La Ligue de football professionnel dit avoir remporté une nouvelle bataille judiciaire contre le piratage sportif. Le tribunal judiciaire de Paris a ordonné le blocage de nombreux services de streaming illégal diffusant Ligue 1 et Ligue 2.

Alors que la nouvelle saison approche, la LFP nous apprend ce vendredi 17 juillet avoir gagné un nouveau combat contre les diffuseurs pirates. Les 8 et 9 juillet, la justice a validé des mesures fortes visant fournisseurs d'accès, VPN, DNS alternatifs et moteurs de recherche. La Ligue voulait absolument couper l'herbe sous le pied des IPTV illégales avant le coup d'envoi, prévu le 8 août pour la Ligue 2 et le 21 août pour la Ligue 1.
La LFP obtient une large victoire contre le piratage de ses contenus
Après plusieurs assignations déposées par le groupe LFP, la troisième chambre du tribunal judiciaire de Paris a tranché en faveur du foot français, avec une série de jugements tous favorables à la Ligue de football professionnel. Les injonctions concernent non seulement les fournisseurs d'accès à internet, mais aussi les services VPN, les résolveurs DNS et les CDN alternatifs, technologies qui permettent habituellement de contourner les blocages, ainsi que les moteurs de recherche, sommés de déréférencer les contenus qui diffusent illégalement la Ligue 1, la Ligue 2 et le Trophée des Champions.
Ces décisions ne resteront pas lettre morte bien longtemps. Elles entreront en vigueur dès le coup d'envoi de la saison 2026/2027, soit le 8 août pour la Ligue 2 BKT, puis le 21 août pour la Ligue 1 McDonald's, qui débutera au CEPAC Vélodrome, avec le match OM / Strasbourg. Autrement dit, les amateurs de flux gratuits ont tout intérêt à revoir leurs habitudes avant que le ballon ne roule à nouveau.
Vers un blocage automatique, en temps réel, sous l'œil de l'ARCOM
Autre nouveauté, la LFP n'aura bientôt définitivement plus besoin de repasser devant un juge à chaque nouveau site pirate détecté. Sous la supervision de l'ARCOM, le gendarme français de l'audiovisuel et du numérique, elle pourra désormais faire bloquer et déréférencer directement les nouvelles plateformes illégales qui surgiront en cours de saison. La justice ouvre également la voie à un premier blocage d'adresses IP, en ciblant frontalement l'infrastructure technique des services IPTV clandestins.
Ces mesures de blocage IP en temps réel, via un processus automatisé, devraient bientôt voir le jour, d'ailleurs toujours sous le contrôle de l'ARCOM. Une manière de fermer la porte aussi vite qu'elle s'ouvre, que ce soit pour les pirates ou les spectateurs, à l'heure où le développement des IPTV illégales menace durablement le financement du sport professionnel, qui accuse le coup avec des droits TV en berne, qui provoque le mal au crane de tous les présidents des championnats.