Vous pensiez que FaceTime était un outil sans aucun risque ? Même Apple alerte sur certains usages qui peuvent être faits de l'application d'appels vidéo. En cause, des escroqueries qui tombent à la pelle.

Les escroqueries utilisant FaceTime se multiplient, ciblant les propriétaires d’iPhone pour soutirer des informations bancaires ou vider leurs comptes. Apple a récemment mis en garde les utilisateurs contre ces pratiques frauduleuses, qui exploitent la crédibilité des appels vidéo pour tromper leurs victimes.
FaceTime, un outil "inoffensif" détourné par des escrocs
Lancé en 2010 sur l’iPhone 4, FaceTime était initialement réservé aux appels en Wi-Fi. Avec les mises à jour successives d’iOS, la fonction s’est étendue : appels en données mobiles (2012), appels audio (2013), conversations de groupe (2018) et ouverture aux utilisateurs Android et Windows via un lien web (2021).
Aujourd’hui, cette accessibilité en fait un vecteur privilégié pour les fraudeurs. Ces derniers usurpent l’identité de banques, de services techniques, d’agents gouvernementaux ou même de partenaires amoureux.
Des méthodes variées
Diverses méthodes d'escroqueries existent, les plus communes étant les arnaques financières. La victime reçoit un SMS signalant une activité suspecte sur son compte. Un numéro est fourni pour joindre un prétendu conseiller, qui propose de basculer sur FaceTime pour "vérifier" les informations.

- Un écran plus grand et enfin en 120 Hz
- La luminosité irrésistible de l'écran
- Excellentes performances
Sous prétexte de sécuriser le compte, la victime est incitée à partager son écran, à saisir ses codes bancaires ou à effectuer des virements vers des comptes contrôlés par les escrocs. Selon la FTC (régulateur américain), ces fraudes figurent parmi les plus efficaces pour détourner des fonds.
Le support technique frauduleux est également une technique utilisée. Son fonctionnement ? Un message alerte l’utilisateur d’un problème sur son appareil. Lors de l’appel FaceTime qui suit, le faux technicien demande à accéder à l’écran pour "corriger" des paramètres, ce qui lui permet de récupérer identifiants et mots de passe.
On y retrouve également des usurpations d’autorité. Les escrocs se font passer pour des policiers ou des agents du FBI, exhibant de faux insignes ou uniformes en vidéo pour intimider leurs cibles et exiger des paiements immédiats.
Enfin, un grand classique, les arnaques sentimentales. Une relation virtuelle est établie via FaceTime, souvent sur plusieurs semaines ou mois. Une fois la confiance installée, le fraudeur invente des urgences (frais médicaux, réparations, rapatriement,…) pour réclamer de l’argent, poussant parfois la victime à contracter des emprunts.
Comment s'en protéger ?
Apple et la FTC rappellent des règles de base :
- Ne jamais partager son écran avec un interlocuteur non sollicité.
- Ne communiquer aucun mot de passe ou code bancaire lors d’un appel FaceTime, même si l’appelant prétend représenter une institution légitime.
- Raccrocher immédiatement en cas de pression pour agir dans l’urgence (transfert de fonds, « protection » de comptes, etc.)
- Vérifier systématiquement les coordonnées en contactant l’organisme concerné (banque, Apple, administration) via son site officiel, et non via les numéros fournis par l’appelant.
Les autorités insistent, les entreprises et administrations ne demandent jamais de données sensibles par appel non sollicité, qu’il s’agisse de FaceTime, de SMS ou d'appels classiques.