidences principales et leurs propriétaires ont fait requalifier ces lieux en locaux commerciaux.

0258000007984409-photo-loft-paris-airbnb.jpg


Ce changement n'est pas anodin puisque cette modification implique qu'un propriétaire s'acquitte auprès de la municipalité d'une compensation financière. Les villes entendent ainsi récupérer une partie de la manne générée par ce secteur, tout en contrôlant l'évolution du marché.

La démarche a cependant été interprétée par certains comme une ouverture à la dénonciation. Du voisin mécontent au professionnel, il pourrait être aisé de savoir si un logement est ou non classé dans ce registre disponible en open data. Pour la Ville de Paris, l'intérêt de publier ces informations est ailleurs. Ces données doivent permettre à des start-up de réutiliser ces éléments pour créer d'autres services, éditer des outils de cartographie ou présenter des documents statistiques inhérents à Airbnb.

La limite des 120 jours par an

La France encadre désormais strictement la pratique. Un propriétaire peut louer sa résidence principale plus de 120 jours par an. S'il souhaite rendre disponible son logement pour une durée plus longue, il doit déclarer cette activité. A défaut, il risque de devoir régler une amende de 25 000 euros. Pour éviter tout problème, Airbnb collecte ainsi depuis fin 2015 la taxe de séjour.

Malgré ces cadres, les professionnels de l'hôtellerie entendent renforcer le contrôle du secteur. Des amendements sur la question sont ainsi à l'étude dans le cadre de la loi sur le numérique. Ils préconisent d'automatiser la collecte de la taxe de séjour auprès des propriétaires. Ces derniers devraient s'enregistrer en amont auprès des autorités. Ils seraient ainsi taxés directement et ne pourraient donc plus oublier de régler ce prélèvement.

A lire également
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
0
0
Partager l'article :

Les actualités récentes les plus commentées

Une taxe sur chaque connexion aux réseaux sociaux, pour remplacer la redevance TV ?
Renault accuse une perte nette de 141 millions d'euros en 2019
L'Europe s'est équipée de parcs éoliens offshore d'une capacité record de 3,6 GW en 2019
La justice allemande demande à Tesla de mettre en pause la construction de sa Gigafactory
Des températures supérieures à 20 °C enregistrées pour la première fois en Antarctique
Volkswagen et E.ON dévoilent un projet de stations de charge rapide pour véhicules électriques
Citroën devrait dévoiler une voiture électrique particulièrement abordable le 27 février
L'iPhone 11 Pro émet deux fois plus de radiations que la limite recommandée
Le Batman interprété par Robert Pattinson se dévoile en vidéo

Notre charte communautaire

1. Participez aux discussions

Nous encourageons chacun à exprimer ses idées sur les sujets qui l'intéressent, et à faire profiter l'ensemble de la communauté de son expertise sur un sujet particulier.

2. Partagez vos connaissances

Que vous soyez expert ou amateur passionné, partagez vos connaissances aux autres membres de la communauté pour enrichir le niveau d'expertise des articles.

3. Échangez vos idées

Donnez votre opinion en étayant votre propos et soyez ouverts aux idées des autres membres de la communauté, même si elles sont radicalement différentes des vôtres.

4. Faites preuve de tolérance

Qu'il s'agisse de rédacteurs professionnels ou amateurs, de lecteurs experts ou passionnés, vous devez faire preuve de tolérance et vous placer dans une démarche d'entraide.

5. Restez courtois

Particulièrement lorsque vous exprimez votre désaccord, critiquez les idées, pas les personnes. Évitez à tout prix les insultes, les attaques et autres jugements sur la forme des messages.

6. Publiez des messages utiles

Chaque participation a vocation à enrichir la discussion, aussi les partages d'humeurs personnelles ne doivent pas venir gêner le fil des échanges.

7. Soignez votre écriture

Utilisez la ponctuation, prohibez le langage SMS et les majuscules, relisez-vous afin de corriger un peu les fautes de frappe et de français : trop de fautes n’engagent ni à lire le message, ni à répondre à une question.

8. Respectez le cadre légal

Ne publiez pas de contenus irrespectueux, racistes, homophobes, obscènes ou faisant l'apologie de courants radicaux, qu'ils soient politiques ou religieux. N'utilisez pas plusieurs comptes utilisateurs.

9. Ne faites pas de promotion

Ne profitez pas d'une discussion pour faire la publicité d'un produit, d'un service ou même de votre site web personnel.

10. Ne plagiez pas

Exprimez uniquement vos opinions ou partagez des idées en citant vos sources.

scroll top