Google a corrigé, avec sa mise à jour du 16 septembre dernier, une quinzaine de défauts de son écosystème Google Home, dont des widgets trop gourmands en batterie. Les utilisateurs de Gemini sur les enceintes et écrans connectés bénéficient aussi de plusieurs correctifs, tandis que Google ouvre en accès anticipé sa maison connectée aux agents IA tiers.

Côté nouveautés, Google a lancé Home MCP en accès anticipé. Avec ce protocole de connexion entre modèles d’IA et services extérieurs, des agents tiers, dont Claude et OpenClaw, peuvent interroger les appareils de la maison et leur historique d’événements, pour savoir par exemple combien de lessives ont été lancées dans la semaine. Google a toutefois exclu certaines actions sensibles, à commencer par le déverrouillage des portes, et a prévenu que la connexion d’un agent « peut entraîner des comportements inattendus, voire indésirables ».
L’ouverture de Google Home à ChatGPT et Claude est réservée pour l’instant aux abonnés américains de Google Home Premium Advanced, comme on vous l’expliquait récemment. Pour les utilisateurs français, l’essentiel de la mise à jour est donc dans les correctifs apportés à l’assistant Gemini et à l’application Google Home.Les correctifs de Gemini pour la maison
Google vend en France depuis le 25 juin sa première enceinte conçue pour Gemini pour la maison, la Google Home Speaker, à 119 euros. Pour tout achat avant le 30 septembre, six mois d’abonnement à Google Home Premium sont offerts, avec accès au mode Live de Gemini pour des conversations vocales continues. Google a corrigé un bogue de ce mode Live à l’origine de coupures inopinées de la conversation sur certains appareils.
En France, où Gemini pour la maison est disponible en accès anticipé, les utilisateurs de l’assistant bénéficient aussi d’autres correctifs. Google a limité les questions de suivi inutiles de l'assistant et ses fins de conversation maladroites, et a rétabli le lancement des services de streaming TV sur les écrans connectés, impossible par intermittence. La lecture des playlists personnelles, parfois introuvables pour Gemini, est plus fiable. Avec la fonction de diffusion, un membre du foyer peut envoyer une annonce vocale à toutes les enceintes et à tous les écrans de la maison. Google a supprimé les messages d’erreur affichés parfois lors de ces annonces.
- Un logiciel compatible avec de nombreux appareils connectés Google
- Des outils complets associés à des commandes simples
- Une interface intuitive adaptée à tous les publics
Les correctifs de l’application Google Home
Fin octobre dernier, Google avait consacré la version 4.2 de l’application Google Home à la stabilité des flux vidéo des caméras Nest. Onze mois plus tard, l’entreprise a corrigé les widgets de l’application, dont les mises à jour en arrière-plan étaient trop gourmandes en batterie. Elles sont maintenant suspendues dès que l’écran du téléphone est éteint ou verrouillé, puis relancées au déverrouillage, au bénéfice de l’autonomie du téléphone et de celle des caméras connectées. D’après BGR, cette modification est la principale correction de la mise à jour pour la plupart des utilisateurs.
Google a aussi réglé l’affichage des vignettes des caméras et des détecteurs de fumée, grisées au retour des écrans de contrôle alors que les appareils étaient en ligne. Pour les foyers qui utilisent plusieurs comptes, le passage de l’un à l’autre est plus fiable, avec moins d’erreurs « Maison introuvable » et de préférences réinitialisées. L'entreprise a par ailleurs supprimé plusieurs blocages lors de l’appairage Wi-Fi de nouveaux appareils, ainsi qu’un plantage au démarrage de l’expérience Google Home sur Google TV. Après une alarme incendie ou de monoxyde de carbone, l’état actuel du détecteur est visible dans l'application, même une fois l’alerte terminée.
Si vous avez une caméra sous Android, vous pouvez enfin revenir sur l’onglet Favoris sans écran noir sur les vignettes du flux en direct, et faire défiler la chronologie vidéo sans blocage pendant une coupure d’enregistrement. Et si vous êtes sur iPhone, vous pouvez de nouveau passer d’un événement enregistré à la vue en direct avec le bouton « En direct », sans lecture bloquée en pause. Tous ces correctifs sont en cours de déploiement, mais Google n’a annoncé aucune date d’arrivée de Home MCP en France.
Home MCP (Model Context Protocol) est un protocole qui standardise la connexion entre un modèle d’IA et des services externes, ici l’écosystème Google Home. Concrètement, il permet à un agent IA tiers d’interroger l’état des appareils (capteurs, caméras, écrans, enceintes) et l’historique d’événements de la maison. L’intérêt est d’éviter des intégrations sur-mesure pour chaque assistant : un même “langage” de connexion peut exposer des données et des commandes de façon cohérente. En contrepartie, l’accès doit être strictement contrôlé, car plus on ouvre l’écosystème à des agents, plus on augmente la surface d’attaque et les risques d’actions non souhaitées.
Dans la domotique, on distingue souvent les actions “à faible risque” (consulter un historique, lire un état, lancer une scène non critique) des actions “à haut risque” (déverrouiller une serrure, désactiver une alarme, ouvrir un portail). Les secondes nécessitent généralement des exigences renforcées : authentification forte, confirmation explicite, journalisation et parfois présence locale. Un agent IA peut mal interpréter une instruction, être manipulé par une consigne ambiguë ou subir une compromission, ce qui rend ces actions particulièrement sensibles. Exclure ces commandes réduit les impacts possibles en cas de comportement inattendu ou indésirable.
Une mise à jour en arrière-plan correspond au fait qu’un widget rafraîchit ses données sans ouverture explicite de l’application, en déclenchant des requêtes réseau et des traitements locaux. Sur une app de maison connectée, cela peut impliquer la récupération d’états d’appareils, de vignettes caméra ou d’événements récents, parfois à intervalles fréquents. Ces réveils réguliers empêchent le téléphone d’entrer dans des modes d’économie d’énergie et sollicitent aussi le Wi‑Fi, le CPU et parfois le stockage. Suspendre ces rafraîchissements quand l’écran est éteint limite les activités “invisibles” et améliore l’autonomie, tout en réduisant la charge côté appareils et services cloud.